Le mérite des femmes: et autres poésies

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A.A. Renouard, 1809 - Leather bindings (Bookbinding) - 247 pages
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Page 170 - Où dorment à grands frais les ombres orgueilleuses De ces usurpateurs par la mort dévorés, Et, jusque dans la mort, du peuple séparés. On y trouve, fermés par des remparts agrestes, Quelques pierres sans nom, quelques tombes modestes, Le reste dans la poudre au hasard confondu. Salut, cendre du pauvre ! Ah ! ce respect t'est dû. Souvent ceux dont le marbre immense et solitaire D'un vain poids après eux fatigue encor la terre, Ne firent que changer de mort dans le tombeau; Toi, chacun de...
Page 34 - De mille êtres souffrants prévenant les besoins, Surmontent les dégoûts des plus pénibles soins; Du chanvre salutaire entourent leurs blessures, Et réparent ce lit témoin de leurs tortures, Ce déplorable lit, dont l'avare pitié Ne prête à la douleur qu'une étroite moitié De l'humanité même elles semblent l'image; Et les infortunés que leur bonté soulage Sentent avec bonheur, peut-être avec amour, Qu'une femme est l'ami qui les ramène au jour.
Page 145 - Cette loi, que jadis établit chez nos pères « Un culte fanatique, et sans force aujourd'hui, « Sur nos bords éclairés doit tomber avec lui. » Ah ! laissez ce langage au profane athéisme; La sensibilité n'est pas le fanatisme : De la religion gardons l'humanité. Barbares, qui des morts bravez la majesté...
Page 19 - Et, sur un lit cruel long-temps évanouie, Mourante , le dépose aux portes de la vie. C'est elle qui, vouée à cet être nouveau, Lui prodigue les soins qu'attend l'homme au berceau.
Page 21 - II commence l'essai de ses forces naissantes. Sa mère est près de lui : c'est elle dont le bras, Dans leur débile effort, aide ses premiers pas ; Elle suit la lenteur de sa marche timide; Elle fut sa nourrice, elle devient son guide ; Elle devient son maître au moment où sa voix Bégaie à peine un nom qu'il entendit cent fois : « Ma mère » est le premier qu'elle l'enseigne à dire.
Page 168 - ... fin , Le sage , en soupirant , contemple ce déclin , Et, ramenant sur soi sa pensée attendrie, Voit dans le jour mourant l'image de la vie. Ainsi donc le rapport des objets avec nous Leur donne à nos regards un intérêt plus doux ' C'est par-là que l'automne, heureux soir de l'année, Nous attache au déclin de sa beauté fanée. Lorsque sur les coteaux sifflent les aquilons , Quand la feuille jaunit et tombe en tourbillons . Quand se flétrit des prés...
Page 93 - Elle reconduisait son père à Lyon, fière de l'avoir délivré : mais le ciel ne lui permit pas de jouir de son ouvrage. Elle tomba malade dans la route , épuisée de...
Page 117 - Dans la fuite du temps tour à tour entraînées ; Par elle , le passé redevient le présent. Eh! jetant sur ses jours un regard. complaisant, Qui n'aime à remonter le fleuve de la vie ! Qui n'aime à voir, devant son âme recueillie.
Page 22 - Sa mère! elle lui prête une sûre défense, Calme ses maux légers, grands chagrins de l'enfance: Et sensible à ses pleurs, prompte à les essuyer, Lui donne les hochets qui les font oublier. Le rire dans l'enfance est toujours près des larmes. Tu fuis, saison paisible, âge rempli de charmes, Pour faire place au temps où l'homme chaque jour Sort du sommeil des sens, et s'éveille à l'amour. Déja son front se peint d'une rougeur timide...
Page 20 - Elle vit dans son fils, et non plus dans soi-même; Et se montre, aux regards d'un époux éperdu, Belle de son enfant à son sein suspendu. Oui, ce fruit de l'hymen, ce trésor d'une mère, Même à ses propres yeux, est sa beauté première. Voyez la jeune Isaure, éclatante d'attraits : Sur un enfant chéri, l'image de ses traits, Fond soudain ce fléau, qui, prolongeant sa rage, Grave au front des humains un éternel outrage.

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