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les Jacobing, même l'Assembl!e Nacionale. On die aussi qu'il subjuguera les spectacles qui contribueront à ramener le public à son opi. niin, c'est à dire à une Concre. Révolution mitigée. Ce ne sont là que des craintes ou des fanfaronades.

Les Monarchistes accusent les Jacobins d'a. voir fait venir à Paris les brigands d'Avignon. Ils ont en conséquence fait distribuer à la main un placard qui commence ainsi : Fran. çois, je vous dénonce les sociétés des Jacobins. Ils en veulent à la vie de votre roi. Ils ont appellé les brigands d'Avignon ; ils marquent leurs victimes , & les maisons que les scélérats de Jacobins leur indiquent, &c.

A ces horreurs, les mécontens ajoutent qu'outre le nombre d'assignats fixé par les décrets, on en a fabriqué beaucoup d'autres pour les opérations secrecies de la Révolution; mais ceux mêmes qui sont occupés à ce travail, déposent qu'il y a impossibilité, quand même les préposés seroient tous des coquins. le plus grand danger est dans la fabrication des faux assignats, & l'on continue d'assurer qu'on s'en occupe en pays étranger.

Dernieremenr, un particulier au service d'une Dame, lui avoit vole des bijoux, un étui d'or & un portrait d'homme. La maîtresse & le voleur sonç confrontés, & les juges demandent à ce dernier s'il reconnoît le portrait ;. a Oui, dit-il, c'est le portrait de M. B*** qui entretien Madame » & celle-ci de rougir, Interrogé ensuite s'il connoit la fenme de chainbre de cette Dame : « Je la con. nois pour une C.... qui suit l'exemple de la maicreffe.

Une autre femme entretenue vient de se pendre à la porte. On a trouvé sur la cable

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ces mots écrits : Vous me quittez pour une du. tre femme , & je meurs pour vous. La justice a fait ouvrir la porte de cette femme par un serrurier , caporal dans la Garde Parisienne. Ce, lui-ci, la vue de ce trifte spectacle , s'eft trouvé mali, & il est mort au bout de trois jours. La femme a été inhumée comme si eile étoit morte naturellement ; elle appartenoit i de bons bourgeois qui ont resueilli sa success fion, riche en mobilier.

Bien différence des deux femmes dont on vient de parler , une Dame, Dominguoise agée de 19, ans ,,a fait plus que la chatte Lu crece. Cette derniere nt. se poignarda qu'a: près avoir éprouvé la brutalité de Tarquin; au contraire, Mme. Bayou se défendant con. He 6. ou: 7 Negres, parvint à arracher le poignard, du plus entreprenant , & se donna la mort pour ne pas éprouver la puissance de ces malheureux.

Le feu a pris dernierement, rue des Arcis,

l'enseigne du singe verd, par la négligence de la fille de la maison qui lisoit dans son lite De prompts secours n'ont pas empêché le feu de faire quelques progrès, & le dommage est évalué à plus de 100 mille livresi On a trouvé dans les cendres un porte-feuil. le contenant 90 mille, livres en asignarsa dont la couverture seule a été brûlée tous les affignats, étoient intacts...

Quoique St. - Barbe n'ait pas inventé la poudre, les canonniers en ont bralé quelques: congeaux, en, fon honneur. Quand, donc Ourwira-t-on les yeux, sur les instigateuss. & les fondateurs de ces cérémonies ridicules ?! Et qu'a: de commun, SE- Barbe, avec les faudres, de la. guerre,, Si les braves artilleurs, veulent fe créer. ane fête , qu'elle fois au moins analogue

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ta profession qu'ils exercent. Qu'ils célebrent par exemple, l'anniversaire de la naissance oui de la mort d'un Vilpacoux ,, d'un Gribeauval &c. C'est dans ces commémorations , qu'un orateur rappelleroit à ses camarades les' talens , les belles actions des officiers & sole dars d'artillerie qui se sont distingués dans les Sieges & combats. Cela vaudroit mieux qu'un sermon sur Ste.-Barbe, qui n'est d'aucune ins. Huction

pour les enfans de Mars. On nous a donné les crimes des rois de Fran. ge., Maintenant, il paroir un ouvrage du mê me genre in itulé les crimes des reines, de Fran

depuis le: commencement de la morarchie. Des livres de cette espece. sont peu.propres à ramener la paix..

