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fureté de ses Alliez dans l'Empire, ou dans le Nord, selon que le cas l'exigera.

XII. Comme les Moscovites ou autres Troupes qui pourront le joindre à eux, pour venir attaquer les Etats du Roi de Dannemarck, pour lui ôter le Duché de Schleswik, pourront tâcher de paller par les Pais sujets au Roi de Prusse; ce que les Alliez le persuadent que ce Prince ne manquera pas de refuser: En cas donc

que la Czarine, ou toute autre Puissance, qui que ce puisse être , voudroit forcer les pallages par le Territoire du Roi de Prufle, ou l'arcaquer, ou lui faire aucun tort ou dommage, à cause du refus que Sa Majesté pourroit faire de laisser passer par les Païs les Morcovites ou leurs Adherans, comme ci-dessus; alors les Rois contractans feront marcher leurs armées combinées au fecours du Roi de Pruffe, & feront la Guerre à ceux qui l'auront envahi, ou troublé, jusqu'à ce que l'attaque & danger cessent, & que tout tort ou dommage soit reparé.

XIII. Les Ratifications du present Traité seront échangées à Copenbague dans six semaines, à compter du jour de la signature de ce Traité, ou plutôt G faire fe peut.

En foi de quoi nous avons ligné ce Traité, & y avons fait mettre le Sceau de nos Armes.

Fait à Copenhague ce seizieme d'Avril l'an mil sept cens vingt-sept.

(L. S.) GLENOR C'H Y.

AR: ARTICLES SE PAREZ

ET SECRET S.

I. Quoique Sa Majesté Très - Chrétienne puiffe justement pretendre que les Troupes qu'Elle prendra à la folde lui dufsent prêter ferment; cependant Sa Majesté Danoise ayant refolu de commander en Personne l'Armée combinée, on est convenu, par consideration pour Sa Majesté Danoise, de s'en remettre à fa parole Royale, pour agir conformement aux engagemens qu'Elle a pris par le Traité signé ce jourd'hui. Mais s'il arrivoit que Sa Majesté Danoise changeat la resolution susdite, & que les Rois Contractans jugeassent à propos de feparer le corps de Troupes, pour l'avantage de la Cause commune, alors lesdites Troupes, à la solde de Sa Majesté Très-Chrêcienne, lui prêteroient le Serment en la forme ordinaire.

II. Comme Leurs Majestez Britannique & Très-Chrétienne font des efforts extraordinai. res pour les interêts du Roi de Dannemarck, Sa Majesté Danoise promet de ne point disposer d'aucune partie de ses Troupes, soit directement ou indirectement, contre les interêts de leurs Majestés Britannique & Très-Chrêcienme; & on convient que pendant que ce Traité durera, Sa Majesté Danoise ne donnera ni ne vendra aucune partie de ses Troupes à quelque Puissance que ce soit qu'après en avoir concerté avec leurs Majestés Britannique & TrèsChrétienne ; contre les interêts desquelles, Elle promet de ne rien faire; s'engageant même, de s'opposer par tout où besoin sera, à tout ce qui pourroit être fait , ou projecté de contraire par quelques Puissances que ce soit; ce que Leurs Majestés Britannique & TrèsChrétienne promettent reciproquement.

tout

III. L'on est convenu que fi Sa Majesté Très-Chrétienne desirơit employer lesdits 12. mille homme qu'elle paye sur le pied de neuf mille , pour des affaires qui n'ayant aucun rapport à la sureté du Roi de Dannemarck, n'interesseroient que le bien du service de Sa Majesté Très-Chrétienne , ou celui de l'Alliance d'Hanovre; alors le Roi de Dannemarc ne feroit aucune difficulté de les donner au service de Sa Majesté Très - Chrétienne, & dont on conviendroit fix semaines après la demande, qui en auroit été faite par Sa Majesté Très-Chretienne.

