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partemens du Rhin , & quelquefois il éclate. Le juge de paix de Muntter, exerçant la police correctionnelle vient de condamner felon la loi, à 50 liv. d'amenje. & à un mois de prison , un jeune fanatique atteint & convaincu d'avoir outi gé son cucé constitutionuel. Célui de Soulizb.ch, administrateur de la cure de Wihr, perite ville voiline , voulur s'y re: dre pour y célébrer l'otrice divin, loriqu'il rencontra sur le grand chemin une tourbe de manans & de femmes , ailembiés. autour d'un grand feu , & qui antenjoient ce pafteur pour l'y jerier. Ce ne fut qu'avec peine qu'il par le soustraire à leur fureur. Ce taic a été dénoncé aux administrateurs à Colmir, qui ont reçu une dépuration de Neut-Brisac, dont les habitans, boos patriotes dan Meurs', réclament la conservation de leurs capucins. Une cinquantaine de communautés du mêsue district fodides pétitions combinées en fac veur des prêcres non-conformiites..

A Privet , au département de l'Ardeche , les, habiians , ain'i que dans d'autres lieux du royaume, persuadés que le baptême ne peui eure valablement conféré par des eccléfiattiques donc ils n'adoptent point les opinions religieutes', fe diipe.ifent de présenter leu s entais aux fonts baptismaux de leurs paroiffes & environnent ainsi d'incertitude l'époque de leur naifa fance. Le diredoire, convaincu, que tout ce qu'il peut y avoir de religieux dans lacte de baptême est étranger à l'ordre polinque, a arrêté. « que l'Allemblée Nationale. feroic suppliée de protéger une loi qui prescrive içs Formes civiles, nécessaires pour conftarer la: naiffance & le décès des citoyens », & il a ordonné, qu'en arendant, les municipalités: de ce département trendront un registre dans les quel elles. carluceront l'époque de la naissance

des enfans dont elles sçauront que l'enregistree ment sur les registres curiaur aura été différée.

Dans le département de la Vendée, les prêtres non-affermentés font plus que jamais attachés à leurs opinions; mais quoiqu'on ait pu

dire aucun trouble n'y est survenu, depuis le départ des commissaires civils.

Le directoire du département de la CharenteInférieure, vient de suivre l'exemple qu'a donné celui de Paris, concernant la liberté du culte religieux , & que nous avons rapporté dans le tems. Son arrêté deviendra biencôt, sans doute , l'arrêté général de toutes les affemblées administratives qui voudront marcher sur la ligne de la Constitution & de la loi, faire jouir les citoyens de la liberté , de l'ordce & de la paix qu'elles leurs doivent , & ne pas épuiser elles-mêmes toutes leurs forces d'administration en mesure de police fausses, puériles, contradi&oires & anarchiques.

Suivant les avis du département de la Meule, 40 émigrans ont paffé à Montmédy-Bas, ou il y a deux compagnies de grenadiers. Sept de ces fugicifs ont été arrêtés & reconnus pour être anciens garde-du-corps. Ils avoient chacun deux pistolets , une épée, & leurs voitures écoient remplies de labres. On leur trouvé 7 mille 700 liv, en or dans leurs bonnets & leurs bottes.

Les bataillons nationaux du département de la Meurthe font enfin équipés & armés. Ils ont si bien profité des trois mois qui se sont écoulés depuis leur raflen blement , qu'un mi. litaire exercé pourroit à peine remarquer quelque différence epire la précision de leurs ma.' neuvres, & celie des troupes de signe. La discipline y est d'autant plus exade, qu'ils

ont éloigoé de leurs drapeaux les querelleurs & les insubordonnés. Ils ont d'ailleurs, sur la plupart des troupes de ligne, un avantage précieux, celui d'une entiere confiance dans les chefs qu'ils se sont choisis, & sur le patriotisme de!quels ils peuvent compter:

Le quatrieme bataillon des volontaires du même département, a passé par Toul, le is Novembre, en le rendant à la certiration sur les frontieres. La municipalité, en écharpe, l'a accueilli. à son entrée ; les Gartes Naiionaux qui étoient allés à leur rencontre avec Jeur compagnie d'artillerie, se font empreffés de lui témoigner, par une fête civique, les fertimens d'amitié & de reconnoiffance dont ils font pénétrés pour ces braves compatrio:es qui ont renoncé aux douceurs de la vie privée , pour aller , loin de leurs foyers, veiifer a la défense de 1a. patrie.

