Le Tribunal révolutionnaire (1793-1795)

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Perrin et cie, 1908 - France - 370 pages
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Page 65 - L'histoire atteste cette vérité ; et puisqu'on a osé dans cette assemblée rappeler ces journées sanglantes sur lesquelles tout bon citoyen a gémi, je dirai, moi, que, si un tribunal eût alors existé, le peuple auquel on a si souvent, si cruellement reproché ces journées, ne les aurait pas ensanglantées ; je dirai, et j'aurai l'assentiment de tous ceux qui ont été...
Page 231 - Ma santé se rétablit chaque jour par l'effet de la destruction des ennemis de notre commune patrie. Mon ami je t'assure que cela va on ne peut mieux ; tous les jours il s'en expédie une douzaine ; l'on vient même de trouver cet expédient trop long.
Page 233 - Frère et ami, encore des têtes, et chaque jour des têtes tombent ! Quelles délices tu aurais goûtées si tu eusses vu, avanthier, cette justice nationale de deux cent neuf scélérats! Quelle majesté! quel ton imposant! Tout édifiait. Combien de grands coquins ont, ce jour-là, mordu la poussière dans l'arène des Broteaux ! Quel ciment pour la République !... Billemaz a payé le tribut; une infinité d'autres que tu connais...
Page 197 - Les prévenus de conspiration seront traduits de tous les points de la République au Tribunal révolutionnaire à Paris.
Page 155 - La lenteur avec laquelle marchent les procédures instruites au tribunal criminel extraordinaire nous force à vous présenter quelques réflexions; nous avons donné assez de preuves de notre zèle pour n'avoir pas à craindre d'être accusés de négligence ; nous sommes arrêtés par les formes que prescrit la loi.
Page 228 - La preuve nécessaire pour condamner les ennemis du peuple est toute espèce de document, soit matérielle, soit morale, soit verbale, soit écrite, qui peut naturellement obtenir l'assentiment de tout esprit juste et raisonnable. La règle des jugements est la conscience des jurés éclairés par l'amour de la patrie ; leur but, le triomphe de la république et la ruine de ses ennemis...
Page 155 - D'ailleurs on se demande pourquoi des témoins? La Convention, la France entière, accusent ceux dont le procès s'instruit; les preuves de leurs crimes sont évidentes ; chacun a dans son âme la conviction qu'ils sont coupables ; le tribunal ne peut rien faire par lui-même , il est obligé de suivre la loi : c'est à la Convention à faire disparaître toutes les formalités qui entravent sa...
Page 177 - Peu de temps après on nous reconduisit d;ms la salle du tribunal. Lorsque nous fûmes assises, l'accusateur public nous qualifia de vierges folles et lut notre jugement. Il commença par dire qu'il n'y avait pas de mort assez cruelle pour des fanatiques telles que nous; que cependant, comme il était prouvé que nous étions fort retirées et tranquilles, nous n'aurions subi que la peine portée par la loi, qui était d'être renfermées...
Page 175 - Qui vous empêche de pratiquer vos vœux ? Ne voulez-vous pas être soumise à la loi ? — J'aime tous les hommes comme mes frères, je veux le bien de tous, je serai soumise à la République dans tout ce qui ne sera pas contraire à ma conscience et à mes vœux ; mais pour des serments, je n'en ferai pas.
Page 175 - Ne voulez- vous donc pas regarder tous les hommes comme vos frères ? — Oui. — Vous parlez plus raison que les autres; pourquoi ne voulez-vous donc pas faire le serment ? — La liberté telle que vous la définissez anéantit tout engagement indissoluble ; j'ai fait des vœux qui m'engagent jusqu'à la mort, je ne puis pas faire le serment qui les anéantit. » Le président reste quelques instants en silence, et ensuite...

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