Lettres hollandoises, ou Correspondance politique, sur l'etat present de l'Europe, notamment de la république des sept Provinces-Unies ....

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Popular passages

Page 381 - ... bord du vaisseau marchand qu'ils auront rencontré, et y entrer seulement au nombre de deux ou trois hommes à qui seront montrées par le maître ou capitaine de ce vaisseau ou bâtiment, les lettres de mer qui contiennent la preuve...
Page 368 - ... l'époque à laquelle la France a formé des liaisons avec les États-Unis. Il aurait pu dire avec plus de vérité, que cette recherche ne quadrait point avec son plan de défense. Le roi veut bien épargner aux ministres anglais une tâche aussi désagréable et aussi embarrassante, en observant pour eux, que les premiers entretiens, qui ont conduit aux traités du 6 février 1778, sont postérieurs de beaucoup à la capitulation du général Bourgoyne. Or il est de notoriété, que cet événement...
Page 349 - Majefté ne difljmule point qu'Elle ne peut fe prêter à l'infinuation de faire rendre fans examen les prifes qui pourroient être amenées dans fes Ports ; Elle ne doit pas en fouffrir la vente: c'eft à quoi fe rapportent tous fes ordres. Que le Roi, quoique fidèle obfervateur des Traités avec l'Angleterre , & jaloux de remplir envers Elle les devoirs de l'amitié & du bon...
Page 369 - Américains, et d'avoir permis à ses sujets, d'ouvrir un commerce direct avec les Etats-Unis, il ne sera pas hors de propos de faire voir, jusqu'à quel excès le ministère britannique a porté ses prétentions sur ces deux objets. En donnant asile aux Américains, le roi n'a fait que remplir un des premiers devoirs de l'humanité, en même temps qu'il a exercé un droit inhérent à la souveraineté; droit qui appartient à toutes les nations indépendantes, qui ne peut être restreint, que par...
Page 357 - Septentrionale, qui font en pleine pofiêfljon de l'indépendance prononcée par leur acte du 4 jui'let 1776 , ayant fait propofer au Roi , de confolider par une convention formelle , les liaifons qui ont commencé à s'établir entre les deux Nations ; les...
Page 370 - ... que les parties contractantes (la France et ,,I'Angleterre) ne permettront pas à leurs ennemis respec,,tifs d'armer dans leurs ports, d'y vendre leurs prises, et ,,d'y séjourner au 'delà du temps requis pour réparer leurs ..dommages et se pourvoir des choses nécessaires pour être ,,en état de remettre à la mer." Le roi a suivi ponctuellement cette conduite par rapport aux corsaires américains. Sa volonté à cet égard est constatée par les ordres les plus précis, et surtout par leur...
Page 391 - Versailles • d'ailleurs ce même Traité a été publié en Amérique , avec tous les caractères de l'authenticité , & certainement les amis de la Cour de Londres , qu'elle dit fi nombreux , n'auront pa$ manqué de lui en envoyer une copie.
Page 361 - Le roi n'est point le juge des querelles domestiques de l'Angleterre ; ni le droit des gens, ni les traités, ni la morale, ni la politique, ne lui imposent l'obligation d'être le gardien de la fidélité que les sujets anglais peuvent devoir à leur souverain.
Page 392 - Amérique en offrait d'inappréciables aux Anglais; et il s'en faut de beaucoup qu'ils les laissassent échapper. Ils firent la contrebande avec une audace insoutenable, et mirent la cour de Madrid dans le cas , d'employer des moyens de force pour les contenir. Cette cour établit pour cet effet des gardes-côtes, chargés d'arrêter et de visiter tout bâtiment anglais naviguant le long des côtes espagnoles, et chargé de marchandises de contrebande. Ces gardes-côtes donnèrent une grande extension...
Page 368 - ... eux, que les premiers entretiens, qui ont conduit aux traités du 6 février 1778, sont postérieurs de beaucoup à la capitulation du général Bourgoyne. Or il est de notoriété, que cet événement exalta le courage et les espérances des Américains, autant qu'il consterna la nation anglaise et principalement la cour de Londres. Si donc le roi a écouté les propositions du congrès après cette époque désastreuse pour les Anglais, ce n'a été et n'a pu être que parce qu'il pensait avec...

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