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dans le mépris.

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héréditaire. C'est dans cette résolution, Sire, quo sont, osent encore parler d'honneur. Ce nom magique, avec pour la patrie , pour vous, la gloire et le salut. La, vous lequel op éblouissait la tourbe imbecille , et qui ne signiirouverez les amis de la liberis, tous les bons français, bait ordinairement qu'une illusion mise à la place de la rangés autour de votro trono , pour le défendre contre les vertu, est employé dans le même instant oà ces hommes complots des rebelles et les entreprises des factieux. Et passent à l'ennemi, avec les gratifications reçues pour leur moi, Sire, qui dans leur honorable baino ai trouve la equipago, el mème en emporlant le pret de leurs soldats.

Voilà les làches. récompense do ma perseverante opposition, je la meriterai loujours par mon zele a servir la cause à laquelle ma vie Il auront un même sort avec ceur qu'emporte la venentière est devouée , et par ma fidélité au serment que j'ai geance de l'orgueil irrite, ou la seduction d'aveugles prête à la nation, à la loi et au roi.

préjugés : vainement révoltés contre la majorité d'une Tels sont, Sire, les sentiments inaltérables dont je joins nation qui sera maitresse , par cela seol qu'ello veul l'etre; ici l'hommage à celui de mon respect.

indifferents a la personne du roi, qu'ils n'envisagent que Signé, LAFAYBTTB. comme un moyen de servir et de consacrer leur intérêt

particulier, ils périront dans leurs efforts, ou s'éteindront Correspondance du ministre de l'intérieur Roland , avec le général Lafayette.

Pour quiconque veut calculer froidement nos donnees Première lettre du ministre au général.

politiques, indépendamment de toute opinion personnelle,

il est évident que la révolution s'achevera, c'est-à-dire, Paris, le 23 mai 1792, l'an ire de la liberté.

que la constitution sera maintenue. Des altérations pasJe sais , Monsieur, que la partie du ministère dont je sagères ne s'opéreraient que par le

sang , et seraient suis charge ne me met point dans le cas de correspondre bientôi effacées par lui. Oui, lors même que les Allemands officiellement avec vous; aussi n'est-ce point ainsi que auraient pénélré en France, lors même qu'établis dans j'ai l'honneur de vous écrire. Mais je crois devoir vous Paris, ils auraient égorge la moitie de la nation, l'autre rendre compte d'une conversation que j'ai eue avec deux moitié finirait par les anćanur. Il n'y a plus de lacheté officiers de votre armée; car, il importe également à ceux

chez le peuple dans lequel les idées de justice , de liberté, qui servent la chose publique, et de connaitre les personnes d'égalite se sont une fois répandues : elles fermentent dans qu'ils emploient, et de juger des effets de leurs discours.

les esprits, elles élèvent les ames; celui qui a pu les conMM. Lacolombe et Beribier se sont présentes chez moi, cevoir, ne les abandonne jamais ; il les realise, ou il hier, se disant venir de la part M. le ministre de la guerre, meurt. Le peuple et les soldats que l'on calomnio , pour conférer sur le choix des bataillons qu'on pourrait veulent que la jouissance des droits qui leur sont reconnus retirer des environs de Paris, et dont il etaie besoin d'aug- par la constitution ; ils foront tout pour les défendre, et menter votre armée. J'ai répondu que M. le ministre de la ls en assureront le triomphe. C'est ce qui fait la force et guerre avait fait sans doute, « cet égard, des dispositions la joie des hommes en place dévoués à la constitution; que je ne traverserais point, mais que vous aviez déjà, dussent-ils périr pour elle, ils savent que leur sang meme Monsieur, des forces de l'usage desquelles on devait servirait à la cimenter. beaucoup espérer. Cetto proposition parut étonner assez MM. Lacolombe et Berthier me parurent étonnés de ce ces Messiears, pour que je dusse la justifier. J'observai langage, et se retirèrent avec quelque embarras. J'ignore donc qu'à la teie de 64 millo hommes, dont environ la s'ils eiaient venus pour me connaitre; car j'ai appris de moilie blait répartie dans les places qu'elle servait à con- M. le ministre de la guerre qu'ils ne m'avaient poiot élé server, Lafayette saurait, avec l'autre moitié, faire voir

adressés par lui , quoiqu'ils se fussent annoncés de sa parl. ce qu'on doit attendre des défenseurs de la liberté; que, Ils m'auront vu lout entier : rien n'est si facile ; je n'ai d'ailleurs, celle armée pouvait se concerter avec celle du jamais rien à cacher, rien à quoi je ne puisse et ne veuille Nord , et qu'enfin, nos forces sur la frontière présentaient donner la plus grande publicite, même au récit de celle environ 100 mille hommes armés, auxquels les ennemis conversation , dont je pourrais seulement retrancher le ne pouvaient en opposer actuellement plus de 40 mille.

