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paroit un extrait de la gazette de Madras qui porte que le lord Cornwallis avoit été joint durant la marche vers Seringapatam par la cavalerie Maratte au nombre de 12 ou 15 mille hommes ; qu'en s'approchant de Seringapatam , il avoit fait les préparatifs né. ceffaires pour attaquer les ouvrages extérieurs le is Mai, à 2 heures du matin ; mais qu'une pluie violente étant survenue , l'armée n'arriva au rendez-vous qu'entre 10 & 11 heures du matin, ce qui donna à l'ennemi le tems de se préparer ; que cependant l'attaque commença immédiatemeer , & que les ouvrages extérieurs furent emportés d'affaut ; que Tippo avec son armée , fut forcé de chercher un asyle dans Seringapatam , où la famine faisoit les plus grands ravages. Cette gazette ajoute que la continuation des pluies avoit sauvé l'armée de Tippo , & mis le lord Cornwallis dans la nécessité de se retirer à Bangalore ; elle ne dit point, comme on l'a débicé, que Tippo ellc fait aucune tentative pour harceler ou actaquer le lord Cornwallis dans sa retraite ; elle suppose seulement que notre perte a été considérable. Il est vrai que le lord Cornwallis a été obligé de laisser derriere lui une pare tie de la grosse artillerie , après l'avoir rendue inutile ; mais c'est parce qu'elle manqucit d'animaux de trait, la plupart étant crevés, faute de fourrages,

BOUILLON ( le 16 Décembre ). Une lettre de Liege en date du 3 de ce mois, contient ce qui suis,

« Je voudrois bien sçavoir quand il plaira au Ministere François de se croire en état de guerre vis-à-vis des François réfugiés en Alo lemagne. Antend-il que l'or de l'Espagne &

de l'Italie, mêlé aux roubles de Catherine II, ait achevé les avances d'un armement plus formidable ? L'empereur auroit-il trouvé plus commode & plus sûr de mettre dans son secret les ministres de France, ou bien a-t-il réel. lement trouvé le moyen de les conduire, de les diriger, selon ses vues, par des pratiques qui leur soient inconnues, complots, trahi. lons, tout reste dans la plus parfaite impuni. té ! L'Assemblée Nationale s'agite & ne bat que de l'air ! Les ministres y, prennent la parole, & n'y font que du bruit ! Des querelles sur la loi , des querelles sur l'exécurion de la loi, des querelles sur tout : à quand donc les combats? Ne voyez-vous point que vous êtes menacés de toutes parts ; que le nom François est en horreur dans toutes les cours de l'Europe ; que Léopold n'a que fa philosophie de Toscane , & qu'en la qualité de chef de l'Empire, il est votre ennemi , plus encore en la qualité de monarque autrichien,

Où donc eft cette vigueur qui vous a conquis la liberté & l'égalité ? Ne voulez-vous plus de cette derniere qui seule peue vous répondre que vous conserverez l'autre ? Car c'eit la noblesse de toute l'Europe qui presse & conjure les fouverains de se déclarer contre la France. Ne croyez-vous donc plus que le fer soit dans vos mains le glaive de l'équité ? Eft-ce que la Hol. lande, & les Belges & les Liégeois ne vous ont point appris ce que c'est que de manquer de résolution?.... Vos ennemis sont ici dans nos murs; la citadelle qui nous domine, & d'cà le despotisme autrichien a renversé avec des paroles fallacieuses & des baïonnettes redoura bles, nos dernieres espérances de liberté... oui, cette forteresse est occupée cout-à-l'heure

par 1800 rebelles. Déjà vos réfugiés qui font dans cette ville cous indignent (je parle des neuf dixiernes de ma nacion ) par la hardieife de leurs propos & l'atrocité de leurs espérances contre leur propre pacrie..... Ah! si nous, Liégeois, nous n'avions eu à combattre qu'une poignée de rebellez , nous n'aurions pas à sougir de voir notre ciradelle servir de repaire à des étrangers ennemis des loix de leur pays & de l'humanité!... François , venez nous délivrer de la présence de ces traitres ! Ve. nez faire recentir dans nos murs ( où vous trou. vers 2 encore des amis ) le nom de liberté & celui du roi que vous avez librement couron. ne !..... La bonne toi de votre prince est dans l'ordre de marcher soudain à vos ennemis ».

