Memoires ... pour servir à l'histoire des négociations depuis le traité de Riswick jusqu'à la paix d'Utrecht, Volume 1

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Page 351 - J'aurais accepté pour le rétablir des conditions bien opposées à la sûreté de mes provinces frontières, mais plus j'ai témoigné de facilité et d'envie de dissiper les ombrages que mes ennemis affectent de conserver de ma puissance et de mes desseins, plus ils ont multiplié leurs prétentions, en sorte qu'ajoutant par degrés de nouvelles demandes aux premières...
Page 353 - ... quoique ma tendresse pour mes peuples ne soit pas moins vive que celle que j'ai pour mes propres enfants, quoique je partage tous les maux que la guerre fait souffrir à des sujets aussi fidèles, et que j'aie fait voir à toute l'Europe que je désirais...
Page 76 - II est vrai que les peuples ont paru désirer que « si le Roi leur maître venoit à mourir, la justice fût « rendue aux légitimes héritiers ; mais ce ne sont que « de simples vœux sans effet , et je n'ai pas vu la « moindre démarche en faveur de mon fils ou de mes « petits-fils pendant que l'ambassadeur de l'Empereur « avoit le crédit de changer le conseil du roi d'Es...
Page 73 - Majesté aura la bonté de me donner ses ordres po« sitifs, ou de demeurer ici jusqu'à ce qu'elle m'or« donne d'en sortir, ou de m'en tirer, sous le prétexte « d'aller recevoir ses ordres pour assister aux cours, « ne voyant point qu'il reste rien à faire dans cette « occasion à un ambassadeur de Votre Majesté pour « ses intérêts. » Le dernier article de la lettre portoit : « Le roi d'Esu pagne retomba plus mal que jamais jeudi dernier « au soir ; vendredi et samedi il fut très-mal...
Page 351 - L'espérance d'une paix prochaine était si généralement répandue dans mon royaume, que je crois devoir à la fidélité que mes peuples m'ont témoignée pendant le cours de mon règne, la consolation de les informer des raisons qui empêchent encore qu'ils ne jouissent du repos que j'avais dessein de leur procurer.
Page 152 - Elle lui renouvela ceux qu'elle lui avoit déjà donnes de demeurer dans les terres de la république de Hollande aussi long-temps qu'il lui seroit permis d'y séjourner; et s'il étoit obligé d'en sortir, Sa Majesté vouloit qu'en ce cas il attendît dans une de ses places frontières ce qu'elle lui feroit savoir de ses intentions. L'opinion commune étoit alors qu'on ne pouvoit parvenir à la paix que par les offices et l'intervention des Hollandais : on eût dit qu'ils étoient les gardiens de...
Page 63 - France causeroit aux malintentionnés, sur tout aux comtes d'Oropeza et d'Aguilar, aussi bien qu'à l'amirante. A cette occasion, le cardinal renouvela les assurances de son respect pour le Roi, et de sa fidélité : sentimens, dit-il, fondés sur l'honneur, la conscience , la justice , l'intérêt de la patrie ; et par ces mêmes motifs il désiroit que le Roi son maître voulût assembler les Etats de ses royaumes. La réponse verbale que le roi d'Espagne avoit faite au marquis...
Page 59 - ... suivit jusqu'à Passaw, où ce prince lui dit d'attendre ; qu'il feroit toutes les tentatives possibles auprès de l'Empereur pour le faire venir, et que si elles étoient inutiles, il lui enverroit un courrier. Elles ne pouvoient guère réussir : le courrier arriva, et le marquis de Villars profita de la permission que le Roi lui avoit donnée de revenir en France pour le temps que dureroit la campagne de Hongrie, s'il ne lui étoit pas possible de la faire. Il passa par Ratisbonne, où il...
Page 352 - ... à quelques-unes de mes provinces frontières. Je passe sous silence les insinuations qu'ils m'ont faites de joindre mes forces à celles de la ligue et de contraindre le Roi, mon petit-fils, à descendre du trône, s'il ne consentait pas volontairement à vivre désormais sans tlats et à se réduire à la simple condition d'un particulier.
Page 207 - XIV en l'envoyant, à la volonté divine, et les maux « dont* il lui plaît d'affliger mon royaume ne me permettent « plus de douter du sacrifice qu'elle demande que je lui fasse « de tout ce qui me pouvait être le plus sensible. J'oublie donc

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