nom de ces Messieurs, vis-à-vis de lout autre que de leur Ces Messieurs repartirent que la superiorite du nombre ne général. Au reste, eux-mêmes se sont exprimés chez moi saurait elre trop grande ; que « les soldats étaient des

en présence d'un témoin ; j'ai du croire que des officiers » laches; que les gens qui disent tant qu'ils verseraieni, qui accusaient hautement de lachelo les soldats, devant » pour la liberto, jusqu'à la dernière goulle de leur sang, moi qu'ils n'avaient jamais vu et devant une personne » ne voudraient seulement pas en répandre la première. » qu'ils ne connaissaient point, ne se genaient pas pour tenir

Je l'avouerai, Monsieur, et la chose et le lon dont elle dans Paris le meme langage. Je vous laisse à juger; fut prononcée me causèrent autant d'indignation que de Monsieur, de l'effet qu'il doit produiro, ei combien il doit surprise. Je manifestai l'une et l'autre avec la franchiso étonner de la part de vos agenis. qui est également dans mes principes et dans mon caractère. C'est à cause de cela même que je me suis senti obligo

Cette proposition, dis-je à ces Messieurs, est aussi de vous exposer ce qui s'elait passo entre eux et moi. J'ai sausse en général, à l'égard de la nation qu'elle outrage, présume d'ailleurs que , si vous étiez porle à vous former qu'elle l'est par rapport aux soldats en commun, auxquels une idée de l'opinion publique sur lo' témoignage de ces vous en failes une application immédiale. L'échec de Mons

Messieurs, il était juste que je misse le mien en opposition; ( que ces Messieurs voulurent citer en preuve) n'est il est fondé sur les lumières que me procure ma correspoint un échec militaire, mais l'effet evident d'une odi- pondance avec tous les départements. cuse machination. Les lâches ne sont point les soldats Partout la masse du peuple est saine, excellente ; partout qui, depuis le commencement de la revolution, n'ont cesse elle veut la constitution, de cette volonté que suit l'effet , de montrer leur zèle, malgré les persécutions dont ils ont cté les victimes; insultes, mauvais traitements, cartouches

parce que l'on est prêt à l'accompagner des plus grands

sacrifices, jaunes, supplices, lout a été employé contre eux, pour Je dois lo dire, Monsieur, parce que je le vois ainsi , les détacher de la cause dont ils sont les défenseurs, et

les souplesses, l'astuce, les promesses, les menaces de qu'ils feront triompher. Les laches ne sont point les soldats

ravage et de mort, tous ces moyens par lesquels on cherqui , désespérés de l'erreur de quelques-uns d'entre eux, che à soulever le peuple contre l'ordre actuel des choses, ne brûlent de la réparer, de voler à l'ennemi , et feroni lui présentent plus que l'envie des deux chambres à l'Assembientot leurs preuves, si les généraux, renonçant à une blée nationale, et la faculte par elles de ressusciter la nodefensive qui nous mine et nous tue, profitent de leurs blesse. Or , celle chimère demeurera loujours chimère; on ne avantages avant que la réunion des troupes étrangères compose point avec liberté dès qu'on l'à connue toute entière. nous oppose des forces supérieures. Vous parlez des fré- Si les premiers événements de la guerre sont ce que nous quenls exemples d'insubordination ; où en est donc la donnent droit d'espérer et nos forces et nos généraux, la cause? Dans l'incivisme des officiers, dans la méfiance victoire n'est pas très-éloignée, et nous jouirons par elle des qu'il doit faire naitre. Voilà l'unique source des irrégula-fruits de la paix ; s'ils ne sont pas heureux, nous nous forrités, des fautes dont on fait des reproches si amers, et de merons toujours de plus en plus à la défense de la liberté, la rareté desquelles ont peut encore s'étonner. Les laches mais nous l'achcierons, pour nos enfants , de tout co qu'il sont les oficiers eux-memes, indignes d'avoir une patrie | faudra d'épreuves et de courage. qu'ils trahissent, déserteurs odieux, ou démissionnaires

