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7. Or. Av. BARTHÉLEMY RIlliet, sindic EN 1769, LIEUTENANT EN 1770, SEIGNEUR COMMIS EN 1771. Rev. Armes Rilliet.

8. Or. Av.: DONNÉE PAR GUILLAUME FUZIER-CAYLA, SEIGNEUR ANCIEN SYNDIC, EX-SEIGNEUR COMMIS SUR LE NOBLE EXERCICE DE L'ARQUEBUSE 1792, autour des armes Fuzier. Rev. La figure de la Justice au milieu de ses attributs: SIC SEMPER.

9. Or. Pistole de 1752.

:

10. Or. Av.: Donné par P.re Favre le 28 9bre 1802, l'an 11o. Rev. Une cible et deux carabines en sautoir.

11. Or. Av.: Donné par Antoine Renaud, même date et même revers que la précédente.

12. Or. Av.: Donné par Et. Bonnet à la Société des Arquebusiers, le 28 9bre 1802, l'an 11°. Rev.: Aigle tenant une couronne.

13. Or. Av.: Donné par A.ham-F.çois Cochet. Même date et revers que le n° 10.

14. Or. Av.: Armes de Genève. Rev.: UNE BRILLANTE AURORE ANNONCE DES BEAUX JOURS. Sur la tranche: DONNÉ PAR LOUIS RAYMOND. Du 28 nov. 1802.

15. Vermeil. Av.: A la Société des Arquebusiers. Rev. Le Patrimonial le 28 9bre 1802.

16. Or. Av.: Noble ISAAC PICTET, Conseiller d'Etat en 1790, syndic en 1792, élu seigneur Commis sur l'Exercice de l'Arquebuse le 30 mai 1814. Rev.: Armes Pictet, supportées par deux lions. Dev. :

SUSTINE ET ABSTINE.

47. Or. Av. DONNÉ PAR J.-L. MASBOU, CONSEIL." D'ÉTAT 1817, SYNDIC 1821, SEIGN." COMMIS SUR LE NOBLE EXERCICE DE L'ARQUEBUSE 1823. Rev. Armes Masbou. Sur la tranche: PRO DEO ET PATRIA. (D. Detalla faciebat.)

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18. Or. Médaille donnée par le marquis de Huntly le 28 juillet 1822. [Voy. no 15 des médailles de l'Exercice de la Navigation.]

19. Ar. Av.: Médaille de la Société des Arts, gravée par M. A. Bovet et portant cette inscription sur la tranche: Donnée par Noble Masbou, seigneur commis à la Société de l'Exercice de l'Arquebuse et de la Carabine 1826.

20. Ar. Médaille de la réunion des officiers de Langenthal, en 1822, avec cette inscription sur la tranche: Donné par Noble Masbou, seigneur commis à la Société de l'Arquebuse et de la Carabine 1826. [Voy. no 14 des médailles de l'Exercice de la Navigation.]

21. Or. Médaille donnée par les membres du Comité central des Carabiniers fédéraux de Fribourg en 1829, Av.: Fribourg. Tribut de

reconnaissance 1829. Rev. Forel, Muller, Vonderweid, Chevalley, Chatoney, Amman, Piller, Gottrau, Savary.

22. Or. Médaille frappée en souvenir du tir fédéral de 1823, donnée par M. Masbou en 1830. [Voy. no 18 des médailles de l'Exercice de la Navigation.]

23. Or. Av. Un guerrier embrassant les drapeaux confédérés. Lég.: TOUTE PUISSANCE EST FAIBLE A MOINS QUE D'ÊTRE UNIE. Autour, les écussons des vingt-deux cantons. Rev. A LA SOCIÉTÉ DE L'ARQUEBUSE ET DE LA CARABINE DE GENÈVE; ELLE DÉFENDRA LA PATRIE PAR L'UNION, LE COURAGE ET L'HABILETÉ de ses MEMBRES. LE SYNDIC J.-E. NAVILLE. LE SIX MAI 1832.

24. Ar. Av. Donné à l'Exercice de l'Arquebuse et de la Carabine par M.* I.-L. Gallatin, Syndic de la garde, nommé président le 31 Mars 1834. Rev. Armes Gallatin.

Dev. PRO PATRIA DEVOTI.

25. Ar. Av.: Monument élevé sur le champ de bataille de SaintJacques près de Bâle : Heil gab uns ihre Treu. Rev. Den bei St. Jacob im Jahr mecccxxxxiiij gefallenen Schweizern die Bürger von Basel m dccc xxiij, avec les armes des neuf cantons confédérés en 1444. Sur la tranche: Donnée par Samuel Minder, conseiller d'Etat et ancien président des Carabiniers suisses. Bâle 1837. Cette médaille fut offerte à l'Exercice de l'Arquebuse et de la Carabine en 1838 par Mr. Repingon, ancien roi.

6. Exercice des Petits Volontaires.

En 1615, le Conseil autorisa la formation d'une compagnie de cent jeunes gens de 11 à 15 ans qui voulaient s'exercer au maniement des armes pour la défense du pays; telle fut l'origine du corps des Petits Volontaires qui se réunissait dans une maison de la Coulouvrenière, sur la façade de laquelle on avait figuré des aiglons s'ébattant parmi des foudres avec cette devise, PER MEDIOS LVDVNT IGNES, triple allusion à la jeunesse des chevaliers, à leurs exercices et aux armoiries de la ville (1).

(1) Le professeur Minutoli fut l'auteur des emblèmes choisis pour insignes par l'Exercice des Petits Volontaires.

