Histoire philosophique et politique des établissemens et du commerce des Européens dans les deux Indes, Volume 8

Front Cover
chez J.-L. Pellet, imprimeur, 1780 - America
 

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents

Other editions - View all

Common terms and phrases

Popular passages

Page 29 - ... plutôt l'effet de notre pauvreté que de notre induftrie. Ils rient de nos arts, de nos manières, de tous ces ufages qui nous infpirent plus de vanité, à mefure qu'ils s'éloignent plus de la nature. Leur franchife...
Page 402 - Moïfe avoit défendu aux hébreux le culte des dieux étrangers; que la même punition étoit décernée contre les prêtres catholiques qui reviendroient dans la colonie, après en avoir été bannis „. Toute l'Europe fut étonnée d'une intolérance fi révoltante.
Page 62 - ... on doit pourfuivre jufqu'à la dernière goutte de fang le meurtrier d'un ami , d'un fils, d'un frère , d'un concitoyen. Ces ombres , toujours chéries, crient toujours vengeance du fond de leurs tombeaux ; elles errent dans les forêts parmi les accens lugubres des oifeaux de la nuit ; elles apparoifl~ent dans les phofphores & les éclairs , & la fuperftition parle pour elles dans les âmes affligées ou courroucées.
Page 219 - Un homme qui a terminé sa carrière peut-il avoir des droits? En cessant d'exister, n'at-il pas perdu toutes ses capacités? Le grand Être, en le privant de la lumière, ne lui at-il pas ôté tout ce qui était une dépendance à ses volontés dernières?
Page 71 - ... fes intérêts. A l'exception de la pêche de la morue & de la baleine , qu'on rendit libre pour tous les citoyens , tout le commerce qui pouvoit fe faire par terre & par mer, lui fut cédé pour quinze ans. La traite du caftor & des pelleteries , lui fut accordée à perpétuité. A tant d'encouragemens , on ajouta d'autres faveurs. Le Roi fit préfent de deux gros vaifleaux à la fociété , compofée de fept cents intéreffés. Douze des principaux obtinrent des lettres de Noblefle.
Page 5 - Efpagnols l'avoient parcourue «n 1512, mais fans s'y- établir. On ne fait lequel admirer le plus, ou du motif qui les engagea dans cette découverte , ou de celui qui la leur fit abandonner.
Page 329 - La premiere eft que les marées viennent de l'Océan , & qu'elles entrent plus ou moins avant dans les autres mers, à proportion que ces divers canaux communiquent avec le grand réfervoir par des ouvertures plus ou moins confidérables -, d'où il s'enfuit, que ce...
Page 20 - Plus ils le feraient au-delà , plus promptement ils auraient dévafté les lieux qu'ils habitent, plutôt ils feraient forcés de les quitter pour en aller chercher d'autres , le feul , du moins le plus grand inconvénient de leur vie précaire. Indépendamment de ces réflexions , qui pouvoient bien ne s'être pas préfentées aux fauvages du Canada d'une manière fi développée , la nature des chofes fumfoit feule pour arrêter leur population.
Page 328 - Ces mémorables et hardies expéditions eurent plus d'éclat que d'utilité. La plus heureuse ne donna pas la moindre conjecture sur le but qu'on se proposoit . . . On croyoit enfin que c'étoit courir après des chimères , lorsque la découverte de la baie de Hudson ranima les espérances prêtes à s'éteindre.
Page 354 - La richeflTe des pêcheries de Terre-Neuve avoit fi peu frappé la cour de Verfailles en particulier, qu'elle n'avoit pas fongé à ces parages avant 1660, & qu'elle ne voulut s'en occuper alors que pour y détruire ce que fes fujets y avoient .fait de bien fans fon influence. Elle abandonna la propriété de la baie de...

Bibliographic information