Page images
PDF
EPUB

Le 11 septembre 1647, fut résolut que celuy qui visiteroit les prisons y feroit l'aumosne à ses propres fraiz.

Au 19 avril 1648, il paroist que Mons" Gyrardot a esté le premier qui donnat, pour l'establissement des Filles Pénitentes, une rente perpétuelle de 60 livres par an, au sort de 1200 livres, par donation du 13 mars 1646, receue Beneyton. Il paroist aussy qu'audict temps, Mons" Jovio baillat 300 livres à ladicte maison, pour estre employéez à une rente. Puys ledict temps, on ne trouve rien jusques en l'année 1659.

Le 9 janvier 1659, Mons" le comte Dalbon, estant supérieur, Monseigneur l'archevesque fut supplié d'employer son crédit pour engager les religieux à exécuter l'ordre cy-dessus prescrit pour la visite des pauvres malades de l'Hostel-Dieu. On résolut aussy que les députez aux prisons continueroint une foys la semaine leur visite pendant le moys pour lequel ils estoint nommez.

Le 23 dudict [janvier 1659], Monsieur l'abbé de SainctJust fut député à Mons" le lieutenant général pour le porter à remédier à l'irrévérence qui se commettoit auprez de l'hostel où l'on disoit la messe dans les prisons.

Le 30 janvier 1659, on résolut qu'on députeroit, tous les moys, deux confrères aux prisons des fauxbourgs; que la députation pour l'Hostel-Dieu se feroit aux choix du supérieur, non à tour de rolle et au contraire de la députation pour les prisons, et que le directeur auroit soin que ladicte dernière députation soit fidellement exécutée, quand principalement, elle escheoit au tour de ceux qui ne sont pas assidus à la Compagnie.

En février dicte année, on sollicita Mrs de police d'ordonner des sévères (1) deffences aux hostelliers de donner à manger de la viande pendant le caresme.

Sur ce qu'on ne pouvoit pas résoudre tout ce qui se présentoit à faire dans l'assemblée générale, on résolut (1) A la suite le mot amendes, biffé.

des assemblées particulières tous les lundy de chasque semaine dudict moys, pour traitter des affaires particulières et réservées.

Le 27 dudict [février 1659], Mr Aubert fut prié de dresser un almanach spirituel.

Le 6 mars dicte année [1659], Messrs le comte Dalbon, Mr l'abbé de St-Just, Dugas, Ferrus, Artaud, Thomé, Richard, de Cotton, furent députez pour pourveoir à ce qu'il estoit nécessaire de résoudre pour le temporel de la maison des Filles Pénitentes et au mesme temps pour délibérer des moyens pour establir des écholes publiques dans Lyon.

Le 24 may dicte année [1659], on résolut qu'on chargeroit quelqu'un d'escrire sur la nécessité et utilité des écholes publiques, ce qu'on feroit imprimer pour le mettre entre les mains de ceux qui ont l'administration publique, pour les inviter à travailler à une si bonne œuvre.

Le mesme jour, on fit connoistre que les billetz portez à la Compagnie, devoint uniquement tendre au spirituel, non au temporel.

Le 18 mars 1660, la Compagnie s'estant divisée pour advertir ceux qui cessoint de la fréquenter de se rendre ordinairement aux assembléez, on résolut aussy de ne plus admettre si facilement ceux qui estoint proposez pour y estre receuz, à moins qu'on ne connut en eux une grande piété et apparence d'assiduité.

Le 15 juillet 1660, on parla de quelques articles envoyez par Mrs de la Compagnie de Paris, contre les religionnaires.

En ladicte assemblée, il fut parlé de la charge donnée à Mons" Dalichoux d'insérer dans un grand livre blanc tous les tiltres, contracts et donations concernans les Filles Pénitentes et femmes débauchées (1).

Le 3 février 1661, Mrs Combet, Gyrardot, Dugas et (1) Ces trois derniers mots d'une autre main.

Bonnafoux, furent députez à Mr de Sainct-Just, pour le prier de travailler à l'establissement des Filles Pénitentes et procurer l'asseurance de l'administration des biens de cette communauté.

Du 18 octobre 1662, il paroist que la Compagnie a faict imprimer un livre intitulé Mémoires pour pratiquer solidement les œuvres de piété tirez des mémoires de Mr de Renty et receuillis par Mre Louys Dufournel, docteur en Sorbonne.

Le 14 mars 1663, on députa presque tous les confrères pour travailler à l'establissement de l'Adoration perpétuelle dans toutes les parroisses de cette ville.

Le 9o may dicte année [1663], il fut résolu que quand on proposeroit quelques filles pour estre admises dans la maison des Filles Pénitentes, on en renvoiroit la résolution à la huictaine, affin que cependant on peut voir MonsTM de Sainct-Just et avoir ses sentimens et consentement.

