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RECUEIL DE LOIS,

DÉCRETS, ORDONNANCES, ARRÊTÉS, CIRCULAIRES, ETC.

CONCERNANT

LES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES,

COMMUNALES, UNIVERSITAIRES, SCOLAIRES ET POPULAIRES,

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GENERAL

Teggart

2677

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F8 R7

LIBRARY SCHOOL

OF TH

UNIVERSITY

OF

CALIFORNIA

INTRODUCTION.

Les grandes bibliothèques de Paris ont et auront toujours un fonctionnement régulier, perfectible assurément, mais qui satisfait aux besoins du public admis à les fréquenter. Ce fonctionnement est assuré par la force même des choses; le nombre des lecteurs augmentant de jour en jour, le personnel, familiarisé avec les travaux bibliographiques, est sans cesse tenu en éveil, et les traditions, pas plus que le service, ne subissent d'interruption. D'autre part le voisinage de l'Administration centrale est une garantie de bon ordre; les exigences d'un public avec lequel il faut compter, sont un excellent stimulant qui provoque les réformes et suscite le progrès. Aussi, sauf les mesures d'ordre intérieur indispensables à tout établissement important, n'est-il pas besoin, pour réglementer le service, des

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instructions et des circulaires sans lesquelles la plupart des bibliothèques des départements seraient fatalement vouées à la décadence. C'est que pour beaucoup de celles-ci, la situation est tout autre. En général, mème toujours dans les villes de deuxième ou troisième ordre, le personnel ne se compose que du bibliothécaire; l'état de la bibliothèque dépend surtout de. lui seul. S'il est actif et soigneux, s'il aime les livres, son dépôt sera bien ordonné; les volumes seront rangés méthodiquement, parfaitement entretenus et les catalogues constamment tenus à jour. Si, au contraire, il est affaibli par l'âge, s'il a accepté ses fonctions plutôt à cause du traitement et de l'honneur qui y sont attachés que par goût pour les livres, le désordre s'introduira sur les rayons, les catalogues resteront en souffrance; les lecteurs, fatigués de ne pas obtenir communication d'ouvrages qu'il est devenu impossible de trouver, finiront par déserter les bibliothèques. Que cette situation se prolonge pendant un certain temps, il ne restera plus de ces bibliothèques que le nom et un amas confus de livres. Il en existe plus d'un en France, de ces dépôts qui ont été autrefois prospères, grâce à une sage administration, qui sont maintenant délaissés, si ce n'est par des amateurs peu scrupuleux.

Ce qui manque surtout aux bibliothèques, ce sont les bibliothécaires, je veux dire des hommes aimant et connaissant les livres, des administrateurs en même temps que des bibliographes. La faute en est aux municipalités qui ont pour les livres une complète indifférence et ne veulent, sauf de rares exceptions, consentir pour leurs collections qu'à des sacrifices d'argent dérisoires. Là est le mal, le véritable mal; il ne faut pas songer à y remédier. Il est aussi dans l'absence de traditions et, à défaut de traditions, de règlements et d'instructions qui servent de guide aux bibliothécaires. La législation des bibliothèques est partout ignorée; par suite les droits les plus essentiels et

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