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ensuite par des Messages je vous ai promis de vous communiquer les Conditions de la paix avant qu'elle soit conclüe.

Selon cette promesse je viens maintenant pour vous faire sçavoir, sous quelles conditions on peut faire une Paix Générale.

Il n'est pas nécessaire que je fasse mention des difficultés , qui naissent de la nature même de cette affaire , & il n'est que trop évident que ces difficultés ont été augmentées par d'autres obstacles machinés artificieufement, pour empêcher une si grande & fi bonne æuvre.

Rien pourtant ne m'a detourné de travailler avec fermeté, en premier lieu, au veritable Interêt de mes propres Royaumes, & je n'ai rien omis de ce qui pourroit procurer à tous nos Alliés ce qui leur est dû par les Traités, & ce qui est nécessaire pour leur seureré.

Comme je n'ai rien plus à cour que d'assurer à ces Royaumes la succession Proteftante, ainG qu'elle est érablie par les Loix dans la Maison d'Hanovre, on a pris un soin particulier non seulement de la faire reconnoître dans les termes les plus forts, mais de la rendre encore plus ferme en faifant fortir des Etats de France, la Personne

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qui a prétendu en troubler l'établissement.

Le principal Motif pour lequel on a commencé cette Guerre à été l'apprehenfion; que l'Espagne & les Indes Occidentales ne fuffent unies à la France, & le but que je me suis proposé dés le commencement de ce Traité à été de prevenir effectivement cette union.

Les exemples du passé & les dernieres Négociations ont fuffilament fait voir,combien il étoit difficile de trouver les moyens d'accomplir cet ouvrage. Je n'ai pas voulu me contenter de ceux qui sont spéculatifs ou qui dépendant seulement des traités ; j'ai inlifté sur le solide, & d'avoir en main le pouvoir d'executer ce dont on feroit con

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venu.

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Je puis vous dite donc a present que la France en est enfin venuë à offrir que le Duc d'Anjou renoncera à jamais, tant pour lui que pour ses descendans, à toute sorte de Pretentions sur la Couronne de France, & afin que cet Article important ne coure aucun risque, l'execution doit accompagner la promesse.

En même temps il sera declaré que le droit de succeder à la Couronne de France, immediatement aprés la mort du present

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Dauphin & de ses fils, appartiendra au Duc de Berri & à ses fils, sera devolu ensuite au Duc d'Orleans & à ses fils, & de même au reste de la Maison de Bourbon.

Pour ce qui regarde l'Espagne & les Indes, la succession à ces Etats après le Duc d'Anjou & ses Enfants, doit defcendre à tel Prince dant il sera convenu par le Traité, en excluant à jamais le reste de la Maison de Bourbon.

Pour confirmer les renonciations & les établissements ci-dessus mentionés on offre de plus qu'ils seront ratifiés en la maniere la plus forte, & la plus folemnelle, tant en France qu'en Espagne & que ces Roy. aumes la, aussi bien que les autres Puissances engagées dans la présente Guerre en seront Garants.

Cette Proposition est d'une telle natu. re, qu'elle s'execute d'elle même. C'est l'interêt de l'Espagne de la soutenir , & en France les Personnes à qui cette fucceffion doit appartenir, seront assez prétes à soutenir leur Droits & assez puissantes pour en venir à bour.

La France & l'Espagné sont maintenant plus divisées en effet que jamais, & ainsi par l'assistance de Dieu il se trouvera une

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balance de pouvoir réellement établie en Europe, d'une maniere à n'être sujette qu'a ces Accidents imprevus desquels il est impoflible d'affranchir entierement les affaires humaines. .

On a commencé un Traité de Commerce entre mes Royaumes & la France, mais comme on a mis des Impots excessifs sur de certaines Marchandises, & qu'on en a détendu d'autres, il est impossible de finir cet ouvrage aussi promptement qu'il feroit à souhaiter. On a pris soin cepen. dant, d'établir une Methode pour regler cette affaire , & en atiendant on a pourvû à ce que les mêmes Priviléges & les mêmes avantages, que la France accordera à aucune autre Nations, nous soient pareillement accordés.

Le Partage de l'Ile de St. Christophle, entre nous & les François, ayant caufé beaucoup d'Incommodité & de dommage à mes sujets j'ai demandé qu'on me false une entiére ccflion de toute cette Ille, & la France consent à cette demande.

Le Commerce de l'Amerique Septentrionale est d'une si grande importance

છે nôtre Interêt, que j'ai employé mes plus grands efforts pour ajuster cet Article en

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la maniére la plus avantageuse. La France consent à nous rendre toute la Baye & le Détroit de Hudson, à nous resigner l'ifle de Terre Neuve & Plaisance, & à nous faire une entiére Cession d'Anapolis & du reste de la Nouvelle Ecofle ou Accadie,

On pourvoyera mieux à la seureté de nôtre commerce par la Demolition de Dunkerque.

Nôtre Negoce sur la Mer Mediterranée & l'Interêt & le pouvoir de la Grande Bretagne dans ces Lieux là, seront afseurés par la poffeffion de Gibralcar & de Port Mahon, avec l'ifle entiére de Minor. que, qu'on offre de laisser entre mes mains. Le Commerce en Espagne & aux Indes Occidentales peut en général être réglé sur le pied qu'il'étoit du temps du Feu Roi d'Espagne Charles second, avec une Clau

particuliére que tous les avantages, droits ou Priviléges, qui ont été ci-devant accordés, par l'Espagne à aucune autre Na. tion, ou qui le seront dans la suite, seront pareillement accordes aux sujets de la Grande-Bretagne.

Mais comme la part que nous avons eu aux dépences de cette guerre, nous donne

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