Page images
PDF
EPUB
[ocr errors][merged small]

je n'ai pas balance a la donner librement & volontairement : ma résolution est invariable. Si les nouvelles loix exigent des changemenss j'attendrai que le tems & la réflexion les lol licitent ; je suis déterminé à n'en provoques & à n'en souffrir aucun par

des

moyens contraires à la tranquillité publique & à la loi que j'ai acceptée »..

« Je crois que les motifs qui m'ont déterminé doivent avoir le même.empire sur vous: je vous invite donc à suivre mon exemple. Si, comme je n'en doute pas, le bonheur & la tranquillité de la. France. vous sont chers vous n'héliterez.

pas à concourir par votre con, duite à les faire renaitre. En faisant cefler les inquiétudes qui agirent les esprits, vous contribuerez.. au rétablissement de l'ordre, vous aflurerez l'avantage aux opinions sages & mo: dérées, & vous servirez efficacement le bien que votre éloignement & les projets qu'on vous fuppose ne peuveat que contrarier.n.

a Je donnerai mes soins dice que tous les François qui pourront rentrer dans le royaume, Y jouissent paisiblement, des droits que: la loi Tèor reconnoit & leur: affure. Ceux qui voudront me prouver leur attachement ne baluna et ront pas. Je regarderai Pátrention que vous donnerez à ce que je vous marque, come une grande preuve d'attach ment envers vorie ftere. &. de fidélité envers votre roi , & je Yous sçaurai gré, toute ma vie de playgir épargné la nécessicé d'agis en opposition aves NOUS, par: la sésolution jovaciable. où : je suis de-maintenir ce que j'ai annoncé.

Signé LOUIS. Lettrez du roi de Louis Stanislas-Xavierprince

françois, frers du roi..

Paris, de 327 Novembre?1997: • Je vous ai écrits mon frere; fè-160dobre

ass

8

3

dernier , & vous avez dù ne pas douter de mes véritables sentimens. Je suis étonné que ma fecere 'n'ait pas produit l'effet que je devois en attendre. Pour vous rappeller à vos devoirs, j'ai employé tous les motifs qui devoient le plus' vous toucher." Votre absence est un prétexte pour tous les malveillans, une forte d'excuse pour tous les François trompés qui croient me, servir en tenant la France entiere dans une inquiétude & 'une agitation qui font le tourment de ma vie. La Révolution est finie la Constitution eft achevée, la France la veut, je la maintiendrai ; c'eft de son affermiffement que dépend aujourd'hui le salut de la monarchie. La Conftitution vous a donné des droits ; elle y a mis une condition que vous devez vous hacer de remplir. Croyez-moi, mon frere, repoussez les doutes qu'on voudroit vous don ner sur ma liberté. Je vais prouver par un acte bien solemnel, & dans une circonstance qui vous intéreffe', que je puis agir librement. Prouvez-moi que vous êtes mon frere & François, en cédant à mes instances. Votre véritable place est auprès de moi; votre intérêt, vos sentimens, vous conseillent également de venir la reprendre ; je vous y invite , &, s'il le faut, je vous l'ordonně v

Signé, LOUIS. Lettre du roi à Charles: Philippe, prince françois,

frere du roi.

Paris, le iz Novembre 1791. « Vous avez sûrement connoiffance du décrec que "l'Aqe mblée Nationale a rendu relativement aux François' éloignés de leur patrie ; je ne crois pas devoir y donner mon consentement, aimant me persuader que les moyens de douceur rempliront plus efficacement le but qu'on se propose , & que réclame l'intérêt de

DE

l'Erar. Les diverses démarches que j'ai faites auprès de vous ne peuvent vous laisser aucun doure sur mes intentions, 'ni sur mes veux. La tranquillité publique & mon repos personnel lont intéressés à votre retour. Vous ne pourriez prolonger une conduite qui in. quiete la France & qại m'afflige, sans manquer à vos devoirs les plus effentiels. Epargnez moi le regret de concourir à des mesures fém veres contre vous ; consultez votre véritable intérêt ; laissez-vous guider par l'attachement que vous devez à votre pays , & cédez enfin au væu des François , & à celui de votre roi. Cette démarche de votre part fera une preuve de vos sentimens pour moi, & vous assurera la continuation de ceux que j'ai toujours eus pour vous »

Signé, LOUIS. DÉPARTEMENT PARIS. La nomination des nouveaux membres de ce département est achevée ; voici les noms de tous les membres dans l'ordre de leur éle&tion,

MM. Glot; Anson; Gravier (de Vergennes); Briere ( de Surgy); La Rochefoucault; Le Vieillard; Dailly; Thion (de La Chaume); Montes quiou ; Gounion; Bailly; Demautort; Dubois (de Crancé); Andelle ; Beaumetz; Démeunier; Gobet ; Gerdret.

