Oeuvres de Condorcet: Économie politique et politique

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Firmin Didot frères, 1847 - Civilization
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Page 435 - Ainsi ces prétendus motifs d'une ligue contre la France n'étaient tous qu'un nouvel outrage à son indépendance. Elle avait droit d'exiger une renonciation à des préparatifs injurieux, et d'en regarder le refus comme une hostilité: tels ont été les principes qui ont dirigé les démarches de l'assemblée nationale. Elle a continué de vouloir la paix, mais elle...
Page 440 - La servitude féodale et une humiliante inégalité, la banqueroute et des impôts que vous payeriez seuls, les dîmes et l'inquisition ; vos propriétés, achetées sur la foi publique, rendues à leurs anciens usurpateurs; les bêtes fauves rétablies dans le droit de ravager vos campagnes; votre sang prodigué pour les projets ambitieux d'une maison ennemie.... telles sont les conditions du traité entre le roi de Hongrie et des Français perfides. Telle est la paix qui vous est offerte : non...
Page 255 - La nation française renonce à entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conquêtes et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple. Tel est le texte de la Constitution. Tel est le vœu sacré par lequel nous avons lié notre bonheur au bonheur de tous les peuples; et nous y serons fidèles. Mais qui pourrait regarder encore comme un territoire ami, celui où il existe une armée, qui n'attend pour attaquer que l'espérance du succès?
Page 256 - ... éprouvés sur des terres où les Français révoltés trouvent un asile ; la nécessité de ne pas laisser aux rebelles le temps d'achever leurs préparatifs , et de susciter à leur patrie des ennemis plus dangereux : Tels sont nos motifs. Jamais il n'en a existé de plus justes, de plus pressants ; et dans le tableau que nous en présentons ici , nous avons plutôt atténué qu'exagéré nos injures; nous n'avons pas besoin de soulever l'indignation des citoyens , pour enflammer leur courage....
Page 439 - Ainsi la continuation d'une tolérance hostile pour les émigrés, la violation ouverte des promesses d'en disperser les rassemblements, le refus de renoncer à une ligue évidemment offensive, les motifs injurieux de ces refus, qui annonçaient le désir de détruire la Constitution française, suffisaient pour autoriser des hostilités qui n'auraient jamais été que des actes d'une défense légitime ; car ce n'est pas attaquer que de ne pas donner à notre ennemi le temps d'épuiser nos ressources...
Page 437 - ... public. Les citoyens de l'Alsace sont Français, et la nation ne peut sans honte et sans injustice souffrir qu'ils soient privés de la moindre partie des droits communs à tous ceux que ce nom doit également protéger. Dira-t-on qu'on peut, pour dédommager ces princes, leur abandonner une portion de territoire?
Page 127 - Mais, dira-t-on, ce changement serait contraire à l'utilité générale, parce qu'il écarterait les femmes des soins que la nature semble leur avoir réservés? Cette objection ne me paraît pas bien fondée.
Page 433 - Liége, entre les gouvernemens et les citoyens , elle a gardé la neutralité la plus rigoureuse? » Sans doute la nation française a prononcé hautement que la souveraineté n'appartient qu'au peuple , qui , borné dans l'exercice de sa volonté suprême par les droits de la postérité , ne peut déléguer de pouvoir irrévocable...
Page 121 - L'habitude peut familiariser les hommes avec la violation de leurs droits naturels , au point que , parmi ceux qui les ont perdus, personne ne songe à les réclamer, ne croie avoir éprouvé une injustice. Il est même quelques-unes de ces violations qui ont échappé aux philosophes et aux législateurs , lorsqu'ils...
Page 529 - Nous venons de renouveler notre serment d'être fidèles à la nation , de maintenir la liberté et l'égalité ou de mourir à notre poste. Nous ne sommes pas des parjures. Signé : André, maire, et Rohart, secrétaire greffier.

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