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droits , & repren froit son rang pour les pros inotions miiraires.

Le même comité a fait renvoyer au pouvoir exécutif une pétition de la ville de Lyon qui manifeste le delir de ne pas avoir une garnia son de troupes de ligne.

Les citoyens de Versailles joignent leurs voix à celles de la majeure partie des dépar. remens, pour féliciter l'Assemblée de son déa crec fur les émigrés. Le but de ces adresses est de persuader que le roi n'a pas

bien nu i'opinion publique , quand il lui a refusé sa fanion.

M. Vaublanc, président de la députation envoyée au roi, a rendu compte de la mission. Le roi a paru répondre avec joie au væu de PAlieimblée Nationale pour la dispersion des attroupemens qui se font depuis li longiems au delà du Rhin. Il a dit « que l'Assemblée pouvoir compter sur tous les soins pour faire respecter la France au dehors, & pour main. tenir l'ordre au dedans.

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Le nouveau ministre de l'intérieur , M. Cahier (de Gerville), a écrit à l'Assemblée pour l'assurer, qu'honoré de la confiance du roi, il porteroit dans les fondions le même zele le même courage qu'il a développés depuis le 12 Juillet_1780 , qu'il est actaché à la Coma mune de Paris. Il finie pas dire qu'il ne gara dera sa place qu'autant qu'il pourra s'y livrer 3 fon zele pour la Constitution.

La séance n'a rien présenté que les le&ures de décrers dont la discussion a été ajournée , & l'introduction à la barre des colons', déi putés de Saint Domingue.

Leurs premiers mois ont éïé des assurances de fidélité, d'attachement, d'inviolablé à la mé. tropole.

Quant aux faits , ils sont atroces : les Ne. gres révoltés ont commis d'affreuses barbaries. Le cadavre d'un enfant blanc, porté au bout d'une pique , étoit l'étendart auquel il se rale lioient. Iis ont égorgé, fait périr dans les fupplices un grand nombre de Blancs ; ils ont scié entre deux planches le procureur de l'habitation Galiffet ; ils brûlent leurs blessés, mettent les femmes & les vieillards en tête de leur armée. Ils ont pris & violé un grand nombre de femme blanches que M. Blanchelande a délivrées , & par lesquelles on a sçu que les rebelles, au nombre d'environ 100 mille avoient une discipline severe, & qui, punissant de mort la désobéiffance, à fait péfir aucant de Negres que les armes des colon's.

Un fait a surtout révolté l'Assemblé Nationale, a excité un fiémissement , & fi nous pou.

nous servir de ce mot un trepignement d'indignation, c'est la läche "acrocité la barbare cupidité des Espagnols , qui pour trois portugaises, c'est-à-dire environ 132 liv. de nostre inonnoie, livroient aux Noirs les Blancs qui fe réfugioient dans la partie Espa: gnole.

Deux cenis sucreries & 1260 caffeteries environ font incendiées. La perte est évaluée à 600 millions, & les Blancs qui ont péri font au nombre de 1000.

L'orateur a accusé de ces malheurs une philosophie qu'il a appellé fausse, & qui, pour

nom à ses secateurs, & sous le prétexte de l'humanité, a causé, dit-il, tous les maux de Saint · Domingue. Il a parlé de l'effet d'un discours de M. Monneron, de l'adresse de M. l'abbé Grégoire qui disais qubientót le soleil n'éclaireroit plus que ! kemmes libres. Il a rappelle la phrasec.

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M. Robespierre, périssent les colonies plutôt que de consacrer la violation d'un principe !

Il a justifié la colonie du reproche de vouloir le livrer à l'Anglererre, & rappelle le ķerment fait au sein de leurs maux par les colons de tourner vers la France leurs derniers regards. Il a fini par dire qu'il étoit aujourd'hui prouvé que les amis des Noirs avoient eu une grande influence sur les troubles de la colonie, & par demander foreté, prote&ion & fecours.

M. le président les leur a promis au nom de la loi , & leur a annoncé qu'on s'étoit déjà occupé avec empressement de voler à leur aide. : On a demandé l'impression du discours, que M. Bazire traitoit de libelle, en s'opposant à la motion. M. Briffot a repris en disant : Je demande l'impression, moi.