Les prétendus Amis du roi , sont assez embarassés depuis. que. le coi a accepté la Constio. turion : ils cherchent un autre titre hipocrice, pour masquer leur sentiment secret. Les uns veulent s'intituler les amis de la royauté.; d'au. tres levant le masque proposen les titres d'A.. mis des princes ; d'Amis de Monsieur ; d'A mis d'un autre, roi. L'un d'eux. vouloic parier. que.,, dans, un, mois ,, Monsieur seroit courone. né à Metz, M. d'Artois à Lyon , &. un in fant d'Efpagne à Perpignan. U vouloit donner la Corse à la Ruffie & Marseille à. la. Suedea. Il distribuoit la France comme. César les Provinces Romaines. Il prédisoit que tout seroit: executé.le 6, Janvier 1792, & il appelloit cela le gateau des rois.. Le corps d'un pareil pro... phere. eft. digne de servir de gature aux vau:NOUVELLES; DEB S. DÉPARTEMEN S..

Les citoyens de Strasbourg eurent, le 277 Novembre la satisfaction d'affifter à la presa usion du fermento civique de MM. Dereses ja

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ci-devane professeur de l'université de Bonn ; Dorsch , ci-devant chanoine & professeur à Mayence , & Schwind , ci-devani profeffeur en l'université de Treves; ce sont trois, sçavans du premier merite, avantageusement connus dans nute l'Allemagne. Le discours prononcé par M. Dorsch a inspiré le plus grand intérêc à cous ceux dont l'esprit est suscepribe d'inftru&iou, & dont le cæur est ouvert à ce defir-fi naturel de la liberté. On étoit atten. dri jusque aux larmes de voir trois hommes célebres quitter leurs emplois, leur patrie leurs amis, pour venir s'incorporer a cele nation frere & libre.

Le Moniteur, No. 338 rapporte une lettre écrite de Porent u, par M. Girardot, émigré, telle qu'elle a é.é lue le 22 Novembre, à Sé. mur, département de la Côte d'Or , par M. Renard à qui elle étoit adressée. En voici le

« Mon cher ami , la guerre est indispenfable , attendu que, non comme les Volontaires qui ont donné plusieurs fermens , nous n'en prêtons qu'un seul , que l'innocence op. primée, l'amour de noire roi , & de notre patrie nous dicent, qui est de vaincre ou de mourir».

« Des gazertes démocrates font courir le bruit que les princes sont dans la disette ; c'est un mensonge aussi absurde que de croire que l'em. pereur ne prendra point de part à nos affai. res, & il est auffi certain qu'il s'y intéresse ra, qu'il est sûr que le prince de Condé commande 16 mille Heffois, &25 mille émigrés qui sont à la solde du roi d'Espagne ; ils recoivent encore des sommes immenses du roi de Naples & de la reine de Portugal, ainsi que de l'impératrice de Ruffie, cerce immortelle

contenu.

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ainsi que

piscelle qui a réclamé le traité de Texel & qui en a demandé l'exéculioä

ce qui lui a éié accordé: traité par lequel elle a la per mission de faire passer les troupes sur le terri. toire d'Alleinagne ; & elles sont en marche pour appuyer l'éclat de la justice & tâcher de relever la France »,

« On vient de lever le camp d'Etrenheim ; on rapproche toutes les troupes; 6 mille chevaux de remonte doivent arriver le premier Décembre, ainsi que les cuirassiers autrichiens qui font en marche pour venir camper à Pro rentru, d'où je pars à l'instant pour Bale , & de là à Worms, à ce que je crois. Mille choses de ma pars á rous mes amis, de MM. Palquier freres, & MM. Bretagne fils , qui se joignent à moi. J'arrends de toi cette grace, comme l'amitié de faire part de ceci à quelqu'un qui seroit dans la résolution bien prise de venir. Nous avons 30 fals par jour & sommes payés très exactement; la compagnie de Bourgogne est la plus belle , la mieux pro:égée des princes , & sur laquelle ils fondent une grande espérance. Adieu. L'heure de la pofte me presie, je suis pour la vie, ton ami G...! ».

«P. $. La route pour venir fans passe-port & sans crainie d'écre arrêté, eft de passer pas Dijon, Besançon, Baume-les Dames , Clerval , Pont-de Rouede, Porentru, Bâle, &c. -« Çeux qui n'auroient pas le

moyen

d'aller plus loin que Porentru, ce qui seroit une dépense de io écus au plus, trouveront des fonds néceffaires pour se rendre à leur deftination en s'adressant à l'hôtel du Soleil d'or , chez M. Notru, qui donnera toutes choses nécesfaires ».

« N. B. Nous obseryons que MM, Bretagne,

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