Les rayons et les ombres

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Laurent, 1840 - 176 pages
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Page 134 - Où, dans le sable pur se dessinant si bien, Et de sa petitesse étalant l'ironie. Son pied charmant semblait rire à côté du mien ! « La borne du chemin qui vit des jours sans nombre. Où jadis pour m'attendre elle aimait à s'asseoir, S'est usée en heurtant, lorsque la route est sombre, Les grands chars gémissants qui reviennent le soir. « La forêt ici manque et là s'est agrandie, De tout ce qui fut nous, presque rien n'est vivant...
Page 135 - Troubler le flot sacré qu'ont touché tes pieds nus! « Quoi donc! C'est vainement qu'ici nous nous aimâmes! Rien ne nous restera de ces coteaux fleuris Où nous fondions notre être en y mêlant nos flammes! L'impassible nature a déjà tout repris.
Page 133 - Que peu de temps suffit pour changer toutes choses! Nature au front serein, comme vous oubliez! Et comme vous brisez dans vos métamorphoses Les fils mystérieux où nos cœurs sont liés!
Page 162 - OH ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfouis...
Page 20 - Dieu le veut, dans les temps contraires, Chacun travaille et chacun sert. Malheur à qui dit à ses frères : Je retourne dans le désert ! Malheur à qui prend ses sandales Quand les haines et les scandales Tourmentent le peuple agité! Honte au penseur qui se mutile Et s'en va, chanteur inutile, Par la porte de la cité ! Le poêle en des jours impies Tient préparer des jours meilleurs.
Page 165 - L'été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte, La plaine verse au loin un parfum enivrant; Les yeux fermés, l'oreille aux rumeurs entr'ouverte, On ne dort qu'à demi d'un sommeil transparent. Les astres sont plus purs, l'ombre paraît...
Page 132 - Il chercha le jardin, la maison isolée, La grille d'où l'œil plonge en une oblique allée. Les vergers en talus. Pâle, il marchait. — Au bruit de son pas grave et sombre II voyait à chaque arbre, hélas ! se dresser l'ombre Des jours qui ne sont plus.
Page xi - L'auteur pense que tout poète véritable , indépendamment des pensées qui lui viennent de son organisation propre et des pensées qui lui viennent de la vérité éternelle , doit contenir la. somme des idées de son temps.
Page 27 - Peuples ! écoutez le poète ! Écoutez le rêveur sacré ! Dans votre nuit, sans lui complète, Lui seul a le front éclairé! Des temps futurs perçant les ombres, Lui seul distingue en leurs flancs sombres Le germe qui n'est pas éclos.
Page 163 - Oh! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées...

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