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DE LA

RÉVOLUTION DE FRANCE,

PENDANT LES DERNIÈRES ANNÉES

DU RÈGNE DE LOUIS XVI;

PAR A. F. BERTRAND DE MOLEVILLE;

MINISTRE D'ÉTA T.

DEUXIÈME PARTIE,

Comprenant les années 1791 , 1792 et 1793, jusqu'à

la mort de Louis XVI inclusivement.

Quæque ipse miserrima vidi,
Et quorum pars.

TOME NEUVIÈME.

A P A R IS,
CHEZ GIGUET ET MICHAUD, IMPRIMEURS-LIBRAIRES,

RUE DES BONS-ENPANS, N°, 6.

'AN 10.

(1802.)

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Le roi adopte mon plan pour sa sortie de Paris; madame

de Staël en propose un autre. , Feripentation dans la capitale. Attroupemens séditieux pour se porter ay château; les progrès du désordre multiplient les émi, grations. La inunicipalité fait décréter qu'il ne sera

plus donné de passe-ports pour sortir du royaume , et ; que les bieris des éinigrés seront mis en vente. Adresse

de l'assemblée au roi. Motion de Brissot sur la né. cessité de décider quels sont les différens cas de des chéance, et si le roi s'en est rendu coupable, - L'as+ semblée fait, ouvrir au peuple une porte des Tuileries, - Assassinat de M. Despremenil. - Nouvelles instructions envoyées à Mallet-du-Pan. -Une seconde colonge de Marseillais arrive à Paris. - M. de Lafayette dément les projets contre-révolutionnaires done it étoit accusé. - Manifeste des puissances. Déclaration des princes français.

1':'; .-H.,..,... Plusieurs jours s'étoient écoulés depuis que j'avois adressé mon plan au roi, relativement à son départ'et à celui de la famille royale pour Gaillon;

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et, malgré mes instances souvent réitérées, je n'avois encore reçu aucune réponse définitive de sa majesté, qui me marquoit toujours qu'elle l'examinoit, et qu'elle me feroit connoitre ses intentions. Dans la crainte que ce plan ne parût trop hasardeux , j'avois observé dans la lettre qui l'accompagnoit, qu'ayant de l'adopter, et pendant qu'on disposeroit les préparatifs nécessaires pour son exécution, il seroit prudent d'envoyer en Normandie un officier-général expérimenté et fidèle , qui n'y fût pas connu ;qui, en annonçant le projet d'acheter Gaillon, obtiendroit sans difficulté du département, les ordres nécessaires pour aller voir le château; examineroit sa situation, les moyens de défense dont il étoit susceptible; verroit en quoi consistoient les meubles qui y étoient restés; s'assureroit des moyens d'y faire arriver de Rouen ceux qui seroient nécessaires; sonderoit avec toute l'adresse et la circonspection que les circonstances èxigeoient, les sentimens du département, de la municipalité, du peuple de Rouen et des environs de Gaillon, à l'égard du roi, ainsi que l'esprit des troupes employées dans ce département; et en fendroit le compte le plus exact. Je proposai, pour remplir cette commission, M. Liefort, maréchal-de-camp, dont le roi connoissoit Jes talens et le dévouement; il étoit arrière-petitfils du célèbre Lefort, si comm'en Russie par la confiance et l'amitié dont le Czar Pierre la ho

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