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Une ligne tracée d'une manière très-apparente sur l'échelle du tube indicateur ou sur une règle placée près du flotteur indique le niveau au-dessous duquel l'eau ne doit pas descendre dans la chaudière.

Le chauffeur fera jouer souvent les robinets indicateurs étagés, quand il en sera fait usage.

L'alimentation est entretenue au moyen de pompes mues par la machine à vapeur ou de pompes à bras, ou de retours d'eau ou appareils alimentaires à jeu de vapeur. Quand l'alimentation est faite par une pompe mue par la machine, elle peut être continue ou intermittente si elle est continue (et il serait à désirer qu'elle le fut toujours), la pompe n'en doit pas moins fournir plus d'eau qu'il n'en faut pour remplacer celle qui est dépensée en vapeur par coup de piston de la machine. Un branchement adapté au tuyau alimentaire, et muni d'un robinet de décharge, sert à régler la quantité d'eau foulée par la pompe qui doit entrer dans la chaudière, tandis que le surplus retourne à la bâche. Le chauffeur règle d'ailleurs à la main l'ouverture du robinet, de manière à ce que le niveau de l'eau, accusé par les indicateurs, demeure invariable.

Lorsque l'alimentation est intermittente, en raison de ce qu'elle est effectuée, soit par une pompe qui n'est pas munie du robinet de décharge, soit par une pompe mue à bras, soit par un retour d'eau ou autre appareil alimentaire à jeu de vapeur, le chauffeur doit avoir soin de faire jouer l'appareil alimentaire, avant que l'eau ne soit descendue jusqu'au niveau indiqué par la ligne fixe tracée extérieurement sur la monture du tube indicateur ou près du flotteur.

Dans quelques cas, l'alimentation est régularisée par un mécanisme particulier, mû par un flotteur. Cela ne saurait dispenser le chauffeur de fixer son attention sur les indicateurs du niveau, par la raison que le mécanisme, quelque bien construit qu'il soit, peut se déranger et pourrait être ainsi plus nuisible qu'utile, si le chauffeur se croyait déchargé par là de l'attention dont il ne doit jamais se départir.

Un dérangement qui serait survenu dans l'appareil alimentaire se manifestera, aux yeux d'un chauffeur attentif, bien avant qu'il ait pu donner lieu à un accident. Ce dérangement reconnu, le chauffeur doit remettre l'appareil en ordre, en arrêtant, au besoin, le jeu de la machine. En agissant autrement, il mettrait la chaudière en danger.

Si, malgré toutes les précautions indiquées ci-dessus, le chauffeur, trompé par des appareils indicateurs qui seraient défectueux à son insu, venait à reconnaître que l'eau est descendue accidentellement dans la chaudière au-dessous du niveau supérieur des carneaux, il devrait fermer le registre de la cheminée, ouvrir les portes du foyer, afin de ralentir l'activité de la combustion et de faire tomber la flamme; il se garderait de soulever les soupapes de sûreté, et maintiendrait les portes du foyer ouvertes, jusqu'à ce que le jeu de l'appareil alimentaire eût fait remonter l'eau dans la chaudière à son niveau habituel.

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§ 7.

Du flotteur d'alarme.

Le flotteur d'alarme est destiné à prévenir, par un bruit aigu, un chauffeur qui n'aurait pas donné l'attention convenable à la conduite de la chaudière, que l'eau est descendue jusque tout près du niveau des carneaux. Le chauffeur, averti par le bruit du flotteur d'alarme, doit, avant tout, examiner les indicateurs du niveau de l'eau ; si ces appareils indiquent que l'eau n'est pas encore descendue, dans la chaudière, au-dessous du niveau supérieur des carneaux, il doit pourvoir immédiatement à l'alimentation. Mais si le flotteur d'alarme avait fonctionné tardivement, et que l'eau fût descendue trop bas, le chauffeur devrait suivre les indications contenues à la fin du paragraphe précédent.

Le flotteur d'alarme ne doit fonctionner que rarement, puisqu'il est destiné à avertir d'une circonstance qui n'a pu arriver que par la négligence du chauffeur. Celui-ci doit vérifier chaque jour s'il est en bon état et si son jeu n'est pas entravé par des corps solides qui boucheraient l'issue de la vapeur, ou par toute autre cause.

Le propriétaire doit aussi vérifier fréquemment par lui-même si cet appareil fonctionne bien.

§ 8.

Du local de la chaudière.

Le chauffeur doit maintenir le local de la chaudière libre d'objets encombrants qui gêneraient le service, et pourraient aggraver les suites d'une explosion.

La chaudière, si elle est enveloppée sur le dôme, ne doit être revêtue que de matériaux légers, et, autant que possible, incohérents, tels que des cendres, de la terre tamisée ou des briques trèslégères.

