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RÉIMPRESSION

DE

L'ANCIEN MONITEUR.

TOME TREIZIÈME.

PARIS. TYPOGRAPHIE DE HENRI PLON,

IMPRIMEUR DE L'EMPRRBUR,

Rue Garancière, 8.

RÉIMPRESSION

DE

L'ANCIEN MONITEUR

SEULE HISTOIRE AUTHENTIQUE ET INALTÉRÉE

DE LA

RÉVOLUTION FRANÇAISE

DEPUIS LA RÉUNION DES ÉTATS-GÉNÉRAUX JUSQU'AU CONSULAT

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ÉDITION ORNÉE DE VIGNETTES, REPRODUCTION DES GRAVURES DU TEMPS.

Qu'il est utile, d Athéniens, qu'il est bon d'avoir des
archives publiques! Là, les écrits restent fixes et ne
varient pas selon le caprice de l'opinion.

Dise. d'ESCHINE contre Ctesiphon.

TOME TREIZIÈME.

ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE.

PARIS.

HENRI PLON, IMPRIMEUR-ÉDITEUR,

RUE GARANCIÈRE, 8.
1862

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On mande de Campbell-Town, ville dans le comté d'Argyle, que plus de 500 personnes sont sorties de Kentyre depuis la Pentecôte dernière, pour aller chercher de l'ouvrage dans les manufactures de coton établies à Glascow, Paisley et autres lieux voisins. La petite ile de Canna, l'une des Hébrides occidentales, est absolument déserte; les habitants, au nombre de plus de 400, se sont rendus, à l'aide d'un vaisseau, à Clyde, pour chercher de l'occupation dans le plat pays. Ce sont les bêtes qui chassent les hommes, forcés d'abandonner leurs chétives possessions anx troupeaux de deux particuliers qui ont loué l'ile pour y faire des nourritures de bestiaux.

L'Amérique va s'enrichir aux dépens de l'Écosse d'une grande quantité de famille de Lissmore, de Juray, d'Islay, etc quis'embarquent au nombre de plus de 3,000 personnes. L'Irlande est parfaitemant tranquille en ce moment. PRUSSE.

OU

PAYS-BAS. De Bruxelles, le 24 juin. Les Valaques, ou plutôt ces hommes des bois dont l'aspect sauvage effraie ici tous les enfants, vont se rendre à l'armée; ils sont partis au nombre de 800. Un bataillon du régiment de ligne les remplacera. Cette ville se réjouit d'être délivrée de ces horribles soldats ils sont accoutumés au pillage et au meurtre. On n'entendait parler que de vols faits publiquement et en plein jour. On n'en a pas puni un seul. D'ailleurs, il eût été au moins inutile de se plaindre. -- Rien ne transpire des opérations de l'armée, quoiqu'on expédie trés-fréquemment des estafettes.

Armée française. Extrait d'une lettre de Menin, du 27 juin à midi.

-

De Berlin, le 18 juin.-- La pharmacie de campagne, le grand hôpital, la boulangerie, ete, sont en route pour Coblentz. Le comte de Schulembourg, ministre d'état, M. Charles Lameth colportait hier cette lettre dans prendra aussi ce chemin, le 7 du mois prochain. Le rol-par-tous les régiments qui sont sous ses ordres, et on la faisait tira, dit-on, le 10. -- On fait toujours passer beaucoup designer par un officier, un sous-officier de chaque grade farine en Hollande, pour l'approvisionnement de l'armée. et un cavalier. Dans le 3° régiment de cavalerie, ci-devant Le général Schliefen a donné sa démission; il va passer Commissaire - Général, personne n'a voulu la signer, ni le reste de ses jours dans ses terres de Hesse. officiers, ni autres. On ne l'a pas proposé aux dragons, qui, à coup sûr, ne la signeraient pas. Il n'y avait encore que le 8, le 10 et le 13 régiment de cavalerie parmi lesquels on cut pu trouver quelques signataires; et cela n'empêche pas que ces régiments ne soient bons patriotes. On s'occupe de faire écrire de pareilles lettres dans l'infanterie. Ces fails viennent de bonne part.

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MUNICIPALITÉ DE PARIS.