Le 10, l'affemblée électorale à nommé M.
Ræderer procureur - fyndic du département
I) éroît en concurrence avec M. d'André.

Le II, M. Prieur a été élu vice-président
du tribunal criminel.

MUNICIPALITÉ. Le Conseil - général de la Commune de Pa. ris a cenu fa séance le 12 Novembre. A l'ou. verture le maire a demandé la parole lus

[ocr errors]
[ocr errors]

her compte de la gestion ; pour résultat, il s'ef Borné à cette invitation, que si quelqu'un avoit à le plaindre: de lui en particulier, les crio bunaux. lui-étoient ouverts, & qu'il seroit tou. jours prêt àirépondre à touies les réclam:cions légitimes.. Pallant ensuite à l'approvifionne: ment de Paris-, il a annoncé qu'il y avoir dans les chantiers de Paris, à Pépoque du mois d'Août dernier, 650: mille voies de bois, un million de voies de charbon, 54. mille sacs de grains & farines ; que ce même nombre de facs existe encore aujourd'hui, & peat conduire jusqu'au printems ; qu'alors on pourra y joindre les 40-mille-sacs qui ont été achetés en Amérique, avec lesquels. On areindra la récolte prochaine.

S'étendant ensuite sur l'adminiftration mu. nicipale, il s'est plaint de la défectuosité du téglemene & du trop grand nombre des pou. voirs ;: il a dit qu'à cet égard la loi avoit be. foin d'être modifiée..

Il a parit ensuite du défaut de loi eontre les tripots de jeux, & de la nécessité de l'espion, nage pour délivrer Paris des brigands qui l'infer. tent depuis longtems.

Le curé de Chaillot a propose de décerner: une récompense civique M. Bailly. Le maire a. demandé Mojournemena de la proposition.

M. Borie s'eft plaint: du ton daigreur qui regnoir: dans le mémoire de M. Baily, M. l'abbé Dreux s'est aussi plaint.de ce que, mal. gnér le veu des 48 Sections , les administra. teurs sortoient sans rendre de-compte.. Ha éré fort applaudi; par los tribunes. ra ensuite annoncé une lettre de M. ulot, qui renvoie fon écharpe..

milaire nommé pour l'examen du

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

compte de M. Ville-Neuve., trésorier de la ville, on a fait la lecture. Depuis qua re ans ce comple, n'avoit point été rendu. Il en rélulte que la recette à éié de 48 millions deux cens & quelques milie livres , & la dépente de 45 miliions: trois: ceni njlle. quatre vingi huit liv,

Les coinmis aires des sexions se font réuhis le. 16. à l'hôte-de-ville pour le dépouil. lement des procès - verbaux d'éledion du nou. Veau maire, Sur. 10 mille 632 votans, M. Péthion, ex député à l'Aflembiée Nationale. Conftituante & président du tribunal criminel du dépar tement de Paris , 'a réuni. 6. mille 708 luffrages, & M.. La Fayetre 3 mille 126. M. d'Andié en a eu 77. Le reste à été partagé entre MM. Robespierre ,, Fréteau , Camus Tron. cher & plusieurs autres.

Le 18.,, linstallation du nouveau maire s'est faite, dans la salle de la Commune, M. Baile Jy ayant pris la parole., a présenté au Confeil général fon successeur,, donc, il a fait l'éloge d'une maniere précise & bien fensie. M. Véhion a répondu par un discours dans le quel il a exprimé toute la gratitude que lui insptie cette marque de la reconnoiffance pub ique TRAIT SE BTR É CITS VARIÉS.

La proclamation du roi 2: qui:ne. deyroit oC. calionner qu'une seule feifarion , fatisfait les uns & mécontente les autres. Le Parriote François , qui est du nombre de ces derniers, s'en explique ainfi :

« Ce langage ne nous éionne pas dans la bouctie du roi ; il ne nous a pas étonné dans des feuilles miostérielles & auistocrasiques qui ant, voulu préparer les esprits au veto ; maies nous fon mes surpris de le renouver nans la Chionique, noas. fonmes førpris d'eniendre.less

[ocr errors]
[ocr errors]
« PreviousContinue »