Le propriétaire et le chauffeur doivent veiller à ce que le local soit tenu fermé pendant les heures où le travail est suspendu, et à ce qu'il ne serve pas de passage et encore moins d'atelier aux ouvriers pendant les heures de travail, à moins d'une autorisation spéciale du préfet.

Les exploitations de minerais soumis aux élaborations dans nos usines, n'ont aucune importance. Celles en activité sont au nombre de dix, dont nous rapporterons la nomenclature, savoir:

Minerais dits d'Alluvion.

1. Minière de la Tour-de-Sçay;

2.

Id. des Bourbets, commune d'Audincourt;
ld. de Pesol, territoire de Montbéliard;
4. Id. de Bethoncourt et de Nommay.

3.

D'après les derniers documents statistiques que l'administration a fait établir pour l'exercice 1844, la quantité de minerai brut extraite dans le cours dudit exercice, a été de 68,965 quintaux métriques.

Ce minerai est presque exclusivement concentré aux environs des usines d'Audincourt.

Les produits de la minière de la Tour-de-Sçay sont traités au hautfourneau de Larians. Ils n'entrent, du reste, que pour 1,875 quint. métriques dans le chiffre que nous avons indiqué ci-dessus, de 68,965 quint. métriques.

Minerais en couches.

1. Mine de Laissey: Ateliers d'élaboration; hauts-fourneaux de Clerval.

2. Mine de Rougemontot: Ateliers d'élaboration; hauts-fourneaux de Loulans, Larians, Breurey, et Fallon.

3. Minière d'Abbans-Dessus: Atelier d'élaboration; haut-fourneau de Torpes.

4. Minière de Chamesol: Ateliers d'élaboration; hauts-fourneaux d'Audincourt, Pont-de-Roide et Chagey, appartenant à la compagnie d'Audincourt.

5. Mine de Bournois: Ateliers d'élaboration; haut-fourneau de Fallon.

6. Minière de la Bretenière; Atelier d'élaboration; hauts-fourneaux de Loulans et Larians.

Ces six exploitations ont fourni, d'après les documents statistiques que nous avons cités, 84,729 quint. métriques de minerai, soit en grains, soit en roches.

Les mines de Métabief, des Fourgs, des Longevilles et d'Oye, ont cessé d'être exploitées, par suite du chômage des hauts-fourneaux de Rochejean et de Pontarlier.

Celle des Fourgs avait été régulièrement concédée, par ordonnance royale du 9 septembre 1842, à MM. Vandel.

Parmi les six exploitations de mines où le travail a été poursuivi, trois seulement sont concédées: celle de Laissey, à MM. Bouchot, propriétaires des hauts-fourneaux de Clerval; celle de Rougemontot, suivant une ordonnance royale du 21 mars 1830, à MM. Derosne et Ce, et enfin celle de Bournois, à Mme la marquise de Raincourt, par une ordonnance royale du 22 septembre 1843.

La mine de houille du Vernois (arrondissement de Montbéliard), dont la concession a été octroyée, par ordonnance royale du 16 août 1839, à MM. Blech-Fries et C, de Mulhouse, est à peu près abandonnée. La suspension des travaux est justifiée par le peu de puissance du gite exploitable, et par la médiocre qualité des produits dont la conservation est difficile.

Le lignite, ou bois fossile, découvert au Grand-Denis il y a plusieurs années, et dont la mine a été de nouveau concédée en 1842, à M. Barçon, n'est plus exploitée aujourd'hui que dans de faibles proportions. De grandes réparations de boisage ont été faites récemment dans les galeries.

Les produits qui avaient d'abord été recherchés dans quelques industries aux environs de Mulhouse, n'ont pu longtemps, à raison de l'élévation du prix de leur transport, soutenir la concurrence avec le combustible qui arrivait par la voie du canal.

Ces produits ne sont guère employés maintenant que pour le roule

ment de la tuilerie que le concessionnaire a fait ériger sur place, et qui fournit à peu près 438 mille de tuiles à la consommation locale.

Nous ne terminerons pas sans mentionner particulièrement l'établissement de la saline d'Arc, dans le canton de Quingey.

Les eaux salées de Salins sont amenées aux ateliers d'élaboration, par une double conduite dont le développement est de plus de 21 kilomètres.

On évalue à 1,500 hectolitres environ la quantité d'eau qui arrive par jour, soit par an 547,500 hectolitres, dont il faut déduire 5 p. % de déchet.

Deux roues hydrauliques font mouvoir les 36 pompes placées dans le bâtiment de graduation.

La saline a été jusqu'au 1er octobre 1841 entre les mains de la compagnie concessionnaire pour la région de l'Est. L'administration des contributions indirectes a géré depuis le 1er octobre 1841 jusqu'au mois de novembre 1843, époque où l'établissement a été vendu à M. de Grimaldi qui en a continué l'exploitation.

De 1838 à 1845, les quantités de sel livrées à la consommation ont été de 25,023,016 kilogr., savoir:

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