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16 juillet 1823.

4 fours de chaufferie; 2 ordons de martinets; 1 machine cylindrique.

4 foyers d'affinerie; 2 fours de chaufferie; 2 fours à recuire; 200 bobines; 2 marteaux ordinaires; 1 cylindre étireur; 1 machine cylindrique.

13 thermidor an vii. 2 foyers d'affinerie; 1 four de chaufferie; 1 four à recuire; 23 bobines; 1 marteau ordinaire ; 1 cylindre étireur; 1 machine cylindrique.

4 fours de chaufferie; 2 ordons de martinets; 1 machine soufflante.

20 novembre 1822. 2 foyers d'affinerie; 1 marteau ordinaire; 1 machine cylindrique.

2 hauts-fourneaux; 1 atelier de moulage; 2 cubilots; 2 machines cylindriques, dont l'une à piston; 1 machine à vapeur.

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Les cours d'eau sur lesquels ces usines sont situées fournissent en général une force motrice suffisante. Cette force pourrait être augmentée par la meilleure construction des roues hydrauliques.

Les méthodes de fabrication employées n'ont subi aucune modification importante: on a essayé toutefois, à l'usine de Lods, le système de chauffage par le poussier de charbon; les essais ont été faits à l'égard des barreaux destinés à être convertis en verges de tirerie, et ils ont été couronnés de succès.

La situation de nos établissements métallurgiques se présente sous un aspect plus rassurant que dans ces dernières années.

Le prix des fers fins s'est maintenu dans des cours avantageux.

Des produits de nos forges, ce sont les tôles qui ont rencontré le plus de chances de succès. Les fers blancs tiennent le second rang.

Les fils de fer, qui étaient autrefois la branche la plus florissante de notre industrie, ont perdu presque tous leurs avantages. Paris reste à peu près le seul débouché encore ouvert à ce produit.

Les fers en barres se sont écoulés avec plus de facilité que précédemment.

Le prix des fontes pour seconde fusion a de la fermeté. Les fontes pour fer, qui, au printemps de 1846, avaient été portées à des taux exagérés, ont repris un cours normal et en rapport avec les nécessités de la fabrication.

La sablerie et la poterie en fonte ont subi une hausse avantageuse et raisonnable. Ce genre de produits s'est considérablement perfectionné dans nos ateliers.

D'un autre côté, l'emploi de la vapeur comme force motrice a fait, depuis quelques années, de rapides progrès dans notre département. 41 appareils fonctionnent aujourd'hui pour les besoins de diverses industries.

3 sont appliqués, à Geneuille, à Arcier et à Glay, au chauffage des cylindres sécheurs pour la papeterie.

8 servent dans les usines de Gouille, Clerval, Bourguignon, et dans les fonderies de MM. Arcelin, Gandillot et Roy, St.-Eve et Roy, de Besançon, à la mise en mouvement de machines.

7 font mouvoir des tours dans les ateliers de carrosserie de MM. Spony; de construction de machines de M. Regard, à Besançon ; dans les fabriques d'horlogerie et de grosse quincaillerie de MM. Japy,

à Badevel, à Fesch et à Dampierre-les-Bois; de MM. Roux, Marti et Compe., à Montbéliard.

2 mettent en mouvement des métiers dans les filatures de MM. Sahler, à Montbéliard,

3 sont employées dans les scieries de MM. Proud'hon, à Chasnans; Marchand, à Besançon, et Humbert, à Avoudrey. (Celle de la scierie de M. Marchand est en chômage.)

3 pour le service des brasseries de MM. Lebault, Répécaud et Feszler, à Besançon, et 5 pour le battage des grains, à Byans, Osselle, Quingey, Nods et Liesle.

1 pour le chauffage du suif et des matières servant à la préparation de la stéarine dans la fabrique de bougies de M. Delapchier, aux Chaprais.

3 dans les tuileries de la société du Grand-Denis, de M. de Vercia, à Malbrans et du sieur Picard à Laviron, pour le travail des cylindres gâcheurs.

1 pour le roulement des moulins à tan, dans la fabrique de cuirs de M. Huguet, à Besançon.

1 pour la distribution de l'eau dans l'établissement de bains de Grandvelle, à Besançon, et 1 autre pour le service des bains minéraux de Guillon.

1 à la saline d'Arc-et-Senans, pour le sondage de bancs de sel. 1 dans la fabrique d'amidon de M. Bugnot, au transmarchement, à Besançon.

1 enfin est employée à la ferme d'Ollans, appartenant à M. Derosne, pour la cuisson des matières destinées à l'alimentation du bétail.

L'instruction relative aux précautions habituelles à observer dans la direction des appareils de l'espèce, doit être publiée dans l'intérieur des ateliers où ils sont employés. C'est une mesure que l'on ne saurait trop recommander dans l'intérêt des exploitants eux-mêmes, parce qu'elle a pour résultat d'éclairer constamment les ouvriers sur les moyens de prévenir les accidents auxquels ils pourraient s'exposer, soit par inexpérience, soit par défaut de soins et de surveillance. Nous pensons qu'il sera utile de rappeler ici le texte de cette instruction.

§ 1.

Observations générales.

L'emploi des chaudières à vapeur exige une surveillance exacte de

la part des propriétaires de ces appareils, des précautions constantes et une attention soutenue de la part des ouvriers chauffeurs et mécaniciens.

Le propriétaire ne doit confier la conduite de la chaudière qu'à des ouvriers d'une conduite régulière, sobres, attentifs et expérimentés. Il est civilement responsable des amendes et des dommages et intérêts auxquels ses ouvriers seraient condamnés en cas de contravention.

Le chauffeur doit connaître les précautions à prendre dans la conduite du feu, les soins nécessaires à la conservation et au bon entretien de la chaudière, les circonstances qui peuvent amener des dangers d'explosion, l'usage de chacun des appareils de sûreté dont la chaudière est pourvue. Lorsque l'un de ces appareils vient à se déranger, le chauffeur doit le remettre en ordre, ou bien prévenir le propriétaire de la chaudière pour qu'il le fasse immédiatement remplacer ou réparer.

§ 2.

Du foyer et de la conduite du feu.

Le feu doit être conduit d'une manière égale, afin d'éviter une augmentation de chaleur trop brusque ou un refroidissement trop rapide. Dans l'un et l'autre cas, les parties de la chaudière exposées à l'action du feu éprouveraient des dilatations inégales qui pourraient occasionner des déchirures ou des fuites d'eau entre les feuilles de tôle assemblées par des rivets.

La mise en feu ne doit donc pas être poussée avec trop de vivacité, surtout lorsque le foyer a été tout-à-fait refroidi. Quand le feu est arrivé au degré d'activité convenable, on doit charger le combustible sur la grille, à des intervalles réguliers et par quantités à peu près égales.

Si la chaudière, par suite d'une interruption momentanée du travail ou de toute autre cause, doit cesser de fournir de la vapeur, le chauffeur fermera d'abord le registre de la cheminée et ouvrira immédiatement après les portes du foyer.

Si l'interruption se prolonge, il devra en outre retirer le combustible de dessus la grille. Si, malgré ces précautions, la tension de la vapeur augmente au point de faire soulever les soupapes de sûreté, il soulèvera un peu l'une d'elles et la maintiendra dans cette position

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