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toyens , & faire concourir ainsi au rétablisse-
ment de la paix, l'instruction & la loi.
· M. d'Andre a prétendu que le préopinant
s'écartoit de la question , & qu'il ne s'agissoit
dans ce moment que

du
rapport

fait
par

M. Malouer. Je prie donc l'assemblée d'y délibérer. Je demande par amendement qu'il soit informé contre celui ou ceux qui ont donné des ordres pour faire sortir des prisons du palais cinq brigands arrêtés dans l'affaire de M. de Casteller. Cet amendement a été adopté & fundu dans le décret de M. Malouet.

M. Dubois a fait lecture du mémoire à lui adressé par le garde nationale d'Hesdin.

On y rappelle les repas que se sont donnés réciproquement la municipalité, les gardes nationales & les officiers du régiment de Champagne. Le patriotisme , la gaieté, la fraternité fut l'ame du repas donné par la garde nationale : dans celui des officiers, la somptuosité , le froid de l'étiquette regna depuis le commencement jusqu'à la fin Là, on porta la santé de la nation, de l'assemblée nationale & du roi ; ici on porta la santé du roi & de la reine , & on chanta des couplets pleins de sarcasmes contre l'assemblée nationale, entr'autres choses on disoit : il n'y a rien de bon à la gauche que le cæur.

D'ailleurs les officiers, au lieu de recevoir à table les cavaliers & bas-officiers du régiment, comme on avoit fait au repas des gardes nationales crurent devoir les exclure ; il est vrai qu'ils leur donnerent 6 liv. par chambrée ; mais le gros des cavaliers fut sensible à l'humiliation d'être privé de cette fête. Cependant on disposoit un bal aux frais des officiers ; mais la

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froideur s'étoit emparée de tous les coeurs. Quoiqu'il en soit, le bal a eu lieu. Sur les huit à neuf heures, trenre à quarante cavaliers se rendirent sur la place , des chandelles à la main ; mais ils ne causerent aucun trouble ; quelques personnes se sont effarouchées mal-à-propos, puisqu'il n'est rien arrivé.

Le lendemain , jour qui devoit être marque par des massacres,

il n'y eut aucun trouble dans la ville. Tout se borna de la part des soldats à ne point youloir' reconnoître pour officier le sieur Odille qu'on avoit proclamé avant le dîner. Cette affaire particuliere regarde le régiment : survient le décret de l'assemblée , qui improuve la conduite des soldats du régiment. Ce qui a donné lieu à toutes les inculpations & à tous les mouvemens, qui ont failli mettre la chose publique en darger, c'est que M. de Fournès avoit écrit aux officiers municipaux que le régiment devoit être cassé. Les officiers municipaux en crurent à ce député, qui en á cru luimême trop légérement les apparences. Les officiers se croyoient en danger , & croyoient que leurs soldats étoient des assassins. Les faits & la patience avec laquelle les soldats ont souffert toutes les humiliations qu'on leur a fait essuyer démentent hautement ces calomnies.

Le 7 du courant, au milieu du plus grand calme, on a déployé tout à coup l'appareil militaire ; l'hôtel-de-ville est transforiné en arsenal. On avoit fait venir 400 hommes des garnisons voisines. On s'est emparé des postes occupés par le régiment de Champagne. On a cloué les ponts-levis & logé ces 400 hommes dans les faux-bourgs, de façon que le citoyen se trouvoit à la merci des troupes

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étrangeres ; enfin on a fait tout ce qu'on auroic fait pour tenter une contre-révolution dans cette ville. Si le régiment n'est pas coupable , on le doit à son sang-froid & à sa patience , qui ont déconcerté ceux qui vouloient l'entraîner hors des bornes de son devoir.

M. d'Ambly : J'ai reçu , comme je l'ai dit une lettre de la municipalité d'Hesdin , où j'ai été

par aventure en garníson il y a trente ans. On ne peut blàmer les municipaux d'avoir pris des précautions. Si le régiment de Champagne n'a

pas fait ce que l'on craignoit, tant mieux ; mais les précautions n'ont rien de répréhensible; și un chef ne peut se mettre sur ses gardes , nous n'avons plus qu'à mettre la clef sous la porte.

Sur les observations de M. Alexandre de Lameth, on a consacré la derniere disposition da projet de décret de M. de Mirabeau tendant à faire écrire une lettre à l'armée, & la premiere disposition a été ajournée jusqu'à ce que le comité militaire ait présenté le mode d'avancement, & le code pénal, ce qu'il doit faire trèsincessamment. Le comité a été chargé de faire la lettre à l'arınée. La séance s'est levée à 3 .

heures.ro Je donnerai par supplément le décret sur le clergé.

J'indiquerai les tribunaux qui ne sont pas platés dans les chefs-lieux de district. a

LE HOD EY.
Fin du tome quatorzieme.

..

De l'imprimerie du RÉDACTEUR, Place du

Palais-Royal, au coin de la rue Fromenteau.

barre,

Comparution du maire de Montauban à 'la

33 Comparution de la garde nationale de Montau

37 Discussion & débats sur cette affaire, 39 Offre d'un prêt de 70

millions

par
les Génois,

42 Décret sur les droits de voirie & plantation, 43

ban,

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46

Lettre du département des Ardennes, Arrêté du même département, relatif au passage des troupes étrangeres,

47 Plaintes contre les ministres, de ce que les fron

tieres sont dégarnies, 'motion & reflexion à

ce sujet, Décret sur les juges de district ,

55

48

Séance du soir, le 27.

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Rapport du comité de vérification, sur les dé

putés de l'île de la Guadeloupe, Décret à ce sujet, Suites de l'affaire de Tabago,

Séance du 28 juillet.

58

59

Lettre de M. de Montmorin,

60 Fixation du chef-lieu de departement du Pas-deCalais,

61 Décret à ce sujet,

62 Rapport de six commissaires chargés de surveiller

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