Histoire de Savoie, Volume 3

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Page 103 - Quoi! la liberté ne se maintient qu'à l'appui de la servitude ? Peutêtre. Les deux excès se touchent. Tout ce qui n'est point dans la nature a ses inconvénients, et la société civile plus que tout le reste...
Page 14 - Europe; elle a saisi nos princes et leur fait entretenir un nombre désordonné de troupes. Elle a ses redoublements, et elle devient nécessairement contagieuse ; car, sitôt qu'un État augmente ce qu'il appelle ses troupes, les autres soudain augmentent les leurs; de façon qu'on ne gagne rien par là que la ruine commune.
Page 532 - La base de ces statuts est d'abord d'exclure du droit d'exercer le métier, quiconque n'est pas membre de la communauté : leur esprit général est de restreindre, le plus qu'il est possible, le nombre des maîtres, de rendre l'acquisition de la maîtrise d'une difficulté presque insurmontable pour tout autre que pour les enfants des maîtres actuels. C'est à ce but que sont dirigées la multiplicité des frais et des formalités de réception...
Page 138 - faisaient tomber les murailles des villes. Les Français arrivaient aux portes avec le drapeau tricolore ; ils les trouvaient ouvertes et ne pouvaient passer ; tout le monde venait à leur rencontre et les reconnaissait sans les avoir jamais vus ; les hommes les embrassaient, les femmes les bénissaient, les enfants les désarmaient. Les Français furent saisis d'étonnement, profondément émus en découvrant une France inconnue, une vieille France naïve qui, dans la langue de Henri IV, bégayait...
Page 29 - ... suprême qu'il ne fut pa? longtemps à regretter. Après cinquante-cinq années d'un règne qu'il est permis de critiquer , mais dont plusieurs actes furent nobles et grands, VictorAmédée abdiqua la couronne , au château de Rivoli, le 3 septembre. 1730, entre les mains de son fils Charles-Emmanuel III. L'abdication fut peut-être elle-même une feinte; mais on la prit au sérieux. Les esprits de cette nature, a dit un historien français, étant plus fins qu'habiles , retombent toujours dans...
Page 103 - Premièrement l'administration devient plus pénible dans les grandes distances, comme un poids devient plus lourd au bout d'un plus grand levier. Elle devient aussi plus onéreuse à mesure que les degrés se multiplient : car chaque ville a d'abord la sienne...
Page 533 - L'an 1792, le onze d'octobre, l'an IV de la Liberté et le I" de l'Egalité, sur les dix heures du matin, à Moutiers dans l'église métropolitaine de Saint-Pierre, la Nation française venant d'occuper par la force des armes tout le territoire du duché de Savoie, et cette même Nation invitant à forme de manifeste de Messieurs les députés de la Convention...
Page 357 - France, je puis sans manquer à aucun devoir international, vous témoigner ma sympathie et agréer l'expression de vos vœux. Les circonstances dans lesquelles se produit cette rectification de frontières sont si exceptionnelles que, tout en répondant à des intérêts légitimes, elles ne blessent aucun principe et par conséquent n'établissent aucun précédent dangereux. « En effet ce n'est ni par la conquête ni par l'insurrection que la Savoie et Nice seront réunies à la France, mais...
Page 151 - ... on fut libre. Nous avons d'ailleurs un bon témoin de ce qui se passa. Grégoire, l'un des représentants, n'at-il pas dit formellement dans le sermon qu'il a débité à la tribune de la Convention, sur la liberté des cultes : Nous avons promis de votre part la liberté du culte aux habitants du Mont-Blanc, et nous les avons trompés. C'est clair cela, mais ce que ce bon apôtre n'a pas dit, c'est qu'il était venu en Savoie tout justement pour y faire ce qu'il a blâmé dans les autres. Ce...
Page 349 - C'est ainsi , lui disais-je, que la terre ouvre son sein fertile et prodigue ses trésors aux heureux peuples qui la cultivent pour eux-mêmes : elle semble sourire et s'animer au doux spectacle de la liberté; elle aime à nourrir des hommes. Au contraire, les tristes masures , la bruyère et les ronces qui couvrent une terre à demi déserte , annoncent de loin qu'un maître absent y domine , et qu'elle donne à regret à des esclaves quelques maigres productions dont ils ne profitent pas.

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