Revue des deux mondes, Volume 3

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François Buloz, Charles Buloz, Ferdinand Brunetière, Francis Charmes, René Doumic, André Chaumeix
Au bureau de la Revue des deux mondes., 1874 - France
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Page 204 - J'ai envie de voler, de nager, d'aboyer, de beugler, de hurler. Je voudrais avoir des ailes, une carapace, une écorce, souffler de la fumée, porter une trompe, tordre mon corps, me diviser partout, être en tout, m'émaner avec les odeurs, me développer comme les plantes, couler comme l'eau, vibrer comme le son, briller comme la lumière, me blottir sur toutes les formes, pénétrer chaque atome, descendre jusqu'au fond de la matière, — être la matière...
Page 820 - La génération étant le seul moyen de connaître les limites auxquelles les variétés peuvent s'étendre, on doit définir l'espèce , la réunion des individus descendus l'un de l'autre ou de parents communs, et de ceux qui leur ressemblent autant qu'ils se ressemblent entre eux...
Page 103 - Reims avec toutes les instructions nécessaires. Ne pas secourir Bazaine aurait à Paris les plus déplorables conséquences. En présence de ce désastre, il faudrait craindre que la capitale ne se défende pas.
Page 234 - J'ai cru t'avoir sauvé. — Non, c'est moi qui t'entraîne. — Si nous sommes unis, peu m'importe en quel lieu! Nomme-moi donc encore ou ta Sœur ou ton Dieu! — J'enlève mon esclave et je tiens ma victime. — Tu paraissais si bon! Oh! qu'ai-je fait? — Un crime. — Seras-tu plus heureux du moins, es-tu content? — Plus triste que jamais.
Page 95 - L'armée de Châlons sera avant trois jours de 85,000 hommes, sans compter le corps de Douay, qui rejoindra dans trois jours et qui est de 18,000 hommes. Ne peut-on pas faire une puissante diversion sur les corps prussiens, déjà épuisés par plusieurs combats * L'Impératrice partage mon opinion.
Page 547 - J'ai su que vous souhaitiez La Fontaine en Angleterre ; « on n'en jouit guère à Paris ; sa tête est bien affoiblie. C'est « le destin des poètes : le Tasse et Lucrèce l'ont éprouvé. Je « doute qu'il y ait du philtre amoureux pour La Fontaine, il « n'a guère aimé de femmes qui en eussent pu faire la
Page 541 - Que vous aviez raison, mademoiselle, de dire qu'ennui galoperait avec moi devant que j'aie perdu de vue les clochers du grand village! c'est chose si vraie que je suis présentement d'une mélancolie qui ne pourra, je le sens, se dissiper qu'à mon retour à Paris.
Page 538 - ... et ne les saurait-on mieux comparer qu'à une bonne femme qui portait une potée de lait au marché, faisant son compte ainsi : qu'elle la vendrait deux liards ; de ces deux liards elle achèterait une douzaine d'œufs, lesquels...
Page 734 - ... était son effroi, qu'alors elle s'approchait des personnes les moins considérables; elle leur faisait mille questions obligeantes; voyait-elle un éclair, elle leur serrait la main ; pour un coup de tonnerre elle les eût embrassées. Mais le beau temps revenu la princesse reprenait sa...
Page 734 - Je n'ai jamais vu personne avoir l'air si effarouché; elle marchait d'une vitesse extrême, et, pour reconnaître sans les regarder les gens qui se rangeaient sur son passage, elle avait pris l'habitude de voir de côté, à la manière des lièvres. Cette princesse était d'une si grande timidité qu'il était possible de la voir tous les jours, pendant des années, sans l'entendre prononcer un seul mot...

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