Examen critique de l'ouvrage posthume de Mme la bnne de Staël, ayant pour titre: Considérations sur les principaux événemens de la Révolution française

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A. Bailleul, 1818 - France - 4 pages
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Page 406 - Le peuple entra dans le sanctuaire : il leva le voile qui doit toujours couvrir tout ce que l'on peut dire, tout ce que l'on peut croire du droit des peuples et de celui des rois, qui ne s'accordent jamais si bien ensemble que dans le silence.
Page 155 - Ailleurs , une certaine bonhomie , des habitudes même plus vulgaires, confondent davantage les hommes, bien qu'ils soient légalement séparés ; mais l'élégance de la noblesse française accroissait l'envie qu'elle inspirait. Il était aussi difficile d'imiter ses manières que d'obtenir ses prérogatives. La même scène se répétait de rang en rang; l'irritabilité d'une nation trèsvive...
Page 244 - Robespierre ; mais la liberté de la presse commençait à renaître , et la vérité avec elle. Le vœu général était de fonder des institutions sages et libres, et de se débarrasser des hommes qui avaient gouverné pendant le règne du sang. Toutefois rien...
Page 166 - Danton lui adressa ces paroles : Guadet, tu ne sais point faire le sacrifice de ton opinion à la patrie ; tu ne sais point pardonner • tu seras victime de ton opiniâtreté.
Page 76 - Mais dans les débats politiques, où la masse d'une nation prend part, il n'ya que la voix des événemens qui soit entendue; les argumens n'inspirent que le désir de leur répondre.
Page 235 - Jean-Jacques; et plusieurs hommes de la même opinion lui ressemblaient à cet égard. Mais les soupçons des républicains et des jacobins en France tenaient d'abord à ce qu'ils ne pouvaient faire adopter leurs principes exagérés , et secondement à une certaine haine contre les nobles, dans laquelle il se mêlait de mauvais mouvements. On...
Page 172 - Convention , si par ces insurrections toujours renaissantes il arrivait qu'on portât atteinte à la représentation nationale, je vous le déclare, au nom de la France entière, Paris serait anéanti. Bientôt on chercherait sur les rives de la Seine si Paris a existé.
Page 155 - L'orgueil mettait partout des barrières, et nulle part des limites. Dans aucun pays, les gentilshommes n'ont été aussi étrangers au reste de la nation ; ils ne touchaient à la seconde classe que pour la froisser. Ailleurs , une certaine bonhomie , des habitudes même plus vulgaires, confondent davantage les hommes, bien qu'ils soient légalement séparés ; mais l'élégance de la noblesse française accroissait l'envie qu'elle inspirait.
Page 400 - Mais l'étincelle divine n'existait pas dans son cœur. Le triomphe de Bonaparte , en Europe , comme en France , reposait en entier sur une grande équivoque qui dure encore pour beaucoup de gens. Les peuples s'obstinaient à le considérer comme le défenseur de leurs droits, dans le moment où il en était le plus grand ennemi.
Page 80 - Sa physionomie n'exprimait pas sa pensée, mais ce n'était point par fausseté qu'il cachait ses impressions ; un mélange de résignation et de dignité réprimait en lui tout signe extérieur de ses sentiments. En entrant dans l'assemblée, il regardait à droite et...

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