Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris avec le Journal de ses actes, Volume 5

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Librairie Hachette et cie, 1881 - France
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Page 133 - Peut-être avant que l'heure en cercle promenée Ait posé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où sa route est...
Page 218 - Quoi ! j'aurais eu le courage de venir déposer dans le sein de la Convention des vérités que je crois nécessaires au salut de la patrie, et l'on renverrait mon discours à l'examen des membres que j'accuse!
Page 130 - C'est lui qui dut pâlir, et tes juges sinistres, Et notre affreux sénat, et ses affreux ministres, Quand, à leur tribunal , sans crainte et sans appui , Ta douceur, ton langage et simple et magnanime Leur apprit qu'en effet, tout puissant qu'est le crime, Qui renonce à la vie est plus puissant que lui. Longtemps, sous les dehors d'une allégresse aimable, Dans ses détours profonds ton âme impénétrable Avait tenu cachés les destins du pervers.
Page 129 - Quoi ! tandis que partout, ou sincères ou feintes, Des lâches, des pervers, les larmes et les plaintes Consacrent leur Marat parmi les immortels, Et que, prêtre orgueilleux de cette idole vile, Des fanges du Parnasse un impudent reptile Vomit un hymne infâme au pied de ses autels, La vérité se tait ! Dans sa bouche glacée, Des liens de la peur sa langue embarrassée Dérobe un juste hommage aux exploits glorieux!
Page 130 - C'est au monstre égorgé qu'on prépare une fête Parmi ses compagnons, tous dignes de son sort. Oh ! quel noble dédain fit sourire ta bouche Quand un brigand, vengeur de ce brigand farouche, Crut te faire pâlir aux menaces de mort...
Page 128 - II faut de plus nobles accents. Quarante meurtriers, chéris de Robespierre, Vont s'élever sur nos autels. Beaux-arts, qui faites vivre et la toile et la pierre, Hâtez-vous, rendez immortels Le grand Collot-d'Herbois, ses clients helvétiques, Ce front que donne à des héros La vertu, la taverne, et le secours des piques!
Page 146 - Héron vint me trouver dans le cabinet où je travaillais aux rapports; il me dit d'un ton mielleux : Je voudrais vous prier de me rendre un service important, vous le pouvez; si vous faites ce que je vous demande, je vous remettrai à l'instant un effet de six cents livres, j'ajouterai un présent de trois mille livres , je vous paierai dix-huit cents livres, et vous ferai avoir une place fixe de dix mille livres.
Page 219 - Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte que je ne puis pas espérer de lui échapper. Je succombe sans regret; je vous laisse ma mémoire; elle vous sera chère, et vous la défendrez
Page 167 - Je vous préviens, citoyen, que je ne suis pas grosse; je voulais vous le dire; n'espérant pas que vous veniez, je vous le mande. Je n'ai point sali ma bouche de ce mensonge dans la crainte de, la mort, ni pour l'éviter, mais pour...
Page 129 - Non, non. Je ne veux point t'honorer en silence, Toi qui crus par ta mort ressusciter la France Et dévouas tes jours à punir des forfaits. Le glaive arma ton bras, fille grande et sublime, Pour faire honte aux dieux, pour réparer leur crime, Quand d'un homme à ce monstre ils donnèrent les traits.

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