Oeuvres en prose de André Chénier: augmentées d'un grand nombre de morceaux inédits, et précédées d'une notice littéraire

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Librairie de C. Gosselin, 1840 - France - 332 pages
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Page 287 - Si le Roi se met à la tête d'une armée et en dirige les forces contre la nation, ou s'il ne s'oppose pas par un acte formel à une telle entreprise qui s'exécuterait en son nom, il sera censé avoir abdiqué la royauté.
Page iii - Lorsque le fils d'Egée, invincible, sanglant, L'aperçoit, à l'autel prend un chêne brûlant, Sur sa croupe indomptée, avec un cri terrible, S'élance, va saisir sa chevelure horrible, L'entraîne, et, quand sa bouche ouverte avec effort Crie, il y plonge ensemble et la flamme et la mort.
Page xliii - Comme un dernier rayon , comme un dernier zéphire Anime la fin d'un beau jour, Au pied de l'échafaud j'essaie encor ma lyre.
Page lv - Auprès d'André Chénier avant que de descendre J'élèverai la tombe où manquera sa cendre, Mais où vivront du moins et son doux souvenir, Et sa gloire, et ses vers dictés pour l'avenir.
Page xliii - ... l'heure en cercle promenée Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est bornée , Son pied sonore et vigilant, Le sommeil du tombeau pressera ma paupière ; Avant que de ses deux moitiés Ce vers que je commence ait atteint la dernière , Peut-être en ces murs effrayés Le messager de mort , noir recruteur des ombres , Escorté d'infâmes soldats , Remplira de mon nom ces longs corridors sombres.
Page 93 - J'ai indiqué un bien petit nombre des sacrifices que chaque jour reçoit la Peur; je lui en ai peutêtre fait plus d'un moi-même ; je ne lui ferai pas celui de dissimuler le nom de l'auteur qui vient de chanter cet hymne à sa louange.
Page iv - M'appelait son rival et déjà son vainqueur. Il façonnait ma lèvre inhabile et peu sûre A souffler une haleine harmonieuse et pure. Et ses savantes mains prenant mes jeunes doigts, Les levaient, les baissaient, recommençaient vingt fois, Leur enseignant ainsi, quoique faibles encore, A fermer tour à tour les trous du buis sonore.
Page xliii - Au pied de l'échafaud j'essaye encor ma lyre. Peut-être est-ce bientôt mon tour. Peut-être avant que l'heure en cercle promenée Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est bornée, Son pied sonore et vigilant, Le sommeil du tombeau pressera ma paupière!
Page lv - Ces reptiles hideux, sifflant dans la poussière, En vain sèment le trouble entre son ombre et moi : Scélérats ! contre vous elle invoque la loi.
Page 306 - La guerre ne peut être décidée que par un décret du corps législatif, rendu sur la proposition formelle et nécessaire du roi , et sanctionné par lui. Dans le cas d'hostilités imminentes...

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