« En un mot, ne croyez point achever un ouvrage aussi extraordinaire que votre Révolution, fans un effort extraordinaire. La France n'a plus à garder, ou ne peut plus garder les mêmes me:ures qu'autrefois avec des voisins dont les princes manquent aux égards dus à la Nation Françoise , à tous les traités d'amitié & de bon voisinage...... Voulez-vous les empêcher d'agir , montrez-leur ce que vous sçavez entreprendre..... Quand des Cours qui vous haïffent feront prêtes pour vous accabler , elles ne manqueront pas de prétextes pour le faire; & leur Agamemnon Léopold, peut-ê:re ipubliera les manifeftes les mieux libellés. Prévenez leurs complots. Dislipez vos rebelles sur vos frontieres menacées; & vous aufli, vous émigrez, les armes à la main comme eux ; qui souffrit les premiers , ne doit point s'offenser des autres. C'est un chanp clos que vous prendrez sur une terre étrangere. C'est un grand carrel qui doit s'y terminer entre des Patriotes & des rebelles. Victorieux

vous

rentrez dans vos murs, & l'Europe vous refpectera..... François , peuple souverain ! au nom des peuples qui n'ont point recouvré leurs imprescriptibles droits, respectez votre liberté, défendez l'égalité, l'égalité pour laquelle , sans numéraire , fans impofitions, au milieu des diffentions intestines, trahis au dedans, déchirés par des querelles de prêtres , vous aurez à foutenir l'effort de l'Europe si tout à l'heure, pouffés par une indignation héroïque , vous ne courez , les armes à la main, punir & dissiper sur vos frontieres un effaim de rebelles qui, protégés ouvertement par de puis. santes maisons regnantes , ne tarderont point à vous faire repentir d'avoir été trop confians & trop généreux », &c.

Le Journal du diftria de Meaur, qui devient de jour en jour plus intéressant, a commencer du rer. Janvier 1792, contiendra l'extrait des contrais déposés aux tableaux des hypothéques des diftri&s de Meaux , Rozay , Château-Thierry & Crépi én Valois ; on con Linuera d'insérer aussi la note des biens nationaux à vendre dans le diftri& dc Meaux, les décrets de l'Assemblée Nacionale, les nouvelles, le prix courans des grains, &c. Le prix de l'abonnement est de 7 liv. 19 f. pour Meaux, & de 9 liv. pour tout le royaume, franc de port par la porte. On souscrit à Meaux , chez Charles , libraire, rue St. Remy.

Bourse du 12 Décembre.
A&. des Ind. de 2500 1. 2325.20.
Portion de 1600 liv. 1475,
Emp. d'oa. de soo liv. 466.71.
Emprunt de 1782. . . peau pair . b.
Empr. de 125 mill. 15 . 15..
Emprunt de 80 millions.
Idem. sans bull. 124. 112. b.
Idem forci 21.
Bulletin non forci. 97. 96.
Reconn. de bull. non corries. 98.
Emprunt National. 1. a. b.

Caisle d’Escompte. 4020. 5. 4000. 3998.4000.

S. 4000, 3995.. 92. Demi-A&ions. 2005. 2000. 1995. 98. 2003.

2000 1995 Nouvelles Indes. 1430. 25. 22. 21. 20. 18. 16.

18. 20. 23. 24. 23. 22. 21. 20. 18. 16. Assuranc. des incend. 679. 78. 76.75. 78. 77. Assurance à vie. 755. 50. 52. 50. 47. 48. 49.

Rentes.. ire. Classe à 5 pó. sans retenue 93 1. 93. 2e. Claffe à 5. Pö. sujetres au 15e. 86. 3e, Claffe à 5 p: fuj. au loe. 84 &. 84.

Changes.

Cours des changes du 22 Décembre.
Amft. 39.

Cadix. 21 1. 10. 1. od.
Hamb. 270.

Gênes. 135.
Londres 20.

livourne. 145.
Ma. 211. 10 f. od.

Lyon pt. des Saints. au pair. P. DE L'HOTEL-DE-PILLE. ANNÉE 1791,

Toutes lettres.

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