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RÉIMPRESSION

DE

L'ANCIEN MONITEUR.

TOME TREIZIÈME.

PARIS. TYPOGRAPHIE DE HENRI PLON,

IMPRIMEUR DE L'EMPRRBUR,

Rue Garancière, 8.

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ÉDITION ORNÉE DE VIGNETTES, REPRODUCTION DES GRAVURES DU TEMPS.

Qu'il est utile, O Athéniens, qu'il est bon d'avoir des
archives publiques! Là, les écrits restent fixes et de
varient pas selon le caprice de l'opinion.

Dise. Eschine contre Cidsiphon.

TOME TREIZIÈME.

ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE.

co

PARIS.

HENRI PLON, IMPRIMEUR-ÉDITEUR,

RUE GARANCIÈRE, 8.

1862

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POLITIQUE.

Les administraleurs au département de police ,

Perrox, VIGUIER , SERGENT, Paris. ÉCOSSE.

De Paris, le 30 juin.-M. DELAFLOTTE a été présenie On mande de Campbell-Town , ville dans le comte d'Ar- hier au roi et à la famille royale, en qualité de resident des gyle, que plus de 500 personnes sont sorties de Kentyre

villes anséatiques de llambourg, Lubeck et Bremen. depuis la Pentecole dernière , pour aller chercher de l'ou

On apprend de Londres que le minisire d'Angleterre à la vrage dans les manufactures de colon établies a Glascow, porte ottomane a fait passer à la compagnie des Indes des Paisley et autres lieux voisins. La petite ile de Canna , nouvelles de Madras, du 29 février , qui rapportent une l'une des Hebrides occidentales , est absolument déserte ; action sanglante dans laquelle l'armée du lors' Cornwallis les habitants , au nombre de plus de 400 , se sont rendus ,

a baltu complèlement les Indiens. à l'aide d'un vaisseau , à Clydo , pour chercher de l'occupation dans le plat pays. Ce sont les beles qui chassent les Copie de la lettre qu'on fail circuler dans l'armée hommes, forcés d'abandonner leurs chétives possessions

du Nord. any troupeaux de deux particuliers qui ont louo l'ile pour

« La lecture qui a été faite au 136 régiment de cavalerie, y faire des nourritures de bestiaux.

de la proclamation du roi , a saisi ce régiment de la plus L'Amérique va s'enrichir aux dépens de l'Écosse d'une

vive indignation. Il rétore le serment de sa fidelite à la nagrande quantité de famille de Lissmore, de Juray, d’Islay, tion , à la loi et au roi, et de ne jamais agir que d'après els qui s'embarquent au nombre de plus de 3,000 personnes.

lui, et non d'après les insinuations perfides des facticus. L'Irlande est parfaitemont tranquille en ce moment.

'll supplie M. le maréchal de vouloir bien faire connaitre à PRUSSE.

l'Assemblée législative et au roi les sentiments dont cet alDe Berlin, le 18 juin.-- La pharmacie de campagne, le

teptat l'a pénétre, et son respect pour les autorités cons

tituces,» grand hopital , la boulangerie, etc , sont en route pour Coblentz. -- Le comte de Schulembourg , ministre d'etal , M. Charles Lameth colportait hier celle letire dans prendra aussi ce chemin, le 7 du mois prochain. Le roi par-. tous les régiments qui sont sous ses ordres, et on la faisait lira, dit-on , le 10. -- On fait toujours passer beaucoup de signert pár un oflicier, un sous-ollicier de chaque grade farine en Hollande, pour l'approvisionnement de l'armée. et un cavalier. Dans le 3e régiment de cavalerie , ci-devant -- Le général Schliefen a donné sa démission; il va passer Commissaire - Général, personne n'a voulu la signer, ni le reste de ses jours dans ses terres de Hesse.

oficiers, ni autres. On ne l'a pas proposé aux dragons, qui, PAYS-BAS.

à coup sur , no la signeraient pas. Il n'y avait encore que le De Bruxelles, le 24 juin. - Les Valaques, 01 plutse 8, le 10° et le 13e régiment de cavalerie parmi lesquels ces hommes des bois dont l'aspect sauvage effraie icí sous

on cut pu trouver quelques signataires ; el cela n'empêche les enfants, vont se rendre à l'armée ; ils sont partis an

pas que ces regiments ne soient bons patriotes. On s'occupe nombre de 800. Un bataillon du régiment de ligne les rem

de faire écriro de pareilles lettres dans l'infanterie. placera. Celle ville se réjouit d'etre délivrée de ces horribles