Les ennemis de la Révolution qui , il y a que ques mois, regardoient en pitié ces raffemblemens de volontaires, font focés d'avouer aujourd'hui que cette mesure fåuvera la Fran. ce ; & que d'ailleurs la Nation trouvera toutours une fource inépuisable dans la formajion successive de ces bataillons que l'on peut licentier en tems de paix , & dont les individus dispersés seront encore uciles à la chose publique, en portant dans leurs foyers l'expérience des exercices militaires , l'habitude de la discipline , & de l'obéiffance à l'autorité légitime , li nécessaire à une nation aussi jalouse de conferver la liberté.

On mande du département de Haute Loire que les éle&eurs y ont élu à l'unanimité M. de La Fayette à une place d'adminiftrateur de ce département, en déclarani le defir de le nommer à la préfidence. M. de La Fayette, en recevant la députation qui eft

allée lui porter cette nouvelle , a déclaré que personne ne pouvoit être plus touché de cette marque d'eftime & de conħance, & n'atrachoit up plus grand prix aux places conférées par les suffrages du Peuple ; mais il a prié les concitoyens de le dispenser d'accepter cette place, dont les fondions ne pouvoient s'accorder avec la résolution qu'il avoit prise de vivre en simple citoyen , & de ne s'occuper que de les affaires domestiques. Il y a lieu de croire que le même motif ne lui permettra pas d'accepter la place de chef de légion à laquelle il a été élu dans l'armée parisienne.

Par une relation publiée au nom de l'Affemblée Coloniale de la Gadeloupe , on voit que la compagnie de grenadiers du deuxieme bataillon du quatorzieme régiment d'infanterie y a été en insurrection , & que la tranquillité a été rétablie par le courage de 150 habitans qui, sans armes ont osé attaquer ces grenadiers dans la caserne du Mörne, & les ont fait prisonniers.

Une lettre de Saint - Vincent annonce que les gens de couleur de Sainte - Lucie , après avoir combatru les Blancs avec quelque luccès, le fond retranchés dans le Morne Fortu. Dé; & que M. de Béhague , parti de la Mar -tinique pour aller les réduire , n'y écoit pas encore arrivé au bout de trois semaines , quoiqu'il ne faille pas ordinairement un jour pour s'y rendre.

La frégate l'Embuscade vient d'arriver des iflex du Vent, parce que l'équipage a, dit-on , forcé le capitaire- de s'en revenir,

GRANDE-BRETAGNE. LONDRES ( le 22 Novembre ). Leurs Majeftés de les fix princelles revinreno je 16 de ce mois de Windlor au palais de la reine.

Le 19, le duc & la ducheffe d'Yorck arrin verent en certe capitale à s heures après midi, où ils furent reçus par le prince de Galles, qui les présenta' le même soir à Leurs Ma. ainsi qu'aux princesses.

Le 23 , vers les 9 heures du soir , l'archevêque de Cantorbery, affifté de l'évêque de Londres , célébra de nouveau la cérémonie du mariage du duc & de la ducheffe d'Yorck, conformément à l'acte relatif aux mariages de la famille royale, passé dans la foe, anr és de George Ill.

PA Y S-B A S. BRUXELLES ( le 30 Novembre ). Le Gouver. nemene a déclaré que ce n'est pas par son aucoriré que les quatre députés des Etats de Brabant ont été arrêtés ; mais en

vertu d'un décret du Conseil souverain de Brabant ; & que la force militaire n'a été employée dans cette circonstance, que pour soutenir le décreti

Ces quatre députés ont été conduits , le 25 au soir, dans la prison appellé Treurenberg. Le 27 au matin , ils ont été remis aux arrêrs ; & enfin ils jouissent aujourd'hui d'une entiere liberté.

Le lieutenant-feld maréchal baron de Beau lieu , s'est rendu d'ici à Liege pour y prendre le commandement des troupes impériales réparties dans cette principauté.

On assure que tous les François émigrés oro reçu ordre de M. le comie d'Artois de le rendre sans délai à Coblence. En effet, il en est déjà parti beaucoup ; mais on croit qu'ils n'iront pas plus loin que dans la principauté de Liege, dont la situation limitrophe de la France, & les dispositions du prince - évêque cffrent plus de chance à leurs projets c'invasion.

On a arrêté ici un des affaflips du courrier

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