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& la Porte ottomane. Le prince de Gallitzin, les senateurs & autres grands officiers se rendirent à Notre-Dame de Calan, où l'évêque de Smolensko officia pontificalement, affitté de tout le clergé. Après l'office divin, on y lut un manifeste par lequel l'impératrice déclare qu'elle supprime toutes les taxes quelconques qui avoient été établies

pour les frais de la guerre. Cette le&ture fut suivie d'un Te Deum, qui fut chanté au son de toutes les cloches, au bruit du canon & de la mousqueterie. On rendit également des actions de graces dans toutes les autres églises. De retour au palais, le prince de Galliizin reçut les complimens de la principale noblelle. Il y eut un festin de 150 couverts, & des illuminations dans toute la ville.

SU E D E.

STOCKHOLM (le 2 Août. Le roi, qui n'a fait usage des bains froids de Loka que pendant s jours , partit dès le 24 du mois dernier , pour se rendre à Eckolmlund.

Il paroic une ordonnance du roi, par laquelle il est enjoint à tous les pobies, barons & com. tes de ce royaume de représenter leurs diplomes à la chancellerie, de déposer dans la caiffe de l'ordre équestre les fomines auxquelles ces différentes dignités ont été taxées ; ceux qui dans le

une année n'auront point rempli ces formalités seront déclarés déchus de leurs citres & privileges. Plusieurs familles titrées ont poussé très loin leur négligence à cet égard; il y en a même qui ayant été en anoblies sous le regne du roi Fréderic, ne se font point encore conformées aux réglemens. On peut juger du, vuide que cette inexactitude occasionne dans la caisse de l'ordre équestre, puisque la taxe pour le seul titre de bacon eft de 6 mille écus , monnoie de cuivre.

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La récolte des foins est en général plus que médiocre dans ce royaume, & n'a rapporté que le tiers des années précédentes ; ce qu'on attribue à la grande sécheresse, qui continue encore. Il n'en est pas de même des grains , qui font de la plus belle apparence, & dédommageront amplement le cultivateur de ses travaux.

Il est arrivé à Elfeneur le 23 du mois dernier, un navire chargé de 50 lafts de seigle pour Amfterdam, venant d'une des quatre villes de commerce nouvellement fondées en Finlande : on remarque que c'est la premiere exportation de cette province à l'étranger,

La sociéré patriotique n'a reçu que deux mémoi. res insuffisans sur ce sujet : Jusqu'à quel point la culture des prairies est-elle nécessaire , & ne feroitil pas plus avantageur de nourrir les befiiaux avec des grains ? Cette question appartient à la haute économie. Lorsque les meilleurs agronomes ont recommandé les prairies artificielles, qu'ils regardent comme une des causes principales de la prospérité de l'agriculture de divers pays, ils ne les ont considérées qu'en rapport avec les prés & les pâturages naturels. Le rapport sous lequel la société prélente aujourd'hui les prairies en général, n'eit pas moins important. Il est à propos de se rappeler que la Chine, & ce pays peut être cité en fait d'agriculture, n'a point de prairies. Le grain n'est-il pas une nourriture plus saine & plus substantielle que le fourrage ? Ces considérarions doivent entrer dans la balance des deux genres de culture.

Le Sr. George Setron, riche marchand d'Upsal, fut surpris dans son cabinet le 13 de ce mois, par un personnage qui, en lui faisant beaucoup de révérences & d'excuses, lui mit le pistolet sur la gorge, & le força de signer une lettre de change de 20 mille dahlers, monnoie d'argent. Ce né.

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gociant vient de faire publier cet incident dans nos gazettes, avec priere de ne pas faire honneur à cette traite. L'inconnu n'a pas encore été découvert, & on ignore s'il a fait acquitter fa lettre.

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DA NE MARC K.

COPENHAGUE ( le 5 Aoûr.) Le gouvernement vient de prolonger jusqu'au dernier Octobre prochain la permission de faire circuler les pieces d'un fou qui ont été proscrites au mois de Mai dernier.

L'escadre russe , commandée par le contre-amiral Basballe, qui avoit éré retenue dans cette rade par les vents contraires, en est enfin partie le 25 du mois dernier , pour se rendre à Pétersbourg

On a trouvé dernierement près de Hundrop, en Fionie (isle de Funen ), dans les montagnes appellées Nonnenberg , quelques pieces antiques d'argenterie qui, sans être bien précieuses , prouvent au moins que très-anciennement il y avoit dans ces environs d'habiles ouvriers en orfévrerie. Ces pieces consistent dans un fragment d'urne ou de quelqu'autre vafe travaillé avec beaucoup d'art, & un braffelet ovale d'une certaine épail. seur & largeur, qui est gravé, & dont les extrémités sont unies par un næud.