Ces fails viennent de bonne parl. soldats : ils sont accouiumés ay pillage et au meurtre. On N. B. Comme la conduite de M. Lafayette donne de n'entendait parler que de vols faits publiquement et en l'importance à tout ce qui vient de lui, nous croyons devoir plein jour. On n'en a pas puni un seul. D'ailleurs, il eut été insérer cette lettre, que nous avions négligée , et qu'il faut au moins inutile de se plaindre. · Rien ne transpire des joindre à celle de ce général à l'Assemblée nationale. opérations de l'armée , quoiqu'on expédie trés-fréquem

Lellre de N. Lafayette au roi. ment des estafettes. Armée française. Extrait d'une lettre de Menin,

Au camp potranché de Maubeuge , le 16

juin 1792, i'an IV de la liberté. du 27 juin à midi. Ce matin nos troupes ont attaqué un avant-poste de l'en

J'ai l'honneur d'envoyer votre majesté la copie d'une nemi, entre Haörlebeck et Courtray. Nous avons cu 20 hommes tués ou blessés par des canons chargés à mitrailles.-- lettre à l'Assemblée nationale, où elle retrouvera l'expresL'ennemi parait toujours occupé à rétablir les ports d'Haër

sion des sentiments qui ont anime ma vie entière. Lo roi lebeck que nous avons détruits. Jusqu'à présent ses efforts

sait avec quelle ardeur, avec quelle constance j'ai de tout onl elt inutiles.

lamps été dévoue à la cause de la liberté, aux principes de Signé ALSTANDAR BEACHADNAIS.

l'humanite, de l'égalité, de la justice. Il sait que toujours P. S. Le général Duchatelet conserve toute sa gaité au

je fus l'adversaire des factions, l'ennemi de la licence, et milieu de ses souffrances; il a passé une nuit plus tranquille que jamais aucune puissance que je pensais etre illégique les précédentes. La suppuration commence à s'établir.

time ne fut reconnue par moi : il conna't mon dévoimene

à son autorito constitut onnelle, et mon attachement à sa 11 a peu de fièvre. On le transporte à Lille ce soir.

personne. Vola, Sire, quelles ont été les bases de ma FRANCE.

leure à l'Assemblée nationale; voilà quelles seront celles de

ma conduite envers ma patrie et votre majesté, au milieu MUNICIPALITÉ DE PARIS.

des orages que tant de combinaisons hostiles ou factieuses

attirent à l'envi sur nous. mer la division parmi vous, ei allumer flambeau de la Il ne m'appartient pas, Sire, de donner à mes opinions, guerre civile. On cherche à vous agiter , à vous porter à à mes démarches, une plus baule importance que ne des mouvements désordonnés, pour avoir le pretexte de doivent avoir les actes isolés d'un simple citoyen; ma's vous calomnier et l'occasion de verser le sang. Nous som- l'expression de mes pensées fut toujours un droii , et, dans mes instruits qu'on vous préche de faire tomber les murs cette occasion, devient un devoir; cl, quoique je l'eusse du château, comme vous avez fail tomber ceur de la Bas- rempli plus toi, si ma voix, au lieu de se faire entendre tille. Nous sommes instruits que des hommes affreux pre- au milieu d'un camp, avait du partir du fond de la relraite parent cette pétition incendiaire ; qu'ils la colportent dans à laquelle les dangers de ma patrie m'ont arrachio, je ne les environs des sociétés populaires , pour faire croire pense point qu'aucune fonction publique, aucune consiqu'elle est l'ouvrage de ces sociétés; qu ils ont memo forcé un deration personnelle me dispensent d'exercer ce devoir d'un citoyen d'y apposer sa signalure, et que ce citoyen , pour se citoyen, ce droit d'un homme libre. soustraire à leur persécution, a donné un nom emprunté. Persisler , Sire, fort de l'autorite que la volonté nationale

Certes, vous avez en horreur de pareils excés ! Décon- vous a déléguée, dans la généreuse résolution de défendre cez les coupables auteurs de ces sanglantes maneuvres ; les principes constitutionnels contre tous leurs ennemis : livrez-les vous-memes entre les mains de vos magistrats. Il que cette résolution, soutenue par tous les acres de votre est bien important de connaitre enfin les véritables insti- vie privée, comme par un exercice ferme et complet du gateurs de toutes ces perfidies.

pouvoir royal, devienne le gage de l'harmonie qui, surtout Citoyens , vos magistrals vous recommandent la paix , dans les moments de crise, ne peut manquer de s'établir l'union et la fraternité.

entre les représentants clus du peuple et son représentant Sirie, - Tome Il'.

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SIRE,

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