Le 14 novembre dicte année [1663], on résolut une assemblée générale pour chercher les moyens de restablir les assembléez discontinuéez pendant quelque temps.

Le 30 janvier 1664, il fut résolu qu'on feroit mettre, aux fraiz de la Compagnie, des images de piété dans les licts des malades de l'Hospital, ce qui a esté faictet y a en chaque lict un crucifix.

Le 6 février 1664, Mons" de Cotton, lors secrétaire, fut chargé de receuillir des anciens registres toutes les résolutions importantes et les joindre à celles de Paris et faire un nouveau livre des statuts.

Le 27 dudict [février 1664], fut résolu qu'on s'opposeroit avec tout le zèle de la Compagnie, à l'insolence des maquerelles qui perdent les filles et les sollicitent au libertinage.

Le 19 mars dicte année [1664], on députat aux RR. PP. Carmes, pour les obliger à mettre six cierges sur leur grand hostel quand le Sainct-Sacrement y est exposé.

Le 110 juin [1664], la Compagnie fut encor distribuée pour communier pendant l'octave du Sainct-Sacrement, par ordres des lettres.

Le 26 novembre dicte année [1664], on résolut de s'employer pour l'establissement des Frères tailleurs, ce qui a esté faict.

Le 28 janvier 1665, on proposa d'establir des cathéchismes pour les pauvres, où on donneroit de l'argent au lieu des images qui se donnent ordinairement, qu'on tâcheroit de l'obtenir des sieurs recteurs de la Charité et qu'il y eut un coffret dans les parroisses pour recevoir les aumosnes, lorsqu'on faict des baptizez.

En may 1665, Monsieur de Sainct-Just ayant obtenu des lettres-patentes de Sa Majesté pour l'establissement des Filles Pénitentes, qui néantmoins n'avoient pas esté dresséez selon l'esprit de la Compagnie et l'institution de cette maison, on travailla ensuite à les faire enregistrer en la Cour de Parlement et à les faire réformer par l'arrest d'enregistré.

Le 3 juin 1665, on ordonna un inventaire de tous les effets de ladicte maison et un dénombrement des filles qui y sont, avec note du jour de leur entrée dans ladicte maison et de la dot qu'elles ont apportée.

En plusieurs assembléez consécutives, on advisa des moyens de persécuter les blasphémateurs, ausquels on résolut de s'employer.

Le 15 aoust 1665, on résolut de contribuer à la nourriture des jeunes filles qui sortent de l'Hospital après avoir esté traittées; qu'on chercheroit quelques vertueuses femmes qui les veuillent retirer et qu'on fourniroit, selon l'occasion, à celles que Madame Attavin retireroit.

Le 11° mars 1666, on députat à tous les prédicateurs du caresme, pour les prier de recommander le zèle pour l'adoration du Sainct-Sacrement.

Le 7 avril dicte année [1666], la visite des pauvres ma

lades de l'Hostel-Dieu fut réglée pour le lundy, par Mr Duphaisant, lors recteur de l'Hostel-Dieu.

Le 12 aoust 1666, par résultat la Compagnie se chargeat de poursuivre à ses fraiz en justice la réparation deue à un pauvre prestre maltraitté par le bourreau.

Ledict jour, on résolut qu'incontinent le décedz d'un des confrères connu, le secrétaire feroit dire 20 messes pour le salut de son âme, sauf à les recouvrer ensuite des confrères laïcs.

Le 4 septembre dicte année [1666], il fut résolu qu'on feroit un invantaire général et exact de tous les papiers concernans la maison des Filles Pénitentes. Mr Galliat, commissaire, fut chargé de le faire et Mr de Glarins promit de faire extraire lesdicts actes dans un grand livre, pour servir d'un terrier perpétuel.

Le 25 novembre dicte année [1666], on résolut de contribuer 15 s. par semaine pour le cathéchisme des pauvres faict en l'esglise de Sainct-Just. Mr Dusoleil, chanoine en ladicte esglise, a esté chargé de faire ladicte dis

tribution.

Ledict jour on résolut de s'unir pour travailler à l'establissement de la véritable confrérie de l'Adoration perpétuelle du Très Sainct-Sacrement de l'autel en l'esglise de l'Hostel-Dieu.

Le 4 janvier 1667, par acte receu Mayoud, notaire royal, la Compagnie nommat pour exécuteurs des volontez du sr Silvio Renone, en l'institution des garsons et filles de la Doctrine chrestienne, messire.... (1) de Sève, chanoine en l'esglise collégiale Sainct-Nizier, pour estre père temporel de la congrégation des garsons establie au Grand Collège des Jésuistes, et Mre Antoine Galliat, advocat et enquesteur, commissaire examinateur en la séneschaussée et présidial de cette ville, pour la congrégation des filles establies à Sainct-Romain.

(1) Blanc dans le texte.

« PreviousContinue »