Le ministre de l'intérieur , ROLAND. infidèles, ayant joui dans la paix de leur traitement, de Lellre de l'aide-de-camp. Lacolombe , au ministre leurs avantages, mais abandonnant leur poste en face de l'ennemi. Dans quelle nation fut-il jamais permis de

Roland. quiiter ainsi l'armée , au moment de l'action, sans en

Au camp de Rancennes , le 30 mai 1792. courir l'infamie el meriter une éclatante punition ? Ils En arrivant ici, Monsieur, j'apprends avec indignation

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le compte infidele que vous ayez rendu ai genéral Lafayette a dit que ma lettre du 16 à l'Assemblée nationale de una conversation avec vous. Jo n'ai que le temps de n'était pas de moi; on m'a reproché de l'avoir écrile démentir hautement l'indigne calomnie que vous me pretoz au milieu du camp : je devais peut être, pour l'acontre les soldats français avec lesquels j'ai déjà partage l'honneur de combattre el de vaincre. Le mot de lâche , que

vouer, me présenter soul, et sortir de cel honorable j'ai prononcé en volre présence, était l'expression de nion

rempart que l'affection des troupes formait autour inepris pour les hommes qui ont fui au lieu de combattre de moi. sous les ordres du général Birou.

Une raison plus puissante m'a forcé, Messieurs,

Signé, LACOLOMBR. à me rendre auprès de vous. Les violences commiDeiurième lellre du ministre, au général La suyelle.

ses le 20 aus Tuileries ont excité l'indignation et les

alarmes de tous les bons citoyens, et particulièreParis, le 5 juin 1792 , l'an IVe de la liberte. J'ai l'honneur , Monsieur, de vous faire passer copie ment de l'armée. Dans celle que je commande, où d'une lettre que je reçois de M. Lacolombe. Je m'abstiens les officiers, sous-officiers et soldats ne font qu'un, de la qualifier; ei je me dois de n'y pas répondre. C'est à j'ai reçu, des différents corps, des adresses pleines vous de la juger et de faire justice à son auteur. Je sais ce de leur amour pour la constitution, de leur respect qu'on doit laisser aux soins d'un homme en place qui ap- pour les autorités qu'elle a établies, et de leur patrioprécie les choses , et qui connait les convenances; je ne iique haine contre les factieux de tous les partis. manquerai pas plus aux procédés qu'à la raison : mais j'ai J'ai cru devoir arrêter sur le champ les adresses, par droit de m'étonner que ce soit de M. Lacolombe que je l'ordre que je dépose sur le bureau. Vous y verrez reçoive une lettre, iandis que c'est à vous, Monsieur, que j'ai eu l'honneur d'écrire ; et pourquoi ? Pour vous

que j'ai pris, avec mes braves compagnons d'armes, prevenir des propos elranges que se permettaient ici vos l'engagement d'exprimer seul nos sentiments conagents, el du mauvais effet qu'ils produisaient. Quel intérel muns; et le second ordre que je joins également ici, avais-je à relever ces propos auprès de vous? Aucun. Je les a confirmés dans celle autentc. En arrélant l'exn'avais nulle espèce de relation avec ceux qui les avaient pression de lcur vru je ne puis qu'approuver les tenus ; je n'éprouvais que la surprise de l'inconsidération motifs qui les animent. Plusieurs d'entre cux se deavec laquelle ils étaieni venus les répéter devant moi ; et jo mandent si c'est vraiment la cause de la liberté et la leur avais assez exprimée en personne , pour me dispenser de la manifester autrement: mais , 'aimant à croire de la constitution qu'ils défendent. à la parele de vos vues , j'ai senti que je devais , au général, Messieurs, c'esi comme citoyen que j'ai l'honneur sur lequel repose une partie de nos forces et de la con ds vous parler ; mais l'opinion que j'exprime est fiance de notre armée, l'exposé de faits qui tendaient à le celle de tous les Français qui aiment leur pays, sa compromettre. Votre silence , Monsieur, répond mal aux liberté, son repos, les lois qu'il s'est donnécs, et egards que je vous ai témoignes. La lettre de M. Laco- je ne crains pas d'être désavoué par aucun d'eux. Il lombe m'autoriserait à vous demander si vous avez pense pouvoir ajouter plus de foi au déni de la personne inculpée,

