Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret: suite de la mariage de Jeanne d'Albret, Volume 4

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A. Labitte, 1886
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Page 342 - Des dieux que nous servons connais la différence : Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance ; Et le mien , quand ton bras vient de m'assassiner , M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.
Page 115 - Sire, c'est à la vérité, à l'Église de Dieu, au nom de laquelle je parle, d'endurer les coups, et non pas d'en donner, mais aussi vous plaira-t-il vous souvenir que c'est une enclume qui a usé beaucoup de marteaux (1).
Page 257 - Et ils maugréoyent de la chienne, tant elle leur faisoit de maux. Le roi de Navarre prenoit congé de la royne pour aller les faire pendre.
Page 150 - Noue, qu'on avoit prémédité ceci de longtemps, ou qu'il estoit avenu par la diligense des chefs : mais je puis affirmer que non, pour avoir esté présent et curieux d'en rechercher les causes. Il est certain que la pluspart de la noblesse, ayant entendu l'exécution de Vassy, poussée d'une bonne volonté, et partie de crainte, se délibéra de venir près Paris, imaginant, comme à l'aventure, que leurs protecteurs pourroyent avoir besoin d'elle.
Page 131 - Paris est la moitié de la victoire en guerre civile : l'on fait parler l'un comme l'on veut, et l'exemple de l'autre est suivy de grande partie des villes du royaume. Le saisissement des princes pupils ou fols se peut colorer, non celuy des...
Page 7 - ... tombé. Et soudain qu'elle le sceut, le tansa fort, luy et ses gouverneurs, et, les faisant instruire, les contraignit de reprendre la vraye, sainte et ancienne religion de nos peres, de laquelle elle ne s'estoit jamais départie. Je luy respondis à telles menaces, fondant en larmes, comme l'âge de sept à huit ans où j'estois lors y est assez tendre, qu'il me fist fouetter, et qu'il me fist tuer s'il vouloit, que je souffrirois tout ce que l'on me scauroit faire, plustost que de me damner.
Page 304 - Si je le veux, monsieur? respon<( dit-il. Ouy, monsieur, vous jurant que je ne me « suis mis icy pour la religion, que pour un mes« contentement que j'euz après la guerre , m'en « voyant si mal récompensé; et MM. le Prince et « admirai m'ayant les premiers recherché, je les ay « servis fort fidellement, comme je fairay le roy, « ainsi que j'ay faict le roy son père; vous priant « de le suplier qu'il me face aussi du bien, n'estant
Page 153 - ... auquel je fis response que je n'avois pas l'esprit capable ny l'experience suffisante .pour le conseiller en affaire de telle importance, et qu'il falloit qu'il prist conseil de luy-mesme. Lequel me respliqua qu'il estoit bien resolu de ce qu'il debvoit faire, mais qu'il vouloit que je luy en disse mon advis; alors je luy dis, puisqu'il me le commandoit, que mon advis estoit qu'il debvoit faire ce que la Royne et M. le prince luy mandoient, puisque il y alloit du service de Leurs Majestez et...
Page 166 - Condé, pour monstrer les raisons qui l'ont contrainct d'entreprendre la défense de l'authorité du Roy, du gouvernement de la Royne et du repos de ce Royaume.
Page 74 - nous recepvons tous les jours tant de bien et de faveur du « Roy de Navarre qu'à vous parler franchement nous ne sçau...

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