De la liberté du travail ou Simple exposé des conditions dans lesquelles les forces humaines s'exercent avec le plus de puissance, Volume 1

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Guillaumin, 1845 - Competition
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Page 333 - Qu'elle est belle, cette nature cultivée ! que par les soins de l'homme elle est brillante et pompeusement parée ! Il en fait luimême le principal ornement ; il en est la production la plus noble ; en se multipliant, il en multiplie le germe le plus précieux : elle-même aussi semble se multiplier avec lui ; il met au jour par son art tout ce qu'elle...
Page 110 - ... de musique ; en un mot, tant qu'ils ne s'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et qu'à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant...
Page 118 - Mécénas fut un galant homme : II a dit quelque part : Qu'on me rende impotent, Cul-de-jatte, goutteux, manchot, pourvu qu'en somme Je vive, c'est assez, je suis plus que content.
Page 5 - J'appelle liberté ce pouvoir que l'homme acquiert d'user de ses forces plus facilement, à mesure qu'il s'affranchit des obstacles qui en gênaient originairement l'exercice. Je dis qu'il est d'autant plus libre, qu'il est plus délivré des causes qui l'empêchaient de s'en servir; qu'il a plus éloigné de lui ces causes ; qu'il a plus agrandi et désobstrué la sphère de son action Ainsi, on dit qu'un homme a l'esprit libre, qu'il jouit d'une grande liberté d'esprit, non-seulement quand...
Page 92 - L'élévation et l'abaissement journaliers des eaux de l'Océan n'ont pas été plus régulièrement assujettis au cours de l'astre qui nous éclaire durant la nuit, que le sort des mœurs et de la probité au progrès des sciences et des arts.
Page 367 - Je conçois dans l'espèce humaine deux sortes d'inégalités : l'une, que j'appelle naturelle ou physique , parce qu'elle est établie par la nature, et qui consiste dans la différence des âges, de la santé, des forces du corps et des qualités de l'esprit ou de l'âme; l'autre, qu'on peut appeler inégalité morale ou politique, parce qu'elle dépend d'une sorte de convention , et qu'elle est établie ou du moins autorisée par le consentement des hommes.
Page 5 - On rémarquera sans doute combien cette méthode diffère de celle de ces publitïstes dogmatiques qui ne parlent que de droits et de devoirs ; de ce que les gouvernemens ont le devoir de faire, de ce que les nations ont le droit d'exiger : chacun doit être maître de sa chose ; chacun doit pouvoir dire sa pensée; tout le monde devrait participer à la vie publique : voilà leur langage accoutumé.
Page 396 - Il est certain que ce mal est poussé à l'excès, et que si on n'y remédie, le menu peuple tombera dans une extrémité dont il ne se relèvera jamais ; les grands chemins I de la campagne, et les rues des villes et des bourgs étant pleins de mendiants que la faim et la nudité chassent de chez eux.
Page 160 - Il ya telles positions malheureuses où l'on ne peut conserver sa liberté qu'aux dépens de celle d'autrui , et où le citoyen ne peut être parfaitement libre que l'esclave ne soit extrêmement esclave.
Page 396 - Par toutes les recherches que j'ai pu faire, depuis plusieurs années que je m'y applique, j'ai fort bien remarqué que dans ces derniers temps, près de la dixième partie du peuple est réduite à la mendicité, et mendie effectivement ; que des neuf autres parties, il y en a cinq qui ne sont pas en état...

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