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Explication de la Charade, de l'Énigme &

du Logogriphe du MERCURE dernier.

Le mor de la Charade eft Bateau celui de l'Enigme est Ecriture, celui du Logogriple est Gloire, ou l'on trouve Loire, Loir, Or, Ire, Oie, Roi, Loi.

840.7

M558.

C R DE. 1792 ON fauche mon premier ;

On rase mon dernier;
Oa chante inon entier.

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J'a brillé noblement dans une vaste plaine ,

Ou s'agitat ma tête avec fierté ;
Mais barrue & captive, ai-je lieu d'être vaine ?
A l'homme encor , dans ma légéreté,

Je suis cependant nécessaire,

Et plus d'un sans moi re dort guere.
Bien des enfans m'admetreat dans leurs jeux

Je suis longue, feche & inenue ;

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Pour certains scélérats mon afpeâ ef affreur ;

Sur moi souvent mainte fête s'est vue : (On n'est pas difficile aux champs commoà la Cours Mon nom souvent le donuc au feu dua folamour.

LOGO GR I PH E.
Nous

ous Comines deux fuu's très-gontilles, Nous nous prêtons assez a'ıx doux

propos d'amour. Nous écoutons comme des filles ; Mais nous ne jasons point ni la nuit ni le jour. Nous grandissons beaucoup dans certaines familles. Est - ce un grand bien? Oh! non, je le dis Caus

détour : l'on nous accable de vézilles ; Mais d'āatres en chantant nous ont bien fait leur

cour.

Dans un plus grand détail voulez-vous nous con

naître ? Nous allons à vos yeux décomposer notre être.

Nous vous offrons cet organe enchanteur
Qui des objets inelure la distance,
Qu'Amour souvent choisit de préférence,

Et qu'il remplit d'une douce langueur ; Certain lieu que renferme une liquide enceinte ; Un être que la Loi rend cher aux bons Français, Honoré par l'amour & jamais par la crainte ;

Ce que tout Acteur doit favoir ;
Ce que tout homme veut avoir

i
Un fleuve qui vers Toors va roulant la belle

onde,
Et puis dans l'Océan s'abimer sans retour ;

Une Déesse vagabonde ,

Long-temps victime de l'Amour;
Un monument sacré de la sagesse humaine
Un sentiment trop prompt qu'on surmonte avec

peine;
Un tissu précieux , mais devenu commun ;
Deux articles reçus en Langue Italienne

Quand on veut ne parler que d'un ;
Certain pronom qu'on nomme réciproque
Une herbe dont le goût à manger nous pro-

voque ;
Un terme de respect lorfque l'on parle au Roi.
C'est tout : pour nous tenir; Lecteur , écoute-toi,

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NOUVELLES LITTÉRAIRES.

ANECDOTES intéressantes & secretes de la

Cour de Russie , cirées de ses Archives , avec quelques Anecdotes particulieres aux différens Peuples de cet Empire ; publiées par un Voyageur qui a séjourné treize ans en Rufie. A Paris , chez Buiffon, İmpLibraire, rue Haute-feuille, N". 20. Six

Voluines in- : 2. CES

ES nouveaux Mémoires sur la Russie, quoique rédigés sans ordre & sans méthode, écrits avec trop peu de foin , n'en font

pas moins ce que nous avons eu jufqu'ici de plus curieux & de plus instructif sur cet immense Einpire , dont la puissance devient de jour en jour plus menaçante. On y trouve un tableau complet de son état militaire , l'un des plus formidables de l'Europe ; l'Auteur même, qui est fort loin d'écrire en adulateur, & qui démontre, par une foule de faits décisifs , tous les vices monstrueux des autres parties de l'Adminiftration, donne les plus grands éloges à celle du Militaire, & ne balance

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mais qui seule est trop faible pour lui réfifter long-temps. Elle s'est liée avec l’A11gleterre , Puiffance la plus à craindre poar elle par des forces navales, dont la fupériorité peut épouvanter toutes les provinces Rulles de cette même Baltique , & détruite les flortes, les arsenaux, les ports de la Ruflie. Elle latre en ce moment contre les efforts de la Pologne qui veut briser les fers, & qui, fi elle recouvrait son indépendatice, feurrait, dans l'occasion , donner la main aux Turcs pour contenir dans de justes bernes cette puillance envahisante; inais les braves Polonais , malgré l'énergie de leur patriotilme, auront-ils aflez de force

de moyens pour faire têre feels à la Ruffie , fécondée de deux autres Puisances co-partageantes, qui étaient naturellement ennemies , quand cer intérêt de partage les a rapprochées, & que depuis d'autres intérêts d'humeur & de moment poussent de concert à une union monstrueuse, qui n'est rien moins que le renversement de cette balance germanique, ouvrage du Grand Frédéric

La tyrannie des Despotes & la liberté des Peuples se menacent aujouçd'hui l'une l'autre plus que jamais. La querelle ne ferait pas longue , & l'iffue n'en serait pas douteuse, li des multitudes pouvaient s'entendre & s'accorder aufli aisément que des individus couronnés. Mais n'est-il pas

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