Le Sr. de Carhen, commandant de Cronenbourg, est parvenu à tirer de l'ortie du fil , dont il a fait faire de la toile. . L'ille de Langeland a beaucoup souffert de la grêle qui y eft tombée le 30 Juin dernier , & dont les grains étoient de la grosseur d'une noix; c'est une espece de phénomene dans cette isle, où l'on connoit à-peine la grêle.

Nous avons éprouvé ici des châleurs excelliyes vers la fin du mois dernier. Le thermomê.

tre de Réaumur étoit monté à 25 degrés; ce qui n'étoit pas arrivé depuis 1769.

POLOGN E. WARSOVIE ( le 2 Août. ) Le roi a conféré au Sr. Joseph Brzesky la charge de fous - pannetier de Stenczycz , vacanie par la démission du Sr. André Paprocki. S. M. continue de prendre les bains à Usadow.

Le baron de Stackelberg développa le 28 du mois dernier, son nouveau caractere d'ambassadeur de l'impératrice de Russie ; il fit ce jourlà son entrée publique en cette capitale, & fut conduit à l'audience du roi , à qui il remit ses lectres de créance. On sçait à présent que les apo pointemens annuels de ce ministre lont de 40 mille roubles ; qu'il en a 20 mille pour sa table , & que la souveraine lui a accordé une gratification de 50 mille roubles.

Le 30, le marquis de Juigné , maréchal de camp au service de S. M. T. Chr., & son envoyé extraordinaire à la cour de Russie, eur l'honneur d'être présenté au roi; le 31 , ce ministre se mir en route pour Moscou.

La commission nommée par la république dans la derniere diete , pour dresser l'état des derres nationales , & pour aviser aux moyens de les liquider, a non-seulement reconnu le décret de la diete de 1768, qui assure aux princes Xavier & Charles de Saxe une pention annuelle de 12000 florins à chacun; mais elle a aussi rangé ces penfions parmi les dettes de la premiere claffe ; elles seront payées depuis l'année 1768; ce qui forme un objet de 168000 florins pour les 7 années d'arrérages. Le trésor de la couronne en paiera deux tiers , & celui de Lithuanie le reste.

Les fonds pour la liquidation des dettes de la premiere classe ont été déterminés par un nouveau décret du II de ce mois, où l'on a indiqué

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les Tources d'où se tireront les sommes nécer. faires. Il sera retenu de chaque dette le bome. denier pour les appointemens & les récompenses des officiers de la commission.

Les diétines de députation ont terminé leurs séances avec tranquillité en Podolie & en Volhinie ; ce qu'on attribue à la présence des troue pes russes qui s'y étoient rendues à cette occafion. Les diétines économiques vont s'y tenir inceffamment, pour s'occuper des arrangemens à prendre pour la perception la moins onéreuse des nouveaux impôts. On assure que plus de 500 officiers ruffes qui font agregés au corps de la noblesse polonoise, fe disposent à prendre séance dans ces affemblées , qui ne se termineront pas fans de vives contestations. Ces deux provinces ont déjà publié de violens manifestes contre les nouveaux impôts. Elles у

réclament leurs anciens privileges , qui ont été violés par la confédération de Varsovie ; elles le plaignent surtout de la taxe fur les cheminées , qui n'est

pas dans une juste proportion avec celles qui font établies dans les autres provinces du royaume, Les raisons alléguées pour la diminution de ce nouvel impôr, sont la différence du produit des terres de la Podolie & de la Volhinie, & surtout les dévastations & les calamités que ces deux provinces ont éprouvées pendant la derniere guerre. Les troupes russes ont, sans doute , pour objet d'empêcher l'émigration des paysans de Po. dolie , qui, à la nouvelle de la taxe sur les chea minées, avoient résolu, ainsi qu'on l'a déjà dit, de se retirer dans la Nouvelle-Servie , plutôt que de s'y soumettre.

Il semble qu'on air le projet de rechercher aujourd'hui le prince Poninski fur l'exercice de

la charge de inaréchal done il étoit revêru. Le conseil permanent lui ayant fait de nander pour

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