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Il a été tiré de cet ouvrage 5 exemplaires sur papier cuve

des papeteries d'Arches, numérotés de 1 à 5.

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HD 9623 F82

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Tous droits de reproduction et de traduction réservés pour tous pays.

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PRÉFACE ET BIBLIOGRAPHIE (1)

Nous nous sommes proposé de retracer l'histoire de l'industrie des glaces en France depuis le moment où Colbert, jaloux de la prospérité commerciale de Venise et décidé à en surprendre les secrets, créa dans le royaume une concurrence dont il ne prévoyait peut-être pas lui-même la future prospérité. Cette industrie monopolisée entre les mains d'une seule compagnie, « la manufacture royale des glaces », fut soumise pendant cent cin

(1) Nous avons avant tout un pieux devoir à remplir en rendant hommage à la mémoire de notre savant et vénéré maître, M. de Boislisle, qui depuis notre entrée à l'École des Chartes n'avait cessé de nous témoigner la bienveillance la plus éclairée. C'est lui qui, avec sa haute autorité pour tout ce qui touchait le dix-septième et le dix-huitième siècle, nous engagea vivement à publier cet essai historique dont il fut, pour ainsi dire, le promoteur, mettant à notre disposition quelques-unes de ses notes si précieuses. Hélas! au moment où ses conseils nous auraient été le plus utiles, la mort vint inopinément en mars dernier enlever cet illustre savant et sa disparition prématurée, en nous empêchant de lui témoigner longtemps encore une reconnaissance qui lui demeurera toujours fidèle, nous a laissé seul en présence d'une tâche que nous avions commencée avec joie sous son aimable direction.

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quante ans à un régime d'exception; favorisée sans interruption par Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, protégée contre toute concurrence par des lettres patentes et des arrêts nombreux, elle eut une personnalité à part et forma un tout bien différent des autres sortes de sociétés alors reconnues par les lois.

Le sujet nous a paru digne d'intérêt par la diversité des points de vue sous lesquels il pouvait être envisagé, touchant tour à tour l'histoire politique et diplomatique, l'histoire financière et économique et les questions ouvrières. Nous avons donc poursuivi cette étude jusqu'au jour où l'ordonnance du 17 février 1830 transforma la compagnie en une société anonyme soumise au droit commun et lui enleva son caractère d'originalité.

Nous avons en vain cherché, dans les rares ouvrages relatifs à l'histoire du commerce et de l'industrie aux siècles derniers, des indications qui nous eussent guidé pour la division et l'agencement de notre travail. Malheureusement, peu d'auteurs se sont occupés des questions économiques sous l'ancien régime, et quand ils les ont étudiées, ils l'ont toujours fait à un point de vue général. Après beaucoup d'hésitation, nous avons cru que la façon la plus rationnelle d'envisager le sujet qui nous inté

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