Portraits et biographies

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A. Lacroix, 1865 - 420 pages
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Popular passages

Page 312 - Elle entendait, de son grabat, les crieurs publics qui colportaient le récit du meurtre dans les rues , et les hurlements de la foule qui souhaitait mille morts à l'assassin. Charlotte ne prenait pas cette voix du peuple pour l'arrêt de la postérité. A travers l'horreur qu'elle inspirait, elle pressentait l'apothéose. Dans cette pensée, elle écrivit au comité de sûreté générale : « Puisque j'ai encore quelques » instants à vivre, pourrais-je espérer, citoyens, que » vous me permettrez...
Page 389 - Pardonne-moi, cher enfant , jeune et tendre fille dont la douce image pénètre mon cœur maternel, étonne mes résolutions. Ah! sans doute je ne t'aurais jamais enlevé ton guide, s'ils avaient pu te le laisser : les cruels! ont-ils pitié de l'innocence?
Page 332 - Au moment où elle monta sur la charrette pour aller au supplice, un orage éclatait sur Paris. Les éclairs et la pluie ne dispersèrent pas la foule qui encombrait les places, les ponts, les rues sur la route du cortége.
Page 356 - A force de ne considérer que la félicité de mon partner, je m'aperçus qu'il manquait quelque chose à la mienne. Je n'ai pas cessé un seul instant de voir dans mon mari l'un des hommes les plus estimables qui existent , et auquel je pouvais m'honorer d'appartenir ; mais j'ai senti souvent qu'il manquait entre nous de parité ; que l'ascendant d'un caractère dominateur, joint à celui de vingt années plus que moi, rendait de trop l'une de ces deux supériorités.
Page 314 - poursuivaitelle, « que le comité de salut public avait interrogé » les voyageurs. Je soutins d'abord que' je ne les » connaissais pas , afin de leur éviter le désagrément » de s'expliquer. Je suivais en cela mon oracle » Raynal , qui dit qu'on ne doit pas la vérité à ses » tyrans. C'est par la voyageuse qui était avec moi » qu'ils ont appris que je vous connais et que j'avais
Page 314 - Au reste, on n'est guère content de n'avoir qu'une femme sans conséquence à offrir aux mânes du grand homme. Pardon, ô hommes! ce nom déshonore votre espèce : c'était une bête féroce qui allait dévorer le reste de la France par le feu de la guerre civile. Maintenant, vive la paix!
Page 317 - Je le crois cependant assez bon citoyen pour se consoler par l'espoir de la paix. Je sais combien il la désire et j'espère qu'en la facilitant j'ai rempli ses vœux. Si quelques amis demandaient communication de cette lettre, je vous prie de ne la refuser à personne.
Page 316 - Je jouis délicieusement de la paix depuis deux jours : le bonheur de mon pays fait le mien ; il n'est point de dévouement dont on ne retire plus de jouissance qu'il n'en coûte à s'y décider.
Page 339 - Jeune encore, belle, rayonnante de génie, mariée depuis quelques années à un homme austère dont l'âge dépassait la maturité, mère d'un premier enfant, madame Roland était née dans cette condition intermédiaire où les familles, à peine émancipées par le travail, sont pour ainsi dire amphibies entre le prolétariat et la bourgeoisie, et retiennent dans leurs mœurs les vertus et la simplicité du peuple, en participant déjà aux lumières de la société.
Page 314 - Quatre membres se trouvèrent à mon premier interrogatoire. Chabot avait l'air d'un fou, l,egendre voulait m'avoir vue le matin chez lui, moi qui n'ai jamais songé à cet homme ; je ne lui crois pas d'assez grands moyens pour être le tyran de son pays, et je ne prétendais pas punir tant de monde.

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