est temps de garantir la constitution des alleintes qu'a l'exposé de l'homme impartial qui avait la générosité qu'on s'estorce de lui porter, d'assurer la liberté de de vous prévenir; mais le sentiment de ce que je suis l'Asseniblée nationale, celle du roi, son indépenm'interdit la comparaison ; et l'opinion que je me plais à dance , sa dignité; il est temps enfin de tromper les conserver de ce que vous éles m'encourage à repousser espérances des mauvais citoyens, qui n'allendent encore le doute. Au resle , Monsieur, je ne vous ai parlé que du propos pellent la tranquillité publique, el qui ne serail ,

que les étrangers le rétablissement de ce qu'ils appectable qui était present, et dont nul homme de bien pour des hommes libres, qu'un honteux cl intolérane revoquerait le témoignage; mais j'ajoute aujourd'hui

ble esclavage: que des propos du même genre ont clé tenus parlout par Je supplie l'Assemblée nationale: M. Lacolombe; que parloui ils ont causé le meme scandale, 1° D'ordonner que les instigateurs et les chefs des au point que l'opinion publique faisait un lori au ministre violences commi-es le 20.juin, aux Tuileries, soient de la guerre de ne pas renvoyer plus promptement à l'ar-poursuivis et punis comme criminels de lèze-nation; vous dire, Monsieur, parce qu'il le sait aussi bien que moi

: neté nationale , tyrannise les citoyens, et dont les de

2. De détruire une secte qui envahit la souveraison conseil, la lettre que je vous ayais adressée, ce n'est bats publics ne laissent aucun doule sur l'airocité de plus moi scul qui attend son effet, et qui juge ce qu'il doit ceux qui la dirigent ; dire. Je ne me suis abstenu de la faire iroprimer, que par 30J'ose enfin vous supplier,en mon nom et au nom cet amour et ce respect pour la tranquillité publique qui de tous les honnêtės gens du royaume, de prendre mo font redouter , jusqu'au scrupule, la plus légère cause des mesures efficaces pour faire respecter loutes les d'altération. Je ne doule pas , Monsieur , que votre propre autorités constituées, particulièrement la vôtre et cause ne soit tellement liée à tout ce qui intéresse celto tranquillite, que vous ne trouviez, dans mes ménagements celle du roi, et de donner à l'armée l'assurance que pour elle, une part dont vous vous applaudissez. Je n'ai la constitution ne recevra aucune atteinte dans l'inpas besoin de répéter qu'avec la franchise de mes principes térieur, tandis que de braves Français prodiguent et de mon caractere, on n'a jamais rien à faire pour soi, et leur sang pour la défendre aux frontières. qu'on finit par tout dire quand la justice que fait toujours la publicité est devenue nécessaire.

Ordre général de l'armée. Le ministre de l'inlérieur, ROLAND. Au camp retranché de Maubeuge , ce 25 juin , l'an IV. do ( La suite à demain).

la liberté.

Le général de l'armée a reçu bier au soir et ce malin des RULLETIN

adresses où les différents corps de toutes les armes expri

ment leur devod ment à la constitution, leur attachement DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE.

pour elle, lour zele à combattre les ennemis du dehors ct

les factieux du dedans. PREMIÈRE LÉGISLATURE.

Le général reconnait, dans oes démarches, le patriotismo Présidence de M. Girardin.

pur et inébranlable d'une armée qui, ayant juré de mainDISCOURS DE M. LAFAYBTTE A L'ASSEMBLÉE NATIO

tenir les principes de la declaration des droits, de l'acte NALE, PRONONCÉ DANS LA SÉANCE DU 28. constitutionnel, est disposée à les défendre envers el contre Je dois d'abord, Messieurs, vous assurer que, tous; il est profondément touche de l'amitié et de la cond'après les dispositions concertées entre M. le maré / biance que les troupes lui témoigoene, ci sent combien les chal Luckner et moi, ma présence ici ne compro- la capitale doivent indigner tous les vrais amis de la liberta;

derniers désordres que des perturbatours ont excités dans mcl aucunement ni lc succès de nos armes, ni la süreté de l'armée que je commande.

tous ceux qui, dans le roi des français, reconnaissent va Voici maintenant les motifs qui m'amènent. On ! pouvoir etabli par la constitution et nécessaire à sa défense.

