Page images
PDF
EPUB

» Adieu, Loiset! adieu notre excellent confrère et ami! Si nos vœux sont exaucés, tu recevras dans le ciel la récompense que tu as si bien méritée sur la terre. »

M. Loiset n'était pas seulement remarquable comme médecin vétérinaire, et l'on n'aurait qu'à ouvrir le recueil des délibérations du Comice agricole de l'arrondissement de Lille pour voir de quelle utilité il fut à cette association dont il resta d'ailleurs le secrétaire général jusqu'à ses derniers moments.

MARQUIS DE LA COSTE.

Dans le cours de cette année s'est éteint, en laissant après lui un deuil général, M. le marquis DE LA COSTE, maire de Sebourg. Nous allons essayer de retracer la vie de cet homme de bien.

Claude-Marie-Bernard, marquis de La Coste, était né à Langres (Haute-Marne), le 5 décembre 1768. Son père Jean-Jacques baron de la Coste, faisait partie des Etats de la noblesse de Bourgogne; il était chef de la branche cadette de cette ancienne famille, originaire du Piémont et qu'une alliance avait fixée en France. Dès l'âge de quinze ans, le jeune de la Coste adopta la carrière des armes. Il entra, comme officier, au régiment de Navarre, où il se lia d'amitié avec M. le vicomte de Chateaubriaud. La révolution le trouva capitaine dans le même régiment; mais son père ayant cru devoir émigrer, le fils alla le rejoindre et demeura à l'étranger jusqu'au moment où le premier Consul rendit à la noblesse expatriée le séjour de la France sans danger pour elle. M. de la Coste obtint sa radiation de la liste des émigrés, rentra dans son pays où il ne tarda pas à épouser la fille ainée du comte d'Espiennes, ancien officier aux gardes françaises.

Peu après, nommé successivement maire de Sebourg et conseiller général du Nord, M. de la Coste prouva par son zèle et son dévouement qu'il était digne du choix du Gouvernement.

En 1815, la branche ainée de sa famille, qui portait le titre de marquis vint à s'éteindre. M. de la Coste se vit investi de ce titre ; il reçut, peu après, les brevets de chevalier de la Légion-d'Honneur et de l'ordre de Saint-Louis. En 1830, désireux de se consacrer entièrement à l'administration de sa commune, il quitta le conseil général, où il avait siégé pendant vingt-deux ans, et où il avait rempli presque constamment les fonctions de secrétaire. Ce qu'il avait résolu, il le tint fidèlement jusqu'à sa mort, et personne n'ignore à Sebourg tout le bien qu'il sut faire par ses paternels avis, par ses sages conseils, par sa fortune généreusement employée à secourir les malheureux, à créer des écoles et des établissements de bienfaisance. Les hommes de son caractère sont rares. M. de la Coste était un modèle de bonté, de sagesse et de dévouement charitable; aussi, a-t-il laissé les plus vifs regrets dans le souvenir de ses concitoyens.

LOUIS DEFONTAINE

Il est des hommes que la mort semble ne devoir jamais atteindre, tant ils furent, même en leurs vieux ans, doués toujours d'activité corporelle et d'énergie morale. Tel était M. Louis-Joseph Defontaine.

Lorsqu'on le voyait, un mois à peine avant sa mort, occupé sans cesse et avec zèle, ou des affaires de la contrée, ou bien à servir le malheur, l'amitié, n'avait-on pas droit d'espérer que cette vie, déjà si longue et si utilement remplie, durerait bien des années encore? Et pourtant, il a suffi d'une brève maladie pour nous l'enlever, cet homme si vivace en apparence.

M. Defontaine est mort le 26 décembre 1858, au moment où il allait entrer dans sa 79e année.

Né à Lille le 25 janvier 1781, il commençait ses études quand survint l'époque révolutionnaire, où études et étudiants ne savaient plus en quel licu se placer, ni à quels maîtres se confier. Malgré tant d'obstacles, insurmontables pour beaucoup, Louis Defontaine put faire d'excellentes études, grâces aux pieuses sollicitudes de ses parents et à ses heureuses dispositions.

Nommé notaire à Lille quand le retour de l'ordre eut rendu aux institutions civiles leur dignité et leur stabilité, il apporta dans l'exercice de cette charge autant de sagesse intelligente que de probité sévère.

En 1821, le 24 octobre, le gouvernement, d'accord avec l'opinion publique, le nomma conseiller municipal de Lille, fonctions dont il se démit après juillet 1830. M. Defontaine était d'ailleurs juge suppléant au tribunal civil de l'arrondissement de Lille, depuis le 23 août 1823, et il avait été fcréé chevalier de la Légion-d'Honneur par ordonnance du 26 octobre 1829.

