Les dernières années de La Fayette, 1792-1834

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C. Lévy, 1893 - France - 431 pages
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Page 112 - Sa majesté l'empereur et roi me fait l'honneur de me signifier que les principes que je professe , étant incompatibles avec la sûreté du gouvernement autrichien, elle ne veut pas que je puisse rentrer dans ses états, sans sa permission spéciale. Il est des devoirs auxquels je ne puis me soustraire. J'en ai envers les États-Unis.
Page 236 - La Chambre se déclare en permanence. Toute tentative pour la dissoudre est un crime de haute trahison; quiconque se rendrait coupable de cette tentative sera traître à la patrie et sur-le-champ jugé comme tel.
Page 235 - Messieurs, dit-il, du ton digne et calme qui lui était propre, lorsque pour la première fois, depuis bien des années, j'élève une voix que les vieux amis de la liberté reconnaîtront encore, je me sens appelé à vous parler des dangers de la patrie que vous seuls avez, à présent, le pouvoir de sauver.
Page 202 - La Fayette! il n'a jamais reculé d'une ligne. Vous le voyez tranquille; eh bien! je vous dis, moi, qu'il est tout prêt à recommencer.
Page 367 - J'ai accepté avec dévouement et avec joie les devoirs qui me sont confiés, et, de même qu'en 1789, je me sens fort de l'approbation de mes honorables collègues, aujourd'hui réunis à Paris. Je ne ferai point de profession de foi : mes sentiments sont connus. La conduite de la population parisienne, dans ces derniers jours d'épreuve, me rend plus que jamais fier d'être à sa tête. La liberté triomphera, ou nous périrons ensemble.
Page 391 - Quelques rapports de parenté et de bons procédés ne m'avaient pas meuve conduit jusqu'à l'entrée du Palais-Royal, et néanmoins je savais comme tout le monde qu'il y avait dans cette famille des vertus domestiques , des goûts simples, peu d'ambition, et un sentiment français auquel l'Empereur lui-même avait rendu justice. Je me...
Page 189 - ... distinguais pas de ma propre existence. Elle avait quatorze ans et moi seize, lorsque son cœur s'amalgama à tout ce qui pouvait m'intéresser. Je croyais bien l'aimer, avoir besoin d'elle, mais ce n'est qu'en la perdant, que j'ai pu démêler ce qui reste de moi pour la suite d'une vie qui avait paru livrée à tant de distractions, et pour laquelle néanmoins il n'ya plus ni bonheur, ni bien-être possible.
Page 382 - Je pense comme vous, répondit le duc d'Orléans; il est impossible d'avoir passé deux ans en Amérique et de n'être pas de cet avis; mais croyez-vous, dans la situation de la France et d'après l'opinion générale, qu'il nous convienne de l'adopter?
Page 16 - MONSIEUR , Je vous crois réellement fanatique de la liberté , et c'est dans ce moment un honneur que je fais à bien peu de personnes. Je n'examine pas si ce fanatisme comme celui de la religion , agit ordinairement contre son objet, mais je ne saurais me persuader qu'un ami zélé des noirs puisse être un suppôt de la tyrannie , et je pense que si le but de votre parti vous passionne , au moins ses moyens vous répugnent.
Page 427 - Si je me suis permis de rappeler des faits personnels , c'est uniquement pour obtenir, je l'avoue, plus de confiance à ce qu'on appellera sans doute des théories , comme Napoléon disait idéologie. C'est aussi pour séparer une fois de plus la cause sacrée de la liberté d'avec les hérésies qui la dénaturent , les excès qui l'ont retardée , les crimes qui l'ont profanée et les...

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