Mais en mome temps que le général parlnge les sentiments

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de l'armée, il craindrait que les démarches collectives d'une sante pour ses ennemis. Que volre Majesté, forte de notre
force essentiellement obéissante, que les offres énergiques confiance et de ses intentions , continue à déjouer los
des troupes particulièrement destinées à la défense des complois ; qu'elle soit süre que, par une semblable conduite,
frontières ne fusscht traitreusement interprélées par nos elle ne peui manquer de donner toute confiance aux uns ,
ennemis cachés ou publics. Il suflit, quant à present, à el d'oter tonle espérance aux autres.
l'Assemblée nationale, au roi, et à loutes les autorités Je me joins, pour l'en supplier, à un autre genera!, qui
constituées, d'etre convaincus des sentiments constitution- a acquis lo droi: de faire entendre sa voix, toutes les lois
pels des troupes; il doit sullire aux troupes de compler sur qu'il s'agit de la liberlé et du succès d'une révolution à
le patriotisme, sur la loyauté de leurs freres d'armes de laquelle il a si utilement coopéré.
la garde nationale parisienne , qui saura triompher de tous Je ne croirai j'amais compromettre l'utérêt de mon armée,
les obstacles, de toutes les trahisons dont on l'environne. lorsque je dirai , avec ma franchise ordinaire, qu'elle doit

Quelque soigneux que soit le général, d'éviter pour ressentir une funeste influence là où le chef supreme que l'armée jusqu'à la moindre apparence d'un reproche, il lui la constitution nous a donné ne serait pas respecté parlout promet que', dans toulis les démarches pers nnelles qui comme il mérite de l'e're ; lorsque j'ajouterai que notre pourront contribuer au succés de rotre cause et au main- activité extérieure serait nécessaireinent entravée par des ien de la constitution, il bravera seul, ayce cons:ance et avec troubles intérieurs, qui viennent Siliger les bons citoyens , devoumeni, loutes les calomnies comme tous les dangers. désumir les volontés, inquiéter le courage et la bonne foi. Ordre du 26 au soir.

Teile est la déclaration franche que j'ai l'honneur d'a

dresser à votre majesté, avec l'hommage de mon respect. Le général a cru devoir mettre des bornes à l'expression Je prie le roi d'ordonner à son ministre de se rendre en des sentiments de l'armée, qui ne sont qu'un témoignage cetie occasion l'interprete de mes seuliments auprès de de plus de son devoument à la constitution, de son respect l'Assemblée nationale. pour les autoritis constituées; mais dont la marifestation

Signé, le maréchal de France, général de l'armée , collective, ou trop sivement prononcée, aurait dopper

LUCKNER. des armes à la malveillance.

Nous avons demande à M. le maréchal Luckner la permisMais plus le général d'armée a été sévère sur les prin- sios do signer la lettre qu'il a l'honneur de vous adresser, cipes qui convicunent à la force arnée d'un peuple libre,

et de nous associer à tous les sentiments qu'elle exprime. et par consequent soumis aux lois, plus il se eroil personnellement obligé à dire, en sa qualile de cioyen, loul ce

Signé, tous les aides-de-camp du maréchal Luckner. que les troupes sentent en commun avec lui.

SÉANCE EXTRAORDINAIRE DU VENDREDI AU SOIR. C'est pour remplir ces devoirs envers la patrie, ses braves M. Aubert Dubayei occupe le fauteuil compagnons d'orines et lui-n.eme, qu'après avoir pris, Un de NiM. les secrelaires fait lecture d'une lettre par d'après ses couventions avec M. le marceliai Luckier, les laquelle M. Duprat, maire d'Avignon, et les officiers mumesures qui mettent l'armée à l'abri de toute alleine, il va, nicipaux de cette ville, réfuteni comme calomnieux le dans une course rapide, exprimer à l'issemblée et au roi

rapport

fait

par les commissairis civils au ministre de l'inles sentiments de toui bon français, il demandur en méme

lérieur, et repeté par celui-ci à l'Assemblée nationale. Ils temps qu'on pourvoie aux differents besoins des troupes. declarent qu'il est laux que la tranquillité ait été troublée

Le general ordonne le maintien de la plus exacte disci- dans leurs murs. pline, et espère, à son relour , ne rece! oir que des comptes

Cette lettre est renvoyée au comité charge de l'affaire satisfaisans:

d'Avignon. M. Dhangest, maréchal de camp, prendra le comman- On lit un ariété des administrateurs du département du dement.