IV. Et attendu que si les Moscovites venoient par terre pour penetrer dans l'Empire & troubler la paix du Nord, ils ne pourroient avoir d'autre paffage que par les Etats de Pologne, & que l'on ne peut donner que ce Royaume ne se souvienne encore des desordres qu’y ont commis les Moscovites, il y a peu d'années, l'on est convenu, par le preo sent Article, de communiquer au Roi &à la Republique de Pologne, le Concert que l'on a formé pour empêcher leur entrée dans l’Empire, & de les inviter à prendre aussi de leur côté les mesures les plus efficaces , pour fermer aux Moscovites les passages qu'ils voudroient prendre sur les terres de la Republique de Pologne.

Fait à Copenhagne ce feizieme d'Avril l'271 mil sept cens vingt-sept.

(L. S.) GLEN ORCHY.

» Après

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» Après la mort du Roi George I. de glo3 rieufe memoire, le Duc de Brunswick Wol

fenbüttel, fon parent, envoya en Angleo terre le Comte Debon fon premier Miniftre, » pour complimenter le Roi George 11. sur „ Ion avenement au Trône. Le sejour que », ce Ministre fit à Londres donna occafion 9 de parler des interêts communs de Sa Maw jesté comme Electeur de Brunswick & du

Duc de Wolfenbuttel; celui-ci avoir fait » avec l'Empereur une Alliance, qui, dans la „ situation où étoient dans l'Empire les affaires

de Religion, dont fa Maison a toujours été , la protectrice, avoient donné lieu à une infi

nité de raisonnemens , mais on fut bientôt - perfuadé qu'elle n'étoit pas contraire aux in„ terêts de la Maison de Brunswick en general, » car on n'eut pas de peine à engager Son Al

tefle Sereniflime à donner les mains nonseulement à un renouvellement des accords

& Traitez qui sont entre les deux Familles, » mais même à un Traité d'Alliance deferlive 7 dans les formes, tel que le voici.

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Acte d' Alliance entre le Roi de la Grande

Bretagne, e le Duc de Brunswick-Wola fenbuttel.

Comme la Serenissime Maison de Bruns

wick - Lunebourg a toujours tâché de conserver & de cultiver une amitié intime entre toutes ses Branches. ce qui a contribué non-seulement à la gloire & au bonheur de ladite Sereniffime Maison , mais aufli à l'avantage de la Religion Protestante , dont

ladite Maison a de tout tems eu les interêts à coeur; S. M. le Sereniffime Roi de la Grande Bretagne, Electeur de Brunswick-Lunebourg, & Son Altesse Serenissime Monseigneur le Duc de Brunswick-Lunebourg-Wolfenbuttel, jugeant qu'il sera fort à propos , tant pour le bien mutuel de leur Maison , que pour celui de la Religion Proteftante, de raffermir l'an. tique union par de nouvelles liaisons faites entre Sadite Majesté & Sadite Altesse Serenissime, en yue seulement de fe donner une Garantie reciproque pour leurs propres Pais, & fans le moindre dessein de causer aucun trouble, ou d'aporter aucun prejudice , ni à PEmpereur ni à l'Empire, ni à quelque Puiffance que ce soit: pour cet effet, elles ont muni de part & d'autre de Plein-pouvoir suffifant, c'est-à-dire, Sadite Majefté le Serenislime Roi de la Grande-Bretagne , fes Conseillers Privez , les Sieurs Pierre Lord King, Baron d'Ockham, Grand Chancelier de la Gr. Bret.; Guillaume Duc de Devonshire; Thomas Lord Trevor, Garde de son Sceau Pri , President de fon Conseil Privé; Thomas Holles, Duc de Neuwcastle, unde ses principaux Secretaires d'Etat ; Charles Vicomte Townshend, l'autre de les principaux Secretaires d'Etat, & Robert Walpole, Chevalier du très-noble Ordre de la fartiere & premier Commissaire de la Tresorerie; & Sadite Altelle Sereniflime le Seigneur Duc de Brunswick-Lunebourg-Wolffenbutrel, le sieur Conrad Detleff, Comte de Dehn, fon Ministre d'Etat Privé , President de la Chambre des Couvens, Doyen du Chapitre de St. Blaise à

Bruns

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