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I

ORGANISATION DU CONGRÈS

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ORGANISATION DU CONGRÈS.

Les membres du 5me Congrès international pharmaceutique qui furent réunis, à Londres, en 1881, eurent à désigner, dans leur séance du mercredi, 3 août 1881, la ville dans laquelle serait tenu le 6me Congrès international pharmaceutique.

M. Carteighe, après avoir émis l'avis qu'il était indispensable, avant de se séparer, d'indiquer le lieu de la prochaine réunion internationale, fit connaître à l'assemblée que le président de l'Association pharmaceutique de l'Amérique, par l'organe de M. Schinn, de Philadelphie, invitait officiellement les membres du Congrès à tenir leurs prochaines assises aux Etats-Unis. « Cette proposition,» ajouta M. Carteighe, « a été examinée par » le bureau et celui-ci estime qu'il serait difficile d'ac>>cepter cette cordiale invitation; il pense que le Con» grès devrait choisir une ville plus accessible, telle >> que Bruxelles, Rome ou Genève, de préférence à une » cité des Etats-Unis. Après délibération, le bureau a » décidé de vous recommander Bruxelles et de fixer la » réunion du prochain Congrès dans trois ans. »

Le président, le D' Redwood, présenta cette motion et elle fut acceptée par des applaudissements unanimes; « Tho Brussels », tel fut le cri qui s'éleva de toutes parts de l'assemblée.

Les pharmaciens belges présents firent de timides. objections sur ce choix, ils n'osèrent assumer la responsabilité de cette charge, mais ils durent céder devant le nombre; ils craignaient surtout de ne pouvoir offrir aux

étrangers des fêtes et des distractions semblables à celles auxquelles ils assistaient à Londres.

Ce fut le 5 novembre 1882, après la réception du compte-rendu du 5° Congrès pharmaceutique de Londres, que le bureau de l'Association générale pharmaceutique de Belgique se décida à faire part à ses membres de la résolution prise à Londres. Il fit appel au concours de tous les pharmaciens belges » pour préparer aux représentants de la science, qui se » rendraient à Bruxelles, une réception digne du renom » de pays hospitalier dont jouit la Belgique ».

Cette révélation fut accueillie, en ce moment, avec de grandes appréhensions, les craintes furent telles que l'on examina la possibilité de transmettre l'organisation de ce Congrès à une Association pharmaceutique d'un Etat plus important que la Belgique.

Les préoccupations et les hésitations qui s'étaient fait jour au sein de l'Association générale pharmaceutique de Belgique, indiquée tout naturellement pour procéder à l'organisation du 6o Congrès pharmaceutique, jetèrent dans des inquiétudes motivées un grand nombre de sociétés de pharmacie étrangères. Celles-ci craignaient de ne pas avoir de Congrès en 1884 et leurs craintes. se firent jour dans des journaux scientifiques, tels que le Pharmaceutische Zeitung, le Chemist and Druggist, etc.

Ces publications reprochèrent, aux pharmaciens belges, leur pusillanimité et les engagèrent fortement à se conformer aux décisions prises à Londres.

L'Association pharmaceutique de Belgique, en présence des opinions émises à l'étranger, se trouvait dans l'obligation de prendre une décision. En séance du 26 septembre 1883, elle décida, en principe, la réunion du Congrès, mais elle ajourna toute démarche ultérieure à la réception d'une réponse à une lettre que le bureau adressa à M. le Ministre de l'intérieur, pour lui demander l'appui moral et financier du gouvernement.

Presqu'en même temps, M. Ant. von Waldheim, dans une lettre adressée à M. le professeur N. Gille, membre de la commission internationale de la pharmacopée universelle, fit connaître qu'il était impossible de terminer ce travail pour un Congrès en 1884, et déclara qu'il ne pourrait être prêt qu'en 1885.

Cette déclaration mit fin aux préoccupations de l'Association générale pharmaceutique de Belgique. Comme le principal but du Congrès était l'examen du projet de la pharmacopée universelle et que cette œuvre ne pouvait être prête, il ne pouvait plus être question de réunion en 1884.

Une nouvelle question se présenta à cette époque; les pharmaciens belges se demandèrent s'il n'incombait point à la commission internationale de la pharmacopée de se charger de convoquer les pharmaciens en Congrès international, puisqu'elle seule connaissait le moment propice de la discussion?

Les tergiversations qui s'étaient fait jour, en 1882, reprirent et se prolongèrent jusqu'au 16 novembre 1884. Ce jour, l'Association générale pharmaceutique était réunie en assemblée plénière. On venait d'apprendre qu'une société s'était formée et organiserait en 1885, à Anvers, une exposition universelle.

M. Vande Vyvere fit part de ces faits à l'assemblée et, après un discours exposé dans un langage convaincu, il sut entraîner les pharmaciens belges à s'occuper sérieusement, et sans désemparer, de l'organistion du 6 Congrès international pharmaceutique.

Séance tenante, l'assemblée arrêta qu'une commission spéciale serait chargée de préparer le Congrès et elle désigna, pour faire partie de cette commission, les membres du bureau de l'Association; elle autorisa ceux-ci à se compléter par l'adjonction de tels autres délégués qu'ils jugeraient utiles, dans l'intérêt de l'œuvre, et leur donna pour mission de convoquer tous les pharmaciens

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