M. Le Montey, élu vice-président, a pris le fautenil , & l'impression a été ordonnée avec le renvoi au comité colonial.

POU V OIRE XÉCU T I F. Le roi a disposé du département des affaires étrangères en faveur de M, Defeffart qui est remplacé dans le ministere de l'intérieur par M. Cahier de Gerville. Lorsqu'il fut presente le 29 au roi : Vous vous chargo7, Monsteur, lui a dit le monarqué, d'une táche bien difficile. On ale fure que M. Cabier de Gerville a répondu : Sire, il n'est rien d'impossible à un ministre populaire auprès d'un roi patriote.

Sa Maj. s'occupant de la formation de fa maison, les officiers fupérieurs dont elle a fait choix font les fuivans, Comrian dand' en chif. M. Briffic.

INFANTERIE. Commandant's M. Pont

pbbé. Adjudant général.' M. d'Arrily.

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CAVALERIE. DET
Commandant. M. d Hervilly.
Adjudant-général. M. Guibert.
Commissaire des guerres. M. , Demé;

INFANTER I E.
Colonels. MM.Chanterenne, d'Alençon Cappy.

Lieutenans-colonels... MM. Precy, Monile. zun', Falgueret, Bois-Deffe , Charleval.

CAVALERIE. Colonels. MM. Garsault, Edouard du Mars guerye & Bourgin.

Lieutenans Colonels. MM. Jumillac, d'Andouins, de Léhélec, de Parazal, du Pluvie & de Chavagnes.

On connoitra les principes d'après lesquels le roi veut composer fa nouvelle maison, par la lettre suivante, écrite d'après les ordres de S. Maj. par M. Deleifart, ministre de l'interieur & adressée aux 83 départemeas, sous la date du 26 Novembre.

« Le roi, MM., étant actuellement occupé de la formation de la garde , & voulant en choisir les individus parmi tous les citoyens du royaume,' ma chargé de vous demander des instrucións !ur ceux de votre département qui seroiene propres à y erre employés. Je vous invite donc à me faire paffer, dans le moindre délai posible, la liste de trois sujets dont vous croirez pouvoir garantir la probi. té, les mæurs, l'attachement à la Constiru, tion & à la personne du roi. S. Maj. , ne pouvant recueillir autour d'elle toutes les in.. formations qui lui : étoient nécessaires cru ne pouvoir mieux s'adresser qu'à vous pour les lui procurer. C'est avec plaisir, qu'elle ai faili cetre occasion de vous donner une preu. ve de confiance ; je ne doute pas , MM. que vous ne mettiez tous, yos soins à la justi,

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« Quoique les qualités morales doivent el. fentiellement diriger votre choix

vous sen. tirez, MM. s que la nature du service de la maison militaire du roi exige que les sujets, que vous lui présenterez n'aient pas moins de 20 ans ni plus de 30. Il est nécessaire qu'ils aient servi dans les troupes de ligne , ou dans la Garde Nationale, conformément aux décrets, & il convient qu'ils soient d'une taille & d'une figure distinguées ».

Dans la lectre que le même ministre a écrite , pour le même objet au département de Paris, il est dit : « Quant au départemens de Paris, s. Maj. a pensé que le grand nombre de citoyens qui composent la Garde Nationale & le zele qu'elle n'a cessé de montrer pour le maintien de la Constitution & de la tranquillité publique, nécessitoient une autre proportion. S. Maj., en conséquence, m'a char gé de vous faire connoître qu'elle admettroic dans la garde deux citoyens volontaires par bataillon de la Garde Nationale de Paris. Vous voudrez donc bien, MM,, faire procéder au choix des deux citoyens volontaires par batailloni, & m'en envoyer la liste. S. Maj. n'a: pas cru pouvoir mieux faire que de s'adresser à vous pour ce choix, & vous serez sûrement empreflés de justifier cette marque particua liere de confiance du roi ».

Le ministre de la guerre a aussi écrit la lettre circulaire suivante, datée du 25 Novembre, à tous les colonels de l'armée.

« Le roi', Mi, étant occupé de composer sa maison militaire , & voulant donner à l'armée une marque de la bienveillance , en tirant de tous les régimens , des hommes qui , par leur respect pour les loix & pour le service de l'E. tar, aient mérité ce témoignage particulies

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