Collection complète de l'abbé de Mably: Le droit public de l'Europe, fondé sur les traités

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C. Desbrière, 1795 - History
 

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Page 361 - ... était autrement, un prince dépouillé par son ennemi n'aurait plus aucun droit sur le pays qu'on lui a enlevé, et par conséquent il serait ridicule que le vainqueur exigeât de lui une cession dans les traités de paix. On peut ajouter ici un raisonnement bien simple : si les conquêtes par leur nature forment un droit légitime de possession pour le conquérant, il est indifférent que la guerre soit fondée sur des motifs justes ou injustes. Le succès ayant pour ainsi dire un effet rétroactif...
Page 360 - ... du pays qu'il revendique. Mais les armes par elles-mêmes ne donnent aucun titre pour posséder ; elles en supposent un antérieur et ce n'est que pour mettre en valeur ce droit contesté qu'on fait la guerre. S'il en...
Page 38 - Ou on n'imagine pas que je veuille débiter des lieux communs de morale , et que sur les traces de Platon ou de l'abbé de St. Pierre , je m'égare dans des maximes qui ne sont pas faites pour des êtres qui ont nos passions.
Page 264 - Zuntgaw , et la préfecture des dix villes Impériales avec leurs dépendances. Ces pays seront incorporés à perpétuité au royaume de France, à la charge d'y maintenir la religion catholique dans le même état qu'elle y étoit sous les princes de la maison d'Autriche. L'empereur, l'Empire et l'archiduc Ferdinand-Charles délient tous les sujets de ces provinces cédées tîu serrfte.pt de fidélité, dérogent à tous et chacun des décrets , constitutions , ete.
Page 368 - Thommage et le serment de fidélité des sujets, et ceux-ci ne devant obéir qu'aux ordres émanés de la régence commune des deux souverains. « On ne peut guère imaginer, dit » M. de Mably , un gouvernement plus vicieux; et il semble » qu'on aurait dû établir un partage dans le domaine, mais » non pas dans l'autorité , si l'on eût voulu que la paix subsistât » entre les rois de Danemarck et les ducs de Holstfin. » L« jo août iG5q fut le terme des jours du duc Frédéric.
Page 262 - ... dans l'île des Faisans , sur la rivière de Bidassoa. Le cardinal Mazarin nous a laissé , dans ses lettres , un détail curieux et circonstancié de cette négociation. Don Louis de Haro, naturellement foible , timide et irrésolu , n'avoit presqu'aucune connoissance des affaires de l'Europe. Ne voulant que vaguement la grandeur de son maître , il ne s'étoit fait aucun principe fixe et certain , auquel il rapportât toutes ses vues et toutes ses démarches. Mazarin avoit , au contraire, toutes...
Page 210 - ... sont inquiets et turbulens , qui veulent avoir ce qu'ils n'ont pas, et qui se servent pour cela de moyens injustes et violens , s'ils n'en ont pas de légitimes : de sorte que je n'ai point trouvé de meilleure méthode, pour juger des véritables résolutions d'un Etat, que de s'appliquer à connoître le tempérament, l'esprit et l'humeur des princes, et des principaux ministres qui ménagent les affaires. Les Espagnols ne suivoient pas ce principe , et raisonnoient suivant l'intérêt de chaque...
Page 264 - ... qui défendent l'aliénation des droits et des biens de l'Empire. Dans la prochaine diète , on ratifiera de nouveau cette aliénation ; et quelque pacte ou proposition qu'il puisse se faire dans l'Empire, d'en recouvrer les biens et les droits, jamais on n'entendra parler de la présente alienation.
Page 375 - Ernest reçut le diplôme royal ; les commissaires nommés de la république, convinrent avec lui des conditions féodales; il reçut l'investiture selon la coutume , et le diplôme de l'investiture lui fut expédié solennellement sous les deux sceaux de la couronne et du grand duché de Lithuanie, avec promesse au nouveau feudataire , de la part de la république, de le protéger et de le défendre dans ses duchés, lui et ses- descendans , contre qui que ce soit; ainsi, ce duc acquit par là,...
Page 304 - Si/ttzlach rennnce , de la manière la plus forte et la plus solennelle , pour elle et pour ses héritiers de l'un et de l'autre sexe, à perpétuité , à toute prétention sur ce que le roi de Prusse possède actuellement de la succession des anciens ducs de Clèves, J utters et Berg, selon le traité de 1666.

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