Un prix en faveur des Volontaires fut fondé en 1623, et augmenté en 1664; peu avant cette époque, le 5 mai 1656, le Petit Conseil avait prononcé l'abolition du corps, mais cet arrêté ne fut point mis à exécution, et l'Exercice continua d'exister pendant longtemps; on voit par les anciens inventaires qu'il conservait, dans sa maison de la Coulouvrenière, la couronne de ses rois et de précieux joyaux, parmi lesquels comptait une superbe coupe enrichie de médailles historiques.

7. Exercice du fusil ou des Grands Volontaires.

Peu après la dissolution de l'Exercice de l'arbalète eut lieu la formation de celui des Fusiliers ou des Grands Volontaires, qui se constituèrent dans le local même des arbalétriers, où ils construisirent en 1677 une maison pour le tirage.

En mai 1704 le Petit Conseil voulut supprimer les Volontaires, mais cette mesure excita de vives réclamations, et il est probable qu'elle ne fut point mise à exécution de suite, car on voit en 1705 le même Conseil créer des prix pour le tirage du fusil; toutefois la suppression eut lieu peu après, puisque le rétablissement du corps est consigné dans le registre de 1717; il est probable que dès lors il continua d'exister comme les autres Exercices jusqu'en 1782.

CHAPITRE V.

DES ORNEMENTS DE LA CLEF ET L'AIGLE.

Nous compléterons notre livre deuxième par quelques observations particulières sur l'Écusson, les Meubles et Ornements des

armoiries actuelles de Genève.

1. De la forme de l'Écusson.

Au quinzieme siècle l'Écusson rectangulaire se terminant co pointe à la base et arrondi aux angles inférieurs [voy. pl. VIII, IX, XII, fig. 1 et 4; XVIII et XX, fig. 1] était d'un usage presque exclusif: à cette époque la Clef et l'Aigle est toujours renfermée dans un semblable Écusson, que l'on retrouve à toutes les époques postérieures (1).

Avec le seizième siècle apparaissent des Écussons offrant les formes les plus variées et souvent les plus gracieuses [voy. pl. XII, fig. 3; pl. XIII, fig. 4, et pl. XX, fig. 2, 3, 4 et 5]; on retrouve des formes analogues au dix-septième siècle [fig. 6. 7 et 8 de la même planche], et nous grouperons dans cette catégorie l'Écusson moderne [fig. 14], dont on trouve des analogues dès le seizième siècle.

La forme ovale et la forme circulaire ne paraissent guère antérieures au milieu du même siècle (Epître préparat. de Froment, 1554, et marque des draps 1550), dès lors l'emploi de ces formes n'a jamais été totalement abandonné.

Aux dix-septième et dix-huitième siècles les Écussons sont généralement chargés d'ornements sur leur contour [pl. XX, fig. 9, 10 et 11].

Quelques formes bizarres dont les numéros 12 et 13 de la même planche peuvent donner l'idée, ont été employées à diverses époques, en particulier dans le cours du dix-huitième siècle (2).

Bien que toutes les formes soient employées aujourd'hui,

(1) Quelquefois la ligne supérieure se brise et se relève au centre. [Voy. pl. XII, fig. 2]. Cette forme se retrouve sur les Écussons des bornes actuelles du canton, placées à Veyrier et à Villelagrand en 1816, et sur quelques monuments de la fin du dix-huitième siècle.

(2) Voy. les armes accompagnant le portrait de milord Mahon, peint par Preud'home, en 1774; les Congés militaires pour l'ancienne Garnison de Genève; les Instructions du Comité des Arts, 1795, etc.

celle du quinzième siècle, considérée par les héraldistes comme réunissant l'ancienneté (1) et la convenance, est le plus géné– ralement en usage.

2. De la forme de l'Aigle.

Jusqu'à l'époque où la Communauté genevoise reprit possession du pouvoir suprême, l'Aigle de ses armoiries porta l'aile basse et repliée ainsi qu'on le voit sur les écussons datant de 1449, 1451, 1507, et figurés dans les planches VIII, IX et X. Depuis 1535 on trouve toujours l'Aigle essorante, symbole de prospérité et d'indépendance, si ce n'est à deux époques, en 1796 [pl. XX, no 18], et sous la domination française, alors que Genève reçut la Clef et l'Aigle par concession impériale [pl. XVII, fig. 2].

Deux autres parties de l'Aigle sont destinées, dans le langage héraldique, à exprimer les idées d'honneur et de souveraineté, c'est la langue et la couronne; les animaux qui dans les armoiries n'ont pas de langue, prennent la qualification de mornés; cette suppression était autrefois considérée comme l'expression de l'avilissement et de l'opprobre; nous avons déjà cité le cas d'un gentilhomme de la cour de saint Louis qui leva la main sur sa mère, et auquel le pieux monarque interdit, en marque de perpétuel déshonneur, de porter désormais le lion de ses armes. autrement que sans lampassure; il serait superflu de citer les nombreux monuments où l'ignorance des artistes a privé l'Aigle de Genève de sa langue.

Il est assez rare de rencontrer cette Aigle sans couronne, il y en a pourtant quelques exemples (2) dans lesquels on doit

(1) La plus ancienne forme de l'Écusson est triangulaire, c'est celle que l'on rencontre sur les sceaux des onzième et douzième siècles; mais elle n'a jamais été employée pour la Clef et l'Aigle.

(2) Il en est ainsi dans les trois éditions de la Cosmographie de Mün

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