Œuvres de Millevoye, Volume 1

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Furne, 1833 - 370 pages
 

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Page 147 - Ils versent à l'envi, sur ses genoux pesants, Le pain de pur froment, les olives huileuses, Le fromage et l'amande, et les figues mielleuses, Et du pain à son chien entre ses pieds gisant, Tout hors d'haleine encore, humide et languissant, Qui, malgré les rameurs, se lançant à la nage, L'avait loin du vaisseau rejoint sur le rivage. ' Le sort, dit le vieillard, n'est pas toujours de fer. Je vous salue, enfants venus de...
Page 150 - Ainsi le grand vieillard, en images hardies, Déployait le tissu des saintes mélodies. Les trois enfants, émus à son auguste aspect, Admiraient, d'un regard de joie et de respect, De sa bouche abonder les paroles divines, Comme en hiver la neige aux sommets des collines; Et partout accourus, dansant sur son chemin, Hommes, femmes, enfants, les rameaux à la main, Et vierges et guerriers, jeunes fleurs de la ville, Chantaient: Viens dans nos murs, viens habiter notre île...
Page 26 - Un mal qui répand la terreur, Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom), Capable d'enrichir en un jour l'Achéron, Faisait aux animaux la guerre.
Page 27 - Hélas, dirai-je, il pleut ; Mon frère at-il tout ce qu'il veut, Bon souper, bon gîte, et le reste ?" » Ce discours ébranla le cœur De notre imprudent voyageur ; Mais le désir de voir et l'humeur inquiète L'emportèrent enfin.
Page 147 - L'avait loin du vaisseau rejoint sur le rivage. « Le sort, dit le vieillard, n'est pas toujours de fer. Je vous salue, enfants venus de Jupiter; Heureux sont les parents qui tels vous firent naître! Mais venez, que mes mains cherchent à vous connaître; Je crois avoir des yeux. Vous êtes beaux tous trois. Vos visages sont doux, car douce est votre voix. Qu'aimable est la vertu que la grâce environne!
Page 148 - Car jadis, abordant à la sainte Délos, Je vis près d'Apollon, à son autel de pierre, Un palmier, don du ciel, merveille de la terre3. Vous croîtrez, comme lui, grands, féconds, révérés, Puisque les malheureux sont par vous honorés.
Page 148 - Des marchands de Cymé m'avaient pris avec eux. J'allais voir, m'éloignant des rives de Carie, Si la Grèce pour moi n'aurait point de patrie Et des dieux moins jaloux et de moins tristes jours, Car jusques à la mort nous espérons toujours. Mais pauvre, et n'ayant rien pour payer mon passage, Ils m'ont, je ne sais où, jeté sur le rivage.
Page 152 - Lorsque, les yeux baissés, je passe sans les voir, Doutent si je ne suis qu'une simple mortelle, Et, me suivant des yeux, disent :
Page 27 - Tout à l'heure annonçait malheur à quelque oiseau. Je ne songerai plus que rencontre funeste, Que faucons, que réseaux. Hélas! dirai-je, il pleut: Mon frère at-il tout ce qu'il veut. Bon soupe, bon gîte et le reste?
Page 142 - Tombe, tombe, feuille éphémère ! Voile aux yeux ce triste chemin ; Cache au désespoir de ma mère La place où je serai demain. Mais vers la solitaire allée . Si mon amante désolée Venait pleurer quand le jour fuit, Eveille par ton léger bruit Mon ombre un instant consolée.

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