Épitres. Poésies diverses. Correspondance de M. Thomas avec Ducis

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Page 244 - Car que voulez-vous qu'on m'emporte ? Je n'ai ni trésors ni bijoux ; Je peux voyager sans escorte. Mes vœux sont courts ; les voici tous : Qu'un peu d'aisance entre chez nous ; Que jamais la vertu n'en sorte. Mais n'en laissez point approcher Tout front qui devrait se cacher, Ces échappés de l'indigence, Que Plutus couvrit de ses dons, Si surpris de leur opulence , Si bas avec tant d'arrogance, Si petits dans leurs grands salons. Oh...
Page 34 - Donnez-moi, mes amis, des lauriers et des fleurs; Je l'en veux accabler, j'en veux couvrir sa cendre. Mais son cercueil frémit, ma voix s'est fait entendre. Oui , mon ami , c'est moi , mon accent t'est connu...
Page 127 - J'ai travaillé long-temps; ma comédie est prête, «La voilà; comment faire? Ah ! vous venez trop tard.» — « Je connais mon devoir en ce fâcheux hasard. «J'aurai du moins la joie, ajoute le jeune homme, «De mêler mes transports aux hommages de Rome, « D'entendre proclamer votre...
Page 248 - Que ta paix , tes flots et tes fleurs. Le lis frais , l'humble marguerite , Le rossignol chérit tes bords; Déjà sous l'ombrage il médite Son nid , sa flamme et ses accords. Près de toi , l'âme recueillie Ne sait plus s'il est des pervers Ton flot, pour la mélancolie, Se plaît à murmurer des vers. Quand pourrai$-je aux jours de l'automne...
Page 392 - ... aimer nous-mêmes. Je voudrais que mon amitié pût être de quelque prix pour vous , pût contribuer du moins à soulager vos peines. S'il suffit pour cela de les sentir bien vivement, croyez que personne n'en est plus pénétré que moi , ne vous est et ne vous sera jamais plus attaché. C'est votre heureux et excellent caractère, plus encore que vos grands talents, qui a formé cette union , et qui la conservera, j'espère, jusqu'au dernier moment de notre vie.
Page 118 - Devais-tu sous la tombe être sitôt caché? Par quels tendres liens tu lui fus attaché, Cher Andrieux! Tous deux , simples et sans envie, Les mêmes goûts charmaient votre paisible vie. Je te vois près de lui , ton crayon, rouge en main , Notant un manuscrit, qui te supplie en vain. De ta vocation j'y reconnais la marque. Exprès , Dieu pour Collin te fit un Aristarque, Sûr, instruit, mais sévère.
Page 36 - Et ta patrie en cendre, et ce long souvenir .. Qui va , de siècle en siècle , effrayer l'avenir. * Je n'ai point, diras-tu, provoquant ta colère, Prétendu lâchement excuser l'adultère ; Mais si j'ai fui l'hymen, pour toi si précieux, Dois-je enflammer ta bile ; et serai-je à tes yeux Un mortel sans vertu , sans morale ? — Au contraire...
Page 156 - ... heureux, Où sa grâce et sa paix nous ont unis tous deux. Le désert nous cacha. C'est là que, solitaires , De celui qui peut tout adorant les mystères, Nous avons dit souvent : Quand tout est agité, Heureux sur tant de flots qui dans l'arche est resté ! Tendre amitié chrétienne, oh ! quelle est ta puissance! Tu consoles nos maux, soutiens notre espérance, Doucement vers le ciel tu mènes deux amis , L'un par l'autre éclairés, l'un par l'autre affermis; Soldini, tu le sais, oui, telle...
Page 85 - Quelle amitié peut mieux s'expliquer que la nôtre ? Qui de nous eut plus d'art , d'ambition que l'autre? Nous devions nous tenir par un autre lien. Thomas fut ton ami , je fus aussi le sien. Qu'en son nom quelquefois l'amitié nous rassemble ; De lui, de ses vertus nous parlerons ensemble : Entretiens à la fois et douloureux et doux ! Né faible, il a fini, mais, hélas.
Page 121 - C'est encor dans les mœurs le vrai beau qu'ils respirent. Par toi leur cœur se forme avec leur jugement : Leur pensée apprend l'ordre et s'explique aisément; Leur langage, leur style, et s'arrange et s'épure. Ton grand mot, le voici : « Restez dans la nature; « Dans ses heureux sentiers, hélas! trop peu battus, « Toujours marchent ensemble et talens et vertus.

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