Ludwig Häusser's Geschichte der französischen revolution 1789-1799

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Weidmannsche buchhandlung, 1867 - France - 606 pages
 

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Page 265 - Le tocsin qu'on va sonner n'est point un signal d'alarme, c'est la charge sur les ennemis de la patrie. Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace, et la France est sauvée.
Page 201 - Il n'ya plus ni vénalité, ni hérédité d'aucun office public. Il n'ya plus, pour aucune partie de la nation, ni pour aucun individu, aucun privilège ni exception au droit commun de tous les Français. Il n'ya plus ni jurandes, ni corporations de professions, arts et métiers.
Page 124 - Allez dire à votre maître que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes.
Page 213 - Louis-Stanislas-Xavier, prince français, l'Assemblée nationale vous requiert, en vertu de la Constitution française, titre III, chapitre 2, section III, article 2, de rentrer dans le royaume dans le délai de deux mois, à compter de ce jour, faute de quoi, et après l'expiration dudit délai, vous serez censé avoir abdiqué votre droit éventuel à la régence.
Page 361 - Peuple Français, peuple de frères, Peux-tu voir, sans frémir d'horreur, Le crime arborer les bannières Du carnage et de la terreur; Tu souffres qu'une horde atroce Et d'assassins et de brigands Souille de son souffle féroce Le territoire des vivans.
Page 201 - Il n'ya plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditaires, ni distinctions d'ordres, ni régime féodal, ni justices patrimoniales, ni aucun des titres, dénominations et prérogatives qui en dérivaient, ni aucun ordre de chevalerie, ni aucune des corporations ou décorations, pour lesquelles on exigeait des preuves de noblesse, ou qui supposaient des distinctions de naissance, ni aucune autre supériorité, que celle des fonctionnaires publics dans l'exercice de leurs fonctions.
Page 213 - Gens de l'Assemblée française se disant nationale; La saine raison vous requiert, en vertu du titre I", chapitre 1", section ir° des lois imprescriptibles du sens commun, de rentrer en vous-mêmes dans le délai de deux mois, à compter de ce jour, faute de quoi et...
Page 144 - Oublierais-je combien il était curieux d'entendre alors tous les rêves de l'émigration? il ne s'agissait de rien moins chaque semaine, que d'entrer en France la semaine suivante , de pardonner à une certaine classe, d'en punir une autre, de donner au Roi un ministère assez vigoureux pour le sauver, le reste du règne, de sa propre faiblesse, d'organiser l'armée sur des bases d'une tout autre profondeur, de mulcter Paris en changeant le siège du gouvernement, de le transporter à Lyon, ou ailleurs,...
Page 243 - Patriote — Ami du peuple, ami de la Constitution ; « Modéré. — Faux ami de la Constitution, ennemi du peuple ; « Enragé. — Faux ami du peuple, ennemi de la Constitution ». Dans la polémique, les Girondins appelaient Comité Autrichien les chefs des Modérés, et Tribuns ou Factieux les chefs des Enragés. Les Feuillans et les Montagnards n'avaient qu'un ennemi et qu'un nom de guerre pour l'attaquer ; les premiers combattaient les Anarchistes, les seconds les Intrigans...
Page 243 - ... de se soustraire au tribunal de l'opinion publique? Les chefs les plus connus de la faction dont je vais parler, sont MM. Brissot et Condorcet. Après ces noms, on cite les noms de plusieurs députés de Bordeaux, tels que ceux de MM. Guadet, Vergniaux, Gensonnet...

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