Elu en 1833 membre du Conseil général du Nord par les cantons d'Armentières et de Quesnoy-sur-Deùle, il n'a plus cessé d'y tenir sa place, au grand profit de la chose publique et à la satisfaction de tous ses commettants. Agriculture, économie administrative ou financière, intérêts sociaux et religieux, tout était de son ressort, de sa compétence, tout fournissait matière à son zèle éclairé, infatigable. Aussi ne manqua-t-on pas de l'introduire dans la plupart de ces commissions où l'on a tant besoin d'un concours à la fois charitable et prudent. C'est à ce titre qu'il était membre de la Commission de l'école des sourds-muets et des jeunes aveugles, de celle de la colonie agricole des jeunes détenus de Loos, de celle encore de l'asile départemental des femmes aliénés. L'œuvre des secours à domicile par les sœurs de Saint-Vincent de Paul, fut heureuse de l'obtenir pour trésorier. Il va sans dire que les écoles des Frères de la doctrine chrétienne eurent toujours en la inn soutien, un protec

teur efficace, notamment quand cette précieuse institution, dépourvue de certains secours officiels, fut obligée de recourir à la charité privée.

Profondément attaché à sa ville natale et animé d'une sainte ardeur pour sa gloire, M. Defontaine se passionnait pour tout ce qui était de nature à rehausser cette cité chérie. L'idée hardie mais sublime d'un temple monumental à Notre-Dame de la Treille et à SaintPierre éveilla tout d'abord ses généreuses sympathies. Il fut l'un des premiers à y applaudir, à y concourir de tous ses moyens. Et l'une de ses dernières pensées, à l'instant suprême, fut tournée encore vers cette future basilique qui déjà étend sous terre ses cryptes majestueuses, et soulève le vaste emplacement sur lequel elle resplendira un jour.

Chrétien fervent, animé de plus en plus par l'esprit de foi et de charité, M. Louis Defontaine est mort dans des sentiments de paix ineffable et d'espérances célestes.

Changements survenus pendant l’impression
de l'ANNUAIRE.

Page 5. Après la mention: NAPOLÉON-JOSEPH-CHARLES-PAUL, né le 9 septembre 1822, ajouter: marié le 30 janvier 1859 à S. A R. CLOTILDE-MARIE THÉRÈSE-LOUISE de Savoie, fille ainée de S. M. le Roi du Piémont.

Page 6. ECUYERS. Ajouter M. Davillers, écuyer ordinaire.

Page 7. CÉRÉMONIES. Ajouter M. le comte Rodolphe d'Ornano, premier maître des cérémonies.

Page 7. MAISON militaire de L'EMPEREUR. Ajouter à la nomenclature des aides-de-camp de l'Empereur, M. le marquis de Toulongeon,, colonel d'état-major; le comte Lepic (O.), idem, et considérer comme nulles les trois dernières lignes de la page.

Page 8. Mettre à la suite du personnel des officiers d'ordonnance, MM. d'Andlau, capitaine, et Klein de Kleinenberg, idem.

CORPS LÉGISLATIF.

Page 15. CHARENTE. (1.re circonscription). M. Gellibert des Séguins.

Page 16. INDRE. (1.re circonscription). M. Raoul (Charlemagne).

CONSEIL-D'ÉTAT,

Page 20. Ajouter à la liste des conseillers-d'Etat, M. de Sibert de Cornillon (Č. ), ancien secrétaire-général du Ministère de la Justice.

Page 23. Intercaler à la nomenclature des conseillers-d'Etat en service ordinaire, hors sections, M. Lascoux, secrétaire-général du Ministère de la Justice.

MINISTÈRES.

Page 24. MINISTÈRE DE LA JUSTICE. M. Lascoux, conseiller-d'Etat, secrétaire général.

GRANDE CHANCELLERIE DE LA LEGION-D'HONNEUR.

Page 30. M. le général de division duc de Plaisance, grandchancelier, décédé et non encore remplacé.

PRÉFETS.

Page 31. HAUTE-GARONNE. M. Boselli (O. ), en remplacement de M. West. ISÈRE. M. le baron Massy (C.), en remplacement de M. de Bouville. -LOIRET. M. le Provost de Launay,, en remplacement de M. Boselli.

Page 32. HAUTES-PYRÉNÉES. M. Garnier, , en remplacement de M. Massy.

DEPARTEMENT DU NORD.

Page 53. ARRONDISSEMENT DE DOUAI. M. Génin (O. ☀), souspréfet, en remplacement de M. Garnier.

Page 148. Tribunal civil de Dunkerque. M. de la Gorce, président, en remplacement de M. Bouly de Lesdain.

Page 158. Tribunal civil d'Avesnes. M. Parmentier, président, en remplacement de M. de la Gorce.

Page 167. N...., général de division, commandant la 3.o division militaire.

1.re Subdivision. M. Chambarlhac, général de brigade, comman dant le département du Nord.

« PreviousContinue »