Pas-de-Calais, par lequel ils temoignent qu'ils ont appris Le general d'armée répère que son intention et son vou avec horreur ce qui s'est passé dans le palais du roi, le 20 sont de revenir ici sur lo champ.

de ce mois, et déclarent que, fidèles à leur sermeat, ils Leilre du maréchal Luckner au roi. maintieudront jusqu'au dernier soupir la constitution; qu'ils Au quartier-général, à Menin, le 28 juin.

regarderont comme traitres à la patrie tous ceux qui y SIRE , appelé par le choix de votre majeste au comman

proposeraient des chaugements auires que par les formes dement d'une des armées françaises, comme au grade le

voulues par la constitution , et même ceux qui, d'après plus éminent, et hozori de plusieurs témoignages éclatans

ces formes, proposeraient des changements attentatoires do confiance que l'Assemblée nationale n'a donnés au

à l'égalité, à la liberté, aux droits de l'homme. (On apnom de la nation, qui a daigno ne pas les désavouer, je

plaudit.)

L'Assemblée renvoie cel arrété à la commission extraorconsacrais tous mes moments et tous mes efforts à mériter

dinaire. un sort aussi flaleur pour un étranger. Celle disposition particuliere, mon inviolable attachement pour la France,

On fait lecture d'une adresse individuelle des citoyens et ma vieille habitude militaire , qui me rend encore plus actifs de la ville de Rouen. étranger à toutes les questions politiques, mon caradicre,

LÉGISLATEURS, mon devoir, tout contribuail å absorber mon temps et La patrie eit en danger. Des scélérals trament sa perte : Doa atientjon dans les soins du service,

c'est contre eux que nous élevons la voix. je ne connaissais que la constitution, ouvrage d'un Nous ne vous ferons point entendre les accents de la peuple libre ; j'ai fait le serment de la défendre. J'étais flatterie; c'est le langage des esclaves. Hommes libres, nous uniquement occupé de raiablir la discipline, de perfec- vous dirons la vérité ; vous etes dignes de l'entendre, vous tionner l'instruc:ion, d'assurer nos prensiers pas dans le étes les représentants du peuple français. pays ennemi. Deja méme ils cvaieni dte heureux, quoi- Nous avons voulu une constitution qui fixat les devoirs et qu'un succès plus complet ne puisse s'appuyer quo' sur les droits du peuple et du monarque : il fallait alors derades promesses qui sont indépendantes de moi, et elles ne

ciner des préjugés, détruire des habitudes , anéantir des se sont pas réalisées; deja ineme je pouvais inc flaller de abus. Une révolution étail nécessaire , et les français l'ont quelques progrès et de Leaucoup de zele dans mon armée, faile. Mais actuellement que la constitution est etablie, que lorsque d'afiligeanles nouvelles sont venues me soustraire le dépôt en est confié à la lidelite du corps législatif, conime à mes occupations.

à l'attachement de lous les citoyens, il ne faut pour la mainUn grand trouble, que je n'ose caractériser, a régné lenir que du courage et de la sagesse. dans la capitale et jusque dans votro palais. Tous les Fiers de ce dépôt, nous en avons juré le maintien: lécitoyens de l'empire en ont été instruits par une procla- gislateurs, vous l'avez juré comme nous. Nous tiendrons mation où chaque sentiment exprime un nouveau titre à nos serments; vous tiendrez aussi les volres. la reconnaissance. Je l'ai fait sur le champ distribuer à Que la joie insultante de nos ennemis ne soit donc plus toute mon armée; je connais trop bien les oliciers et provoquée par l'accueil qu'on vous a vu faire aux perfides soldats que je commande, pour douter qu'ils ne partagent | conseils d'un faux patriotisme , dont les agents soudoyés la vive emotion que j'ai éprouvée, mon indignation contre s'efforcent de vous faire perdre la ligne de la constitution! les facticux, moii respect pour votre impassible courage; Qu'ils ne puissent plus fonder d'espérance sur les diset je we trouve heureux d'etre en ce moment l'interprete sentions qui existent entre les deus pouvoirs garants de de mes braves compagnons d'armes, en ayant l'honneur notre liberie, ut sur celles qui déchirent le sein même du de vous envoyer cetie lettre

corps législatif. Tous ont vu avec admiration que jamais votre majesté Qu'il ne soit plus permis de détourner votre attention n'avait montré une contenance plus encouragrante pour les des vraies causi de nos troubles, pour l'arrêter sur des vrais amis de la lilerle el de la constitution, ce plus impo- 'complois chimeriques ou de vaines declamations, dont le

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