Page images
PDF
EPUB
[ocr errors][ocr errors][ocr errors]
[ocr errors][merged small]

81

some gron

Du Registre des Refolutions de Leurs Hautes
Puiffances &c.

521

Du Dimanche le 27. Juillet 1710.

19.9

3 201

1

1

es Sieurs de Randwick & autres Députez de Leurs Hautes Puiffances pour les Affaires étrangères, en confequence & en conformité de la Réfolution Commifforiale du 23. de ce mois, ayant conferé avec les Miniftres des Hauts-Alliez, fur le contenu de la Lettre des Sieurs le Maréchal d'Huxelles & l'Abbé de Poli gnac, écrite de Gertruydenberg le 20. du courant, au Sieur Confeiller Penfionnaire Heinfius; laquelle Lettre fervoit de réponse à ce que les Sieurs Bays & Vander Duffen leur avoient propofé dans la derniere Conférence, & qui avoit été le fujet de la Négociation; & ayant exa miné & concerté enfemble les mesures qu'on doit prendre, & ce qu'il convient de faire à l'avenir fur cette affaire, ont fait leur Raport a l'Affemble, & om dit.

21

23

Que lefdits: Srs. Miniftres & eux De
E 2

pus

[ocr errors]

putez avoient témoigné en général un très-fenfible deplaifir, de ce que les Ennemis rompant les Négociations qu'on avoit reprifes pour parvenir à une Paix fo lide & générale, on voyoit par là les efpérances qu'on avoit conçues desdites Négociations s'évanouir, & cette Paix, fi ardemment defirée par les Hauts-Alliez, éloignée. Mais confiderant qu'on ne peut parvenir à la Paix que lorsque les Ennemis y voudront concourir, & que cette volonté eft dans la réalité auffi éloignée de leur intention, qu'elle paroît fincere & effective dans leurs paroles; ils croyent qu'il ne reste plus du côté de l'Etat & des Alliez, que d'aquiefcer à la rupture, en fe repofant fur l'affurance qu'ils ont euxmêmes, que comme leurs intentions ont toûjours été droites, & p'ont jamais eu pour but que d'avancer une bonne & folide Paix, & d'y parvenir, s'il eût héré poffible aucune perfonne impartiale & équitable ne pourra leur imputer la rupture de la Négociation & la continuation de la Guerre. Gar quoi que ladite Let are, remplie d'infinuations artificieuses & d'expreffions odieufcs, ne foit érite &ne tende à d'autre but qu'à rejetter fur ta

les

lès Alliez la rupture de la Négociation, & la continuation de la Guerre comme s'ils demandoient des chofes nouvelles, injustes, & impoffibles dans l'exécution; néanmoins tout cela ne change point le fond de la chofe en elle-même, & il n'en est pas moins clair que cette rupture doît beaucoup plûtôt être attribuée aux Ennemis; puis qu'ils fe départent des fondemens fur lefquels la Négociation a été commencée, & qu'ils font leurs efforts pour rendre l'Article capital, favoir la Reftitution de l'Espagne & des Indes, illufoire dans fon éxécution.

[ocr errors]

Que pour démontrer cette verité, il faut confiderer, qu'il y a long-temps, lorfque les Ennemis demandérent d'entrer en Conférence, & de traiter de la Paix, on n'a pas voulû ni pû y consentir du côté des Alliez, à moins qu'avant toutes chofes on ne convint de certains Articles, qui fuffent le fondement de la Négociation dans laquelle on devoit entrer, pour parvenir à une Paix folide & - générale. Le premier & le principal de -ices Articles fut la Reftitution de l'Elpa gne & des Indes au Roi Charles III. Et cet Article fût accordé par la France, même

[ocr errors]

!

même avant que le Sieur Rouillé &ele Sieur Marquis de Torci vinffent dans le Païs & ainfi avant qu'on fût convenu des Préliminaires, par lesquels cette Reftirution eft confirmée avec plus d'éten→ due, & de nouveau promise & ftipulée. Par conséquent, perfonne ne peut trouver étrange qu'on infifte de la part des -Alliez fur un point capital comme celuici, pour lequel on a commencé & continué jufques à prefent la Guerre ; ni que les Alliez prétendent d'avoir une entiere fûreté à l'égard d'une chofe de fi haute im

portance.

ver

Que les Hauts-Alliez croyant ne troucette fûreté que dans Article XXXVII. des Préliminaires, & le Roi T. C. n'ayant pas jugé à propos d'ap prouver les Préliminaires, à cause de ce XXXVII. Article feul; cet Article eft devenu le fujet de la Négociation que les Ennemis viennent de rompre, laquelle avoit été proposée pour chercher un moyen équivalent, par lequel les Alliez trou◄ vaffent la même tûreté qui leur étoit don•née par le XXXVII. Article des Prélimi anaires,

[ocr errors]

Que dans la premiére Conférence te-
Quë

nue à Gertruydenberg, entre les Srs. le Maréchal d'Huxelles & l'Abbé de Polignac d'une part, & les Srs. Buys & vander Duffen de l'autre, ces derniers avoient fait voir, que les propofitions qu'on avoit faites jufques alors, de donner aux Alliez des Villes d'ôtages aux Pais-Bas, pour leur tenir lieu de la fûreté qu'ils croyoient trouver dans le XXXVI. Article des Préliminaires, n'étoient point acceptables: Parce que par là les Alliez fe trou veroient engagez dans une Guerre parti culiere & incertaine avec PEspagne, pen 0 dant que la France de fon côté jouiroit de la Paix Et qu'on ne pouvoit pas avec raifon exiger d'eux, qu'ils demeuraffent engagez dans une Guerre fujette à toute forte d'incidens, & qui même leur feroit courir tifque de ne recouvrer jamais l'E pagne & les Indes, mais que la Paix des voit être générale. 1 o antiam cogins. I -i-Les-Sieurs Plenipotentiaires de France en parurent & convaincus, que dans cette premiére Conference & dans toutes les autres qui fuivirent, ils propoferent; Que "puisqu'ils voyoient bien que les Alliez ne voutoient qu'une Paix générale, & qui procuTas la Reftitutión de PEßpagne & des Indes,

P

31

dont

[ocr errors]
« PreviousContinue »