Un agent politique a l'armée des Alpes: correspondance de Pierre Chépy avec le ministre des affaires étrangeres (Mai 1793 Janvier 1794)

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F. Allier, 1894 - France - 411 pages
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Page 197 - ... mains de vos ennemis l'arme qu'ils emploient contre vous. Je demande que vous déclariez formellement que la France est en révolution, jusqu'au moment où son indépendance sera reconnue ; que le comité de sûreté générale vous présente une...
Page 11 - Le parti dit modéré n'est qu'un amas de monopoleurs, de suppôts de la chicane, d'égoïstes, de royalistes surtout. Le royalisme est ici la maladie régnante.... Je ne crains point de le dire, telle est la ville de Lyon que, si les Piémontais ou les révoltés étaient à ses portes, elle les ouvrirait comme Loudun, Verdun ou Longwy.
Page xx - Les impositions ne se perçoivent point. Les tribunaux sont mal organisés, les denrées horriblement chères, le mécontentement général ; la lassitude et la défiance sur la durée de la révolution à leur comble.
Page 96 - Aujourd'hui on paraitrait désirer que je me mélasse ouvertement des querelles qui existent entre le département et les représentants près cette armée. Citoyens, je n'entends rien à ces tracasseries-là. Je connais mes devoirs, mes serments, mais il m'est bien dur de m'entendre menacé (sic) de suspension. » (Wallon, op. et loc. cit.) 3 Les représentants du peuple n'avaient qu'une pensée : laisser le champ libre 'aux Piémontais et employer toutes les troupes de l'armée des Alpes contre...
Page 25 - Gorani fut un des plus exaltés défenseurs de l'indépendance genevoise et, quant à Chépy, il écrivit à Le Brun, le 28 mai 1793 : Ministre, Aux termes de mes instructions, je me suis d'abord attaché à connaître l'opinion des Genevois sur la réunion de leur République à la France et la force du parti qui pouvait la désirer. J'ai vu que l'indépendance était l'idole de ce peuple commerçant; j'ai vu qu'il s'intéressait à la Révolution française, comme devant consolider les fonds publics,...
Page 2 - Il se rappellera qu'il faut quelquefois paraître se prêter aux faiblesses et aux préjugés d'un peuple simple et ignorant ; que le brusquer dans ses habitudes est le moyen de les lui rendre plus chères et d'éloigner sa régénération ; qu'il faut l'éclairer pour le convertir ; et que nulle conversion ne s'opère que par la persuasion. Le citoyen Chépy cherchera à mettre à profit le voisinage dans lequel il va se trouver du Piémont. Il se procurera des intelligences dans cette partie de...
Page lxxii - Turin, ses espérances, ses projets et ses moyens d'exécution. Ils devront l'informer si la Cour a pour elle le peuple; si le peuple et les troupes piémontaises s'accordent avec les troupes autrichiennes; si la Cour tient toujours au projet de rentrer en Savoie; si elle serait éloignée d'accepter une autre province en compensation de celle-ci et du comté de Nice ; enfin, si l'état des finances de cette Cour lui permet de soutenir longtemps encore la dépense que lui occasionne la guerre. Le...
Page 361 - Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
Page 152 - Lyon, aucun n'a voulu marcher. « Les municipalités campagnardes, très atteintes de la maladie du fédéralisme, ont affecté de donner de très mauvais logements aux troupes et surtout à celles de réquisition. Plusieurs ont refusé l'inscription volontaire des patriotes dont le zèle excédoit le contingent assigné 2.

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