Citoyens, on veut, à quelque prix que ce soit, semer la division parmi vous, et allumer le flambeau de la guerre civile. On cherche à vous agiter, à vous porter à des mouvements désordonnés, pour avoir le prétexte de vous calomnier et l'occasion de verser le sang. Nous sommes instruits qu'on vous prêche de faire tomber les murs du château, comme vous avez fait tomber ceux de la Bastille. Nous sommes instruits que des hommes affreux préparent cette pétition incendiaire; qu'ils la colportent dans les environs des sociétés populaires, pour faire croire qu'elle est l'ouvrage de ces sociétés; qu ils ont même forcé un citoyen d'y apposer sa signature, et que ce citoyen, pour se soustraire à leur persécution, a donné un nom emprunté.

Certes, vous avez en horreur de pareils excès! Dénoncez les coupables auteurs de ces sanglantes manœuvres ; livrez-les vous-mêmes entre les mains de vos magistrats. Il est bien important de connaitre enfin les véritables instigateurs de toutes ces perfidies.

Citoyens, vos magistrats vous recommandent la paix, l'union et la fraternité.

2 Série.

Tome IV.

LE MONITEUR UNIVERSEL.

Quatrième année de la Liberté.

Les administrateurs au département de police.
PERRON, VIGUIER, SERGENT, PANIS.

De Paris, le 30 juin.-M. DELAFLOTTE a été présenté hier au roi et à la famille royale, en qualité de résident des villes anséatiques de Hambourg, Lubeck et Bremen.

On apprend de Londres que le ministre d'Angleterre à la porte ottomane a fait passer à la compagnie des Indes des nouvelles de Madras, du 29 février, qui rapportent une action sanglante dans laquelle l'armée du lord Cornwallis a battu complètement les Indiens.

Copie de la lettre qu'on fait circuler dans l'armée du Nord.

«La lecture qui a été faite au 13 régiment de cavalerie, de la proclamation du roi, a saisi ce régiment de la plus vive indignation. Il rétère le serment de sa fidélité à la ́nation, à la loi et au roi, et de ne jamais agir que d'après lui, et non d'après les insinuations perfides des factieux. Il supplie M. le maréchal de vouloir bien faire connaître à l'Assemblee législative et au roi les sentiments dont cet attentat l'a pénétré, et son respect pour les autorités cons

titudes.

N. B. Comme la conduite de M. Lafayette donne de l'importance à tout ce qui vient de lui, nous croyons devoir insérer cette lettre, que nous avions négligée, et qu'il faut joindre à celle de ce général à l'Assemblée nationale. Lettre de M. Lafayette au roi.

Au camp retranché de Maubeuge, le 16 juin 1792, Pan IV de la liberté.

SIRE,

J'AI l'honneur d'envoyer à votre majesté la copie d'une lettre à l'Assemblée nationale, où elle retrouvera l'expression des sentiments qui ont animé ma vie entière. Le roi sait avec quelle ardeur, avec quelle constance j'ai de tout temps été dévoué à la cause de la liberté, aux principes de l'humanité, de l'égalité, de la justice. Il sait que toujours je fus l'adversaire des factions, l'ennemi de la licence, et que jamais aucune puissance que je pensais être illégitime ne fut reconnue par moi : il connait mon dévoùment à son autorité constitutionnelle, et mon attachement à sa personne. Voilà, Sire, quelles ont été les bases de ma lettre à l'Assemblée nationale; voilà quelles seront celles de ma conduite envers ma patrie et votre majesté, au milieu des orages que tant de combinaisons hostiles ou factieuses attirent à l'envi sur nous.

Il ne m'appartient pas, Sire, de donner à mes opinions, à mes démarches, une plus haute importance que ne doivent avoir les actes isolés d'un simple citoyen; ma's l'expression de mes pensées fut toujours un droit, et, dans cette occasion, devient un devoir; et, quoique je l'eusse rempli plus tôt, si ma voix, au lieu de se faire entendre au milieu d'un camp, avait du partir du fond de la retraite à laquelle les dangers de ma patrie m'ont arraché, je ne pense point qu'aucune fonction publique, aucune considération personnelle me dispensent d'exercer ce devoir d'un citoyen, ce droit d'un homme libre.

Persistez, Sire, fort de l'autorité que la volonté nationale vous a déléguée, dans la généreuse résolution de défendre ies principes constitutionnels contre tous leurs ennemis : que cette résolution, soutenue par tous les actes de votre vie privée, comme par un exercice ferme et complet du pouvoir royal, devienne le gage de l'harmonie qui, surtout dans les moments de crise, ne peut manquer de s'établir entre les représentants élus du peuple et son représentant

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