Mémoires de Mme Roland, Volumes 1-2

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A. Durand, 1840 - France
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Popular passages

Page 192 - Je ne sais , ma petite amie , s'il me sera donné de te voir ou de t'écrire encore. SOUVIENS-TOI DE TA MÈRE. Ce peu de mots renferment tout ce que je puis te dire de meilleur. Tu m'as vue heureuse par le soin de remplir mes devoirs et d'être utile à ceux qui souffrent. Il n'ya que cette manière de l'être. Tu m'as vue paisible dans l'infortune et la captivité , parce que je n'avais pas de remords , et que j'avais le souvenir et la joie que laissent après elles de bonnes actions. Il n'ya que...
Page 193 - Un temps viendra où tu pourras juger de tout l'effort que je me fais en cet instant pour ne pas m'attendrir à ta douce image. Je te presse sur mon sein. Adieu , mon Eudora ! A ma bonne Fleury.
Page 120 - ... philosophie, il paraît fait pour goûter et procurer le bonheur domestique ; il oublierait l'univers dans la douceur des vertus privées , avec un cœur digne du sien ; mais jeté dans la vie publique, il ne connaît que les règles de l'austère équité ; il les défend à tout prix. Facile à s'indigner contre l'injustice, il la poursuit avec chaleur, et ne sait jamais composer avec le crime. Ami de l'humanité, susceptible des plus tendres affections , capable d'élans sublimes et des résolutions...
Page 35 - L'histoire conservera sans doute l'infâme circulaire du comité de surveillance de la commune, renfermant l'apologie des journées de septembre, et l'invitation d'en célébrer de semblables par toute la France ; circulaire expédiée avec profusion dans les bureaux et sous le contre-seing du ministre de la justice.
Page 65 - ... de faire une lettre qui eût le sens commun , ni qui fût lisible ; je trouvais le monde bien injuste et les institutions sociales bien extravagantes.
Page 303 - ... aurait répandu l'effroi dans Paris, la division et la stupeur dans ses environs, toute la France se lèverait avec indignation, et se déchirant elle-même dans les horreurs d'une guerre civile, développerait cette sombre énergie, mère des vertus et des crimes, toujours funeste à ceux qui l'ont provoquée. « Le salut de l'État et le bonheur de Votre Majesté sont intimement liés : aucune puissance n'est capable de les séparer...
Page 313 - République, sans aucun recours au tribunal de cassation, en vertu du pouvoir à lui donné par l'article deuxième d'un autre décret de la Convention, du 5 avril suivant, portant que l'accusateur public dudit tribunal est autorisé à faire arrêter, poursuivre et juger sur la dénonciation des autorités constituées ou des citoyens, EXPOSE que...
Page 51 - Mes vœux vous y conduisent, et j'ai quelque espérance que vous voguez actuellement vers ces contrées. Mais, hélas! c'en est fait pour moi ; je ne vous reverrai plus; et dans votre éloignement , si vivement désiré pour votre salut, je pleure pourtant notre séparation dernière ! Et toi , vénérable époux , tu t'aigris et t'affaiblis dans une vieillesse prématurée , que tu dérobes .avec effort à la poursuite des assassins; me sera-t-il donné de te revoir encore , et de porter quelque...
Page 249 - Hier , fut un jour sur les événemens duquel il faut peut-être laisser un voile ; je sais que le peuple , terrible dans sa vengeance , y porte encore une sorte de justice; il ne prend pas pour victime tout ce qui se présente à sa fureur : il la dirige sur ceux qu'il croit avoir été trop long-temps épargnés par le glaive de la loi , et que le péril des circonstances lui persuade devoir être immolés sans délai.
Page 249 - ... épargnés par le glaive de la loi, et que le péril des circonstances lui persuade devoir être immolés sans délai. Mais je sais qu'il est facile à des scélérats, à des traîtres, d'abuser de cette effervescence, et qu'il faut l'arrêter ; je sais que nous devons à la France entière la déclaration que le Pouvoir exécutif n'a pu prévoir, ni empêcher ces excès ; je sais qu'il est du devoir des autorités constituées d'y mettre un terme, ou de se regarder comme anéanties.

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