Théâtre de Hrotsvitha, religieuse allemande du XXème siècle: traduit pour la première fois en français avec le texte latin revu sur le manuscrit de Munich

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Benjamin Duprat, 1845 - 481 pages
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Popular passages

Page xlvi - Shakespeare , le père de la jeune fille et le moine Laurence; dans Callimaque, le mari de la jeune défunte et l'apôtre saint Jean, qui, plus heureux que le franciscain, aura le double pouvoir de ressusciter Drusiana et Callimaque, et de rendre celui-ci à la sagesse, aussi bien qu'à la vie. Ce sont là, il faut l'avouer, des coïncidences de personnages et de situations incontestables, mais qui ne sont, après tout, peut-être que secondaires et accidentelles. Ce qui mérite d'être vraiment...
Page 4 - Unde ego, Clamor Validus Gandeshemensis, non recusavi ilium imitari dictando, dum alii colunt legendo, quo eodem dictationis genere, quo turpia lascivarum incesta feminarum recitabantur, laudabilis sacrarum castimonia virginum iuxta mei facultatem ingenioli celebraretur.
Page lx - Sapho chrétienne , comme la proclamaient à l'envi ses enthousiastes compatriotes du xvie siècle , ne fut pas seulement une merveille pour la Saxe ; elle est une gloire pour l'Europe entière : dans la nuit du moyen âge , on signalerait difficilement une étoile poetique plus pure et plus éclatante.
Page 465 - Des dieux, que nous servons, connais la différence: Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance; Et le mien, quand ton bras vient de m'assassiner, M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.10 ALVARÈS Ah, mon fils!
Page 254 - Maria, laetare; quia non solum, uthactenus, tui coaevi, sed etiam senio iam confecti te adeunt, te ad amandum confluunt. MARIA. Quicumque me diligunt, aequalem amoris vicem a me recipiunt. ABRAHAM. Accede, Maria, et da mihi osculum. MARIA. Non solum dulcia oscula libabo, sed etiam crebris senile collum amplexibus mulcebo.
Page liv - La mère rassemble leurs membres, et, aidée dans ce pieux office par des matrones chrétiennes, elle les enterre à trois milles de Rome. Alors, elle ne forme plus qu'un vœu , celui de mourir en JésusChrist , après avoir achevé sa prière. Elle élève donc son âme vers le ciel dans un hymne magnifique , et exhale sa vie dans cette sublime aspiration. Cette dernière scène, d'un effet religieux et grandiose, rappelle un peu, si j'ose le dire, le dénoûment à
Page 174 - Domine, mei timorem, intende, quem patior dolorem ! Quid mihi, quid agendum sit, ignoro. Si prodidero, civilis per me fiet discordia ; si celavero, insidiis diabolicis sine te refragari nequeo. lube me in te, Christe, ocius mori, ne fiam in ruinam delicato 10 juveni ! Andronichus.
Page xxxviii - Delà un choix de légendes , toutes au fond trèsédifiantes et très-morales , mais qui roulent la plupart sur des aventures propres à alarmer un peu la modestie. Il est juste d'ajouter que , si les sujets traités par Hrotsvitha sont pris ordinairement dans un ordre de faits et d'idées qui semblent inquiétants pour la pudeur, la plume de la discrète religieuse demeure toujours aussi chaste et aussi réservée que ses intentions sont candides et irréprochables.
Page 305 - Car mieux nous savons par quelle loi admirable Dieu a réglé le nombre, la proportion et l'équilibre de toutes choses , plus, nous brûlons d'amour pour lui.
Page 5 - Une chose, cependant, me rend confuse et me fait souvent monter la rougeur au front, c'est qu'il m'a fallu, par la nature de cet ouvrage, appliquer mon esprit et ma plume à peindre le déplorable délire .des âmes livrées aux amours défendues et la décevante douceur des entretiens passionnés , toutes choses auxquelles il ne nous est pas permis de prêter I oreille.

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