Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des européens dans les deux Indes, Volume 8

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Popular passages

Page 285 - Cette contagion ceffa, comme tous les maux épidémiques, par la communication même qui l'épuifa; comme tous les maux de l'imagination , qui s'évaporent par les tranfports du délire. Le calme vint après la fièvre ardente & ce fombre accès d'enthoufiafme ne reprit plus aux Puritains de la NouvelleAngleterre. En renonçant à l'efprit de perfécution qui a marqué de fang toutes...
Page 77 - ... les épaules dans les portages , où la rapidité , le peu de profondeur' des eaux obligent de quitter les rivières pour aller par terre ; à travers de tant de dangers & de fatigues, on perdoit beaucoup de monde. Il en périflbit dans les neiges , ou dans les glaces ; par la faim , ou par le fer de l'ennemi.
Page 227 - C'est ce qui mérite une discussion. « Trois vérités dans l'histoire de la nature doivent passer désormais pour démontrées. La première est que les marées viennent de l'Océan, et qu'elles entrent plus ou moins avant dans les autres mers , à proportion que ces divers canaux communiquent avec le grand...
Page 92 - ... qui, préparé fur le champ , avoit toujours le degré de perfection dont il étoit fufceptible. Les bâtimens plus confidérables alloient faire leur pêche plus loin , gardoient plufieurs jours leur morue -, & comme elle prenoit fouvent trop de fel , elle en étoit moins recherchée. Mais ils étoient dédommagés de cet inconvénient, par l'avantage de fuivre leur proie , à mefure que le défaut de nourriture lui faifoit abandonner...
Page 267 - Les habitations , prefque toutes conftnâtes de bois , étoient fort commodes , & meublées avec la propreté qu'on trouve quelquefois chez nos laboureurs d'Europe les plus aifés.
Page 254 - Elle finit dès les premiers jours de feptembre; parce que le foleil cefîè alors d'avoir la force néceflaire pour fécher la morue. Tous les navigateurs n'attendent pas même cette époque pour mettre à la voile. Plufieurs fe hâtent de prendre la route des Indes Occidentales ou des états catholiques de l'Europe , pour obtenir les avantages de la primeur , qu'on perdroit dans une trop grande concurrence. Des ports de France partirent pour cette pêche...
Page 68 - Les deux époux fe retirent dans leur cabane dès l'automne, qui n'eft pas moins favorable aux amours que le printemps. Si la faifon des fleurs invite les oifeaux du ciel à fe perpétuer dans les bois •, la faifon des fruits excite peut-être auffi fortement les habitans de la, terre à la repeupler. L'hiver donne au moins le loifir d'aimer -, & cette douceur vaut toutes celles de l'année. Les époux alors ne fe quittent plus. Aucun travail , aucun plaihr ne fait diverfion , ne dérobe du temps...
Page 162 - ... au point d'approvifionner les navigateurs de la métropole. On n'auroit pas retiré les mêmes avantages des bêtes à laine, quand même la rigueur du climat ne fe feroit pas invinciblement oppofée à leur multiplication. Leur...
Page 4 - Efpagnols l'avoient parcourue en 1512., mais fans s'y établir. On ne fait lequel admirer le plus , ou du motif qui les engagea dans cette découverte , ou de celui qui la leur fit abandonner.
Page 25 - ... aller à la tentation. Mais les vrais guerriers , à qui l'on apprend de bonne-heure que la fréquentation des femmes énerve le courage & la force , ne fe rendent pas. Le Canada n'eft donc point défert par l'avarice de la nature , mais par le genre de vie de íes habitans.

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