Mémoires pour servir à l'histoire de notre littérature, depuis François 1er jusquà nos jours, Volume 2

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Page 461 - Des dieux que nous servons connais la différence: Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance; Et le mien, quand ton bras vient de m'assassiner, M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.
Page 12 - Qu'un ami véritable est une douce chose ! Il cherche vos besoins au fond de votre cœur ; II vous épargne la pudeur De les lui découvrir vous-même : Un songe , un rien , tout lui fait peur Quand il s'agit de ce qu'il aime.
Page 400 - Quand de Claude assoupi la nuit ferme les yeux. D'un obscur vêtement sa femme enveloppée, Seule avec une esclave, et dans l'ombre échappée, Préfère à ce palais tout plein de ses aïeux Des plus viles Phrynés le repaire odieux. Pour y mieux avilir le sang qu'elle profane, Elle emprunte à dessein un nom de courtisane : Son nom est Lycisca.
Page 121 - La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles : On a beau la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles, Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses loix, Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois.
Page 276 - L'art de tromper les yeux par les couleurs, L'art plus heureux de séduire les cœurs, De cent plaisirs font un plaisir unique.
Page 400 - C'est là que, dévouée à d'infâmes caresses, Des muletiers de Rome épuisant les tendresses , Noble Britannicus , sur un lit effronté , Elle étale à leurs yeux les flancs qui t'ont porté ! L'aurore enfin paraît , et sa main adultère Des faveurs de la nuit réclame le salaire. Elle quitte à regret ces immondes parvis; Ses sens sont fatigués, mais non pas assouvis.
Page 200 - II fallait imiter les chirurgiens experts qui , pendant que la veine est ouverte, tirent du sang jusqu'aux défaillances, pour nettoyer les corps cacochymes de leurs mauvaises humeurs.
Page 83 - Qu'il luit paisiblement sur ce séjour champêtre ! Éloigne tes pavots, Morphée, et laisse-moi Contempler ce bel astre, aussi calme que toi. Cette voûte des cieux mélancolique et pure, Ce demi-jour si doux levé sur la nature, Ces sphères qui, roulant dans l'espace des cieux, Semblent y ralentir leur cours silencieux ; Du disque de Phébé la lumière argentée, En rayons tremblotants sous ces eaux répétée, Ou qui jette en ces bois, à travers les rameaux, Une clarté douteuse et des jours...
Page 54 - Mon cher La Noue, illustre père De l'invincible Mahomet, Soyez le parrain d'un cadet Qui sans vous n'est point fait pour plaire. Votre fils fut un conquérant : Le mien a l'honneur d'être apôtre, Prêtre, filou, dévot, brigand, Faites-en l'aumônier du vôtre.
Page 336 - Dieux, allez leur prescrire Le mouvement et le repos. Tenez-les renfermés chacun dans son empire. Coulez, ondes, coulez. Volez, rapides feux. Voile azuré des airs, embrassez la nature.

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