Main Currents in Nineteenth Century Literature, Volume 5

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Boni & Liveright, Incorporated, 1923 - Lake poets
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Page 79 - Tu veux que ce soit moi qui ferme ta paupière? «Que j'unisse ta cendre à celle de ton père? « C'est toi qui me devais ces soins religieux ; « Et ma tombe attendait tes pleurs et tes adieux. «Parle, parle, mon fils: quel chagrin te consume? « Les maux qu'on dissimule en ont plus d'amertume. «Ne lèveras-tu point ces yeux appesantis?
Page 95 - Le soir, comme elle était l'aînée, Elle me disait: — Père, viens! Nous allons t'apporter ta chaise, Conte-nous une histoire, dis! — Et je voyais rayonner d'aise Tous ces regards du paradis. Alors, prodiguant les carnages, J'inventais un conte profond Dont je trouvais les personnages Parmi les ombres du plafond. Toujours, ces quatre douces têtes Riaient, comme à cet âge on rit, De voir d'affreux géants très bêtes Vaincus par des nains pleins d'esprit.
Page 103 - Les clous du Golgotha te soutiennent à peine; Sous ton divin tombeau le sol s'est dérobé ; Ta gloire est morte, ô Christ ! et sur nos croix d'ébène Ton cadavre céleste en poussière est tombé ! Eh bien, qu'il soit permis d'en baiser la poussière, Au moins, crédule enfant de ce siècle sans foi, Et de pleurer, ô Christ ! sur cette froide terre « Qui vivait de ta mort, et qui mourra sans toi ! Oh!
Page 94 - Doux rayon triste et réchauffant ! — Lorsqu'elle était petite encore, Que sa sœur était tout enfant . . . — Connaissez-vous sur la colline Qui joint Montlignon à Saint-Leu Une terrasse qui s'incline Entre un bois sombre et le ciel bleu ? C'est là que nous vivions.
Page 357 - La caravane humaine un jour était campée Dans des forêts bordant une rive escarpée , Et, ne pouvant pousser sa route plus avant, Les chênes l'abritaient du soleil et du vent; Les tentes, aux rameaux enlaçant leurs cordages, Formaient autour des troncs des cités, des villages, Et les hommes, épars sur des gazons épais, Mangeaient leur pain à l'ombre et conversaient en paix . Tout à coup, comme atteints d'une rage insensée, Ces hommes, se levant à la même pensée...
Page 29 - Elle grandit, va, court, se mêle à toute chose, Se fait homme, saisit les cœurs, creuse un sillon; Maint roi la foule aux pieds ou lui met un bâillon; Mais qu'elle entre un matin à la diète, au conclave, Et tous les rois soudain verront l'idée esclave Sur leurs têtes de rois que ses pieds courberont Surgir, le globe en main ou la tiare au front.
Page 80 - Le vieillard la suivait, le sourire à la bouche. La jeune belle aussi, rouge et le front baissé, Vient, jette sur le lit un coup d'œil. L'insensé Tremble; sous ses tapis il veut cacher sa tête. « Ami, depuis trois jours tu n'es d'aucune fête, Dit-elle; que fais-tu?
Page 86 - Celui qui d'une femme aime les entretiens; Celui qui ne sait pas dire dans une orgie Quelle est d'un beau cheval la généalogie; Qui cherche ailleurs qu'en soi force, amis et soutiens, Sur de soyeux divans se couche avec mollesse, Craint le soleil, sait lire, et par scrupule laisse...
Page 95 - J'inventais un conte profond Dont je trouvais les personnages Parmi les ombres du plafond. Toujours, ces quatre douces têtes Riaient, comme à cet âge on rit, De voir d'affreux géants très bêtes Vaincus par des nains pleins d'esprit. J'étais l'Arioste et l'Homère D'un poëme éclos d'un seul jet; Pendant que je parlais, leur mère Les regardait rire, et songeait.
Page 295 - Je suis jeune; la pourpre en mes veines abonde; Mes cheveux sont de jais et mes regards de feu, Et, sans gravier ni toux, ma poitrine profonde Aspire à pleins poumons l'air du ciel, l'air de Dieu.

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