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36,430 Gros-écus ayant la même valeur, mais une empreinte différente des pièces précédentes: la face occupée par le profil de femme, personnification de la République, ayant été abandonnée pour la Clef et l'Aigle dans une couronne de chêne et les inscriptions du revers pour l'image du soleil. Les Demi-écus, au nombre de 65,251, datent de 1795; ces derniers valaient 6 florins 4 sols 6 deniers, et les Genevoises, ainsi que les Grosécus, 12 florins 9 sols.

Les pièces de Quinze-sols, dont les coins ont été gravés par Wiélandy, datent de 1795, bien qu'elles portent la date de 1794 sur la face qui avait été destinée pour la frappe des Décimes, et qui fut appliquée aux Quinze-sols en suite de l'art. V de l'arrêté du 8 février 1795. Le nombre des Quinze-sols émis est de 344,936.

III. FRANC.

Pendant la domination française, et pour remplir une des clauses du Traité de réunion, dont le douzième article stipulait que le Directoire Exécutif employerait ses bons offices auprès du Corps Législatif pour faire placer à Genève un hôtel des monnaies, on établit momentanément un atelier dans une salle basse de l'Hôtel-de-Ville, où l'on frappa des pièces de billon et d'argent, pour une valeur de 168,000 francs environ. L'an XII, D'Arbigny, et l'an XIII, Froidevaux furent maîtres de la monnaie de Genève, qui cessa sa fabrication le 4 floréal de cette dernière année. Les pièces émises sont des pièces d'Un, de Deux et de Cinq-francs, portant l'an XI et XII, un lion et un G pour marque monétaire; et l'an XIII, une truite et un G, il en est

placards touchant les vertus de l'or potable; et en 1666, le Conseil non-seulement permettre à un Italien qui changeait le mercure en argent, d'exercer son métier, pourvu qu'il le fasse sans tromperie, mais encore manifester la résolution de profiter lui même de ce moyen pour augmenter le trésor public. (Reg., du 2 janvier.)

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ainsi sur les Cinquante centimes de la même année. Les cinqcentimes de l'an VIII et les décimes de l'an IX portent le lion, le G et une petite figure tenant un arc.

Nous avons vu que, lors de la Restauration, de nouvelles monnaies furent frappées suivant l'ancien système monétaire genevois ; cela dura jusqu'en 1838, époque où le système décimal français, le seul en vigueur aujourd'hui, fut adopté.

On a frappé pour 287,500 francs environ de cette nouvelle monnaie. Voici le nombre des pièces émises et la date des lois de frappe:

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43,189 pièces de 5 centimes. Soit en totalité 4,302,106 pièces.

Au commencement de 1848 la frappe de monnaies d'or et d'argent suivant le système décimal a été décrétée. La loi rendue à ce sujet, le 3 avril, est conçue dans les termes suivants :

ART. 1er. Le Conseil d'Etat est autorisé à faire frapper, pour le compte des particuliers, des monnaies d'or et d'argent ayant la même valeur intrinsèque que les monnaies françaises, savoir:

A. Des pièces d'or de 20 et de 10 francs. L'or à 750 millièmes d'or fin et 150 millièmes d'argent fin, soit à 18 carats. Les 20 francs pesant 7 grammes 642 milligrammes.

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B. Des pièces d'argent de 10 et de 5 francs. L'argent à 865 millièmes d'argent fin et 135 millièmes d'alliage. Les 5 francs pesant 26 grammes 11 milligrammes. Les 10 52 >> 22

ART. 11. Les frais de cette fabrication seront supportés :

A. Par l'Etat pour ce qui concerne les coins;

B. Par les particuliers pour l'excédant du coût de fonte et de frappe à Genève sur le coût de France.

ART. III. Le Conseil d'Etat fera un règlement en rapport avec les articles 1 et 2 de la présente loi.

ART. IV. Une somme de 2000 fr. est mise à la disposition du Conseil d'Etat, pour la destination ci-dessus indiquée.

Voici le relevé des frappes de cette nouvelle monnaie dont les pièces sont devenues rares:

20 francs en or 3421 pièces.

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D'après l'article 36 de la nouvelle constitution fédérale la Confédération se réservant la frappe et les droits de régale sur' les monnaies; il n'y aura plus de monnaies cantonales, et notre dernière frappe clôt l'histoire monétaire de la République de Genève.

CHAPITRE III.

DES UNIFORMES MILITAIRES ET DES DRAPEAUX DES TROUPES GENEVOISES.

1. Des Uniformes.

Nous avons eu l'occasion de signaler les rapports qui existent entre les armoiries genevoises et les uniformes militaires; nous résumerons ce sujet en ajoutant quelques mots sur l'organisation des milices de Genève (1).

C'est dans les abbayes, confréries ou sociétés militaires du

(1) On comprend facilement que nous ne pouvons qu'effleurer ici ce sujet, qui sera traité complétement dans un travail spécial que prépare, sur l'histoire des milices genevoises, un de nos savants concitoyens, M. le lieutenant-colonel Massé, qui a bien voulu nous donner connaissance de son travail et nous autoriser à en citer quelques fragments.

moyen âge qu'il nous faut chercher les premières milices de Genève. Avec l'origine de la Commune, c'est-à-dire avec le treizième siècle, apparaît l'Abbaye de Monsieur Saint-Pierre (1), vaste association politique et militaire qui réunissait l'élite de la jeunesse genevoise sous le patronage de l'apôtre protecteur de la cité. La Noble Confrairie des Archiers de Monsieur Saint-Sébastien, encore existante aujourd'hui dans la Société du Jeu de l'Arc, a une origine probablement plus ancienne que la précédente. Plus tard, les confréries des Arbalestiers, des Hacquebutiers et autres nous montrent la suite de cette ancienne organisation militaire, qui dura d'une manière effective jusque dans les premières années du seizième siècle. Aux mêmes époques, la police et la garde de la ville étaient confiées à des employés armés ; durant le jour c'étaient les archers du Prince-Evêque, pendant la nuit les officiers des syndics qui remplissaient ce rôle, les pouvoirs s'étant partagé la juridiction de la cité en deux parts; et de ce que les officiers du peuple remplissaient leur charge du soir au matin ils prirent le nom de Guets, qu'ils conservèrent tant qu'ils furent chargés de la police nocturne.

Comme on le voit, les hommes d'armes genevois se divisaient en deux camps, la Communauté avait ses guets soldés et son Abbaye de Saint-Pierre, le Prince ses gardes et les anciennes confréries qui, sans doute, formèrent les premières troupes de Genève.

Avec le commencement du seizième siècle apparaît une organisation toute différente, chaque jour la Communauté augmentait ses droits aux dépens de ceux de l'Évêque; pour les

(1) Cette abbaye, renouvelée en juillet 1483, malgré l'opposition de l'évêque, abolie en octobre de la même année par le Conseil, fut rétablie en 1491, le 3 février, le Conseil des Cinquante approuva ses statuts, sous la réserve de la sanction épiscopale, et donna la garde d'une bannière à l'abbé; ces anciens statuts ont été imprimés dans un mémoire de M. L. Sordet, intitulé: Des Abbayes ou Sociétés laïques de Genève, inséré au commencement du tome IV des Mémoires de la Soc. d'Ilist. et d